Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire de la culture scientifique en France. Institutions et acteurs
Poirrier Philippe
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364411647
Cet ouvrage collectif vise, dans une perspective historienne, à analyser comment la "culture scientifique" a fait l'objet de politiques publiques en France, depuis une trentaine d'années. Les contributions portent sur le rôle des ministères chargés de la culture scientifique (ministère de la recherche & ministère de la culture), des principales institutions (musées et centres de culture scientifique, technique et industrielle) et acteurs concernés (scientifiques et médiateurs, chercheurs et militants de l'éducation populaire). Les analyses menées confirment la rupture des années 1980 : l'hybridation militante des années 1970, perceptible aussi bien chez quelques chercheurs qui souhaitent faire descendre la science dans la rue que chez les militants de l'éducation populaire qui défendent l'idée de loisirs scientifiques, laisse la place à un processus d'institutionnalisation et de professionnalisation, fortement soutenu par les pouvoirs publics. La CSTI devient un instrument des politiques publiques ; fait l'objet de programmes portés par différents ministères ; s'incarnent dans des institutions spécifiques. Mettre les sciences en culture s'affiche comme une priorité.
Des lendemains de la Seconde guerre mondiale à l'implosion de l'Empire soviétique, la culture, à l'échelle du monde occidental, Etats-Unis et Europe occidentale, enregistre de profondes mutations liées notamment aux évolutions technologiques. La montée en puissance des industries culturelles et des médias de masse — radio et cinéma ; la télévision surtout — interfère sur la création, la circulation et l'appropriation des formes et objets culturels. Le plus grand nombre, non sans écarts dans le temps et dans l'espace, en fonction de son origine sociale aussi, a désormais accès á la culture. Chaque question, traitée par un spécialiste reconnu, prend la forme d'un texte de synthèse et d'un dossier documentaire de trois à quatre documents. De Bob Dylan à Pink Floyd, du livre de poche à la bande dessinée, des festivals aux grandes foires de l'art contemporain, de la censure politique aux politiques culturelles, de l'américanisation au So(t Poees des principales puissances, de la Beatlemania à la Californie des Hippies, du sport au patrimoine, c'est une quarantaine de dossiers que les auteurs proposent d'arpenter pour mieux appréhender la diversité des cultures du monde occidental. L'ouvrage s'adresse aux étudiants des Universités (Histoire, Histoire des arts, Sciences sociales, Lettres, Info-Cote...), des Classes préparatoires aux grandes Ecoles, des Instituts d'études politiques et des écoles de journalisme. sera également très utile aux enseignants des collèges et des lycées qui doivent aborder ces questions.
Ce volume a l'ambition de valoriser les résultats de recherches en cours et à en promouvoir une appropriation par un large public. Les thématiques choisies relèvent d'une histoire culturelle au sens large. Deux entrées sont privilégiées : comment les acteurs, essentiellement des mondes de l'art et de la culture, ont-ils vécu, à l'arrière comme au front, la Grande Guerre ? Comment la culture matérielle, notamment les artefacts et objets culturels, a-t-elle été marquée par ce conflit ? Ces deux approches ne sont évidemment pas opposées : elles sont complémentaires et permettent, en déclinant des méthodologies différentes et en articulant des échelles variées, de mieux saisir la place des mondes de la culture dans la Grande Guerre. Artistes plasticiens, écrivains, journalistes, musiciens, scientifiques, sportifs et urbanistes participent de ces sociétés en guerre. Le langage des poilus, les chansons, les patrimoines et la "culture visuelle" - qui se matérialise sous des formes très diverses - portent l'empreinte de la Grande Guerre. Pour chaque expression culturelle, les auteurs proposent une histoire qui souligne les modalités de la reproduction, les formes de la circulation et les caractéristiques de la réception.
Les politiques culturelles mises en ?uvre par l'Etat et les collectivités territoriales depuis la création du ministère de la Culture par André Malraux au début des années 1960, ont suscité au cours des dernières décennies de multiples débats. Voici une anthologie de textes rédigés depuis 1955 sur le sujet et cités dans leur intégralité. Ils proviennent de sources très diverses : discours de politiques, mémoires d'administrateurs culturels, réflexions d'universitaires ou de militants... L'auteur, dans son introduction, explicite et justifie sa sélection et la replace dans une utile perspective chronologique.
C?est au cours des années 1960 qu?est née la notion de politique publique de la culture en France, au niveau national comme au niveau local. Certes la vision de Malraux ainsi que la dynamique de la planification ont alors fait avancer la réflexion sur les politiques culturelles et leur mise en route. Mais de façon concomitante, en Avignon, Jean Vilar organisait durant chaque festival, de 1964 à 1970, des " Rencontres " où il invitait une quarantaine de personnalités ? artistes, professionnels, élus, administrateurs et chercheurs ? pour repérer les questions de fond qu?il fallait poser pour construire des politiques cohérentes : " Culture et État " en 1964, " Culture et École " en 1965, " Culture et Région " en 1966, " Culture et Ville " de 1967 à 1970. Les comptes rendus de ces Rencontres n?avaient jamais été publiés et restaient dispersés. Philippe Poirrier, maître de conférences à l?université de Bourgogne ? spécialisé dans l?histoire des politiques culturelles locales ? et le Comité d?histoire du ministère de la culture et de la communication tombèrent d?accord pour juger fondateurs ces débats et décider de les publier en l?état. La large introduction de Philippe Poirrier, les témoignages qu?il a suscités, les index qu?il a élaborés font de la publication de ces comptes rendus, curieusement actuels et profondément féconds pour la réflexion sur les politiques culturelles, un ouvrage de référence.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.