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Susan Sontag. A l'avant-garde de la sensibilité
Poirier Nicolas
MICHALON
12,00 €
Épuisé
EAN :9782347003234
Critique, essayiste, romancière et cinéaste, Susan Sontag (1933-2004) a toujours pensé d'une manière ouverte et polémique. Empruntant diverses formes, son oeuvre doit se lire comme une tentative pour relire de manière radicale les rapports que le sujet entretient avec le monde à travers les images et les mots. De ses premiers textes critiques jusqu'à son dernier essai Devant la douleur des autres, en passant par sa réflexion sur la photographie ou sur la maladie, ses écrits expriment la tension entre notre désir d'atteindre le réel dans son immédiateté et la conscience des pouvoirs de l'art pour nous donner à comprendre ce que nous sommes. A la fois plongée dans les aspects théoriques de l'oeuvre de Sontag et exploration de sa dimension intime, cet ouvrage nous montre ce qui, dans cette expérience singulièrement moderne, peut nous servir à nous orienter politiquement et esthétiquement dans l'existence.
Auteur d'une oeuvre philosophique considérable, Cornelius Castoriadis (1922-1997) est une figure marquante de la pensée contemporaine. Après avoir défendu dans le cadre du groupe Socialisme ou Barbarie le projet révolutionnaire d'une société auto-gérée qui s'appuyait sur une critique sans concessions de l'imposture stalinienne, Castoriadis allait rompre avec la pensée de Marx auquel il reprochait son déterminisme, pour repenser l'histoire des hommes et la possibilité de l'émancipation sociale à partir de la notion d'imaginaire créateur. L'imagination - conçue de manière radicale comme institution de déterminations nouvelles - devait permettre à Castoriadis de donner son sens véritable au projet d'autonomie, par la considération finalement occultée chez Marx que ce sont les hommes eux-mêmes qui créent leur propre histoire.
Si, aujourd'hui, la démocratie fait, encore et toujours, question, peu d'oeuvres comparables à celles de Cornelius Castoriadis (1922-1997) et de Claude Lefort (1924-2010) permettent de circonscrire avec plus de profondeur et de radicalité ce questionnement. Sous les regards de la philosophie, de la sociologie, de l'histoire et de la science politique, cet ouvrage propose d'interroger le travail de réflexion entrepris par ces deux grandes figures de la philosophie politique contemporaine à la fois en commun, dans le cadre de Socialisme ou Barbarie, puis de manière indépendante par la suite. Pour l'essentiel, le travail de Castoriadis et de Lefort aura principalement consisté à redonner sens à la notion de démocratie, que l'on ne doit pas entendre uniquement en tant que régime et institution politique, ou même en tant que réalité sociologique, mais bien plutôt en tant qu'expérience par laquelle les hommes s'emploient à transformer les conditions de leur existence commune. Si les convergences entre ces auteurs sont profondes, des différences se marquent aussi entre une pensée de la démocratie comme auto-institution explicite de la société et une conception de l'agir démocratique soucieuse de mettre avant tout l'accent sur le fait de la division sociale, et suggérant davantage de contester le pouvoir, en revendiquant contre lui des droits, qu'à chercher à en démocratiser l'exercice effectif Pour autant, l'un comme l'autre invitent à envisager la perspective de l'émancipation à la manière d'un processus conflictuel dont il est impossible de connaître le terme et qui n'a d'autre fondement que le désir de liberté.
Cet ouvrage, tiré d'une thèse de doctorat en archéologie soutenue à l'université François-Rabelais de Tours, a pour objectif de restituer les étapes de la construction d'une micro-région du Berry par les sociétés de la Protohistoire à l'époque contemporaine. La combinaison de la micro-échelle spatiale et du temps long constitue l'originalité de l'approche et favorise un meilleur repérage des ruptures et des continuités dans l'occupation du sol. Mais considérer l'évolution d'un espace dans la longue durée implique la nécessité de traiter plusieurs sources différentes: données archéologiques, sources textuelles et planimétriques, données environnementales. Sur le plan méthodologique, cette approche est l'occasion de définir des outils aptes à étudier les dynamiques de l'occupation du sol de manière diachronique et à favoriser les comparaisons micro-régionales, notamment par la mise en oeuvre de modélisations statistiques et spatiales au sein d'un système d'information géographique. Ainsi, la comparaison des évolutions observées dans la microrégion étudiée avec d'autres études de cas, ainsi que sa restitution au sein d'un contexte régional élargi au Berry antique et médiéval, permet de mesurer tous les apports de l'approche microrégionale à la connaissance des dynamiques de l'occupation du sol, en dégageant les tendances communes des particularismes locaux.
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.
Comment retrouver le pouvoir du coeur ? Comment se reconnecter à son énergie féminine ? De son enfance misérable en Pologne à son activité de coach pour femmes en passant par son apprentissage auprès de Tony Robbins, Severyna Jaunasse a traversé de nombreuses épreuves avant de devenir la femme rayonnante qu'elle est aujourd'hui. Toutes ces épreuves l'ont conduite à vivre, l'une après l'autre, les étapes essentielles à la guérison et la libération : résilience, lâcher-prise, pardon - autant de termes qui nous sont familiers sans que nous sachions pourtant les mettre en pratique. En s'adressant directement aux femmes, Severyna Jaunasse leur offre un livre simple et lumineux, tout au long duquel ses conseils bienveillants, des outils pratiques et des petits exercices quotidiens les conduiront avec douceur vers leur essence, au coeur de leur énergie. Car c'est en retrouvant le chemin du coeur que les femmes réveilleront cette énergie féminine qui sommeille en chacune d'elles - cette essence sacrée, cette force mystérieuse et indestructible, la plus belle partie créatrice d'une femme.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?