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Le concept de création. La "philosophie négative" de Saint Thomas d'Aquin
Pieper Joseph ; Putallaz François-Xavier
AD SOLEM
16,85 €
Épuisé
EAN :9782940402311
Une contradiction semble au coeur de la pensée thomiste: Thomas d'Aquin soutient que l'essence des choses n'est pas compréhensible mais en même temps il défend un réalisme de la connaissance assurant à cette dernière l'accès jusqu'à l'essence. Comment concilier les éléments de ce paradoxe? Josef Pieper maintient simultanément ces deux affirmations en montrant qu'elles s'appellent mutuellement et s'éclairent l'une l'autre. C'est parce que l'intelligence humaine pénètre jusqu'à l'essence qu'elle ne peut la comprendre. Pour Josef Pieper, cet "apophatisme" philosophique trouve son origine dans le concept de création. "Il est une idée fondamentale et implicite qui détermine presque tous les concepts-clefs de la vision du monde de Thomas d'Aquin: l'idée de création, et aussi l'idée que le fait d'être créée détermine entièrement la structure interne de la créature". Telle est la texture intime du mystère des choses dans leur rapport à notre connaissance. L'intelligence humaine s'en nourrit, y pénètre, et plus elle y pénètre, plus elle se découvre enveloppée de mystère. Plus l'ordinaire apparaît extraordinaire. Mais pour le voir, nous rappelle Josef Pieper, anticipant ici l'enseignement de Benoît XVI, il faut la lumière de la foi, qui seule ouvre la raison à sa pleine capacité de connaissance.
Qu'est-ce que le loisir ? Quel sens peut-il avoir aujourd'hui, dans notre société consommatrice de divertissement ? Platon et Aristote ont toujours vu dans le loisir, au sens de la skholè grecque (l'otium latin), un temps consacré à ce qui était pour eux la plus noble activité de l'homme : la contemplation du monde et des dieux. Ecrit au sortir de la guerre, alors que l'Europe était à reconstruire, cet essai met en lumière la nature véritable du loisir et sa part indispensable dans l'élaboration d'une société respectueuse de la personne humaine et de ses aspirations les plus profondes. Dans un monde qui a fait du travail lui-même un culte, face aux falsifications modernes du loisir avec ses jours de fête artificiels fabriqués par les pouvoirs publics, Josef Pieper rappelle que c'est uniquement au sein du temps de fête que l'essence du loisir peut se déployer et s'accomplir. Séparé du domaine du culte, de sa célébration et de sa force de rayonnement, le loisir ne peut pas plus éclore que la fête: sans lien avec le culte, le loisir devient oiseux et le travail inhumain.Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.
Preuss Gunter ; Georges Anne ; Pieper Christiane ;
Résumé : Chez les Bochimans d'Afrique, la chaleur est accablante cette année : la soif torture hommes et bêtes... sauf les babouins. Par quel mystère sont-ils les seuls à ne pas souffrir de la canicule ? Pour découvrir leur secret et sauver son peuple, le jeune Bo décide de s'aventurer sur leur territoire. Mais le désert du Kalahari peut être impitoyable...
Dans la vie chrétienne plus qu'ailleurs, le "Je crois" et le "Je t'aime" sont inséparables. Dans ce traité philosophique sur la foi, Josef Pieper nous fait prêter une oreille plus attentive à la lettre du Credo. Nous ne disons pas: "Je crois que Dieu existe", mais: "Je crois en Dieu - Credo in unum Deum". La tournure grammaticale en latin désigne un mouvement, un élan, en l'occurrence une tension amoureuse. Les articles de foi n'ont pas leur finalité en eux-mêmes: ils sont là pour articuler notre vie à ce Dieu dont les dogmes nous esquissent les linéaments, dont Jésus nous dévoile le visage. Comme le souligne Pieper: "Si l'on demandait à un véritable croyant:"Que crois-tu en fait?"; celui-ci n'aurait pas tant à détailler un quelconque contenu qu'à désigner - faisant ainsi preuve d'une grande précision - celui qui se porte garant, et à répondre:"Je crois ce que dit celui-là"". De par ce fondement, qui est relation à une personne plus que compréhension d'une thèse, la foi des simples peut rejoindre et même dépasser celle des plus subtils théologiens: ceux-ci savent mieux articuler le détail du contenu; ceux-là empêchent que ce détail tourne à la planche d'anatomie. La foi des simples nous prévient contre la foi morte, qui préfère la dissection du cadavre à la proximité du Corps vivant. Elle nous rappelle que les idées sont au service des visages, et non l'inverse.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.