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Le loisir, fondement de la culture
Pieper Josef ; Schumacher Bernard N.
AD SOLEM
14,60 €
Épuisé
EAN :9782884820578
Qu'est-ce que le loisir ? Quel sens peut-il avoir aujourd'hui, dans notre société consommatrice de divertissement ? Platon et Aristote ont toujours vu dans le loisir, au sens de la skholè grecque (l'otium latin), un temps consacré à ce qui était pour eux la plus noble activité de l'homme : la contemplation du monde et des dieux. Ecrit au sortir de la guerre, alors que l'Europe était à reconstruire, cet essai met en lumière la nature véritable du loisir et sa part indispensable dans l'élaboration d'une société respectueuse de la personne humaine et de ses aspirations les plus profondes. Dans un monde qui a fait du travail lui-même un culte, face aux falsifications modernes du loisir avec ses jours de fête artificiels fabriqués par les pouvoirs publics, Josef Pieper rappelle que c'est uniquement au sein du temps de fête que l'essence du loisir peut se déployer et s'accomplir. Séparé du domaine du culte, de sa célébration et de sa force de rayonnement, le loisir ne peut pas plus éclore que la fête: sans lien avec le culte, le loisir devient oiseux et le travail inhumain.Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.
Résumé : Isolé de sa famille lors d'un orage violent et chassé par des singes à coup de noix de coco, un éléphanteau rencontre des buffles et devient copain de jeu avec un de leurs petits. Mais soudain, le troupeau se met à détaler : serait-ce de sa faute ? Lorsqu'il se retrouve face à un tigre, le bébé éléphant est sidéré. Heureusement, un buffle le tire de ce mauvais pas. Adopté par le troupeau, l'éléphant devenu adulte aide ses amis en les douchant, en leur cueillant des feuilles fraîches et... en effrayant les tigres. Un jour, de l'autre côté du fleuve, il voit un troupeau d'éléphants. Va-t-il les rejoindre ? Même s'il ne sait pas meugler et que son nez est très long, la réponse est simple : il choisit de rester un buffle ! Pour les 3/6 ans.
Preuss Gunter ; Georges Anne ; Pieper Christiane ;
Résumé : Chez les Bochimans d'Afrique, la chaleur est accablante cette année : la soif torture hommes et bêtes... sauf les babouins. Par quel mystère sont-ils les seuls à ne pas souffrir de la canicule ? Pour découvrir leur secret et sauver son peuple, le jeune Bo décide de s'aventurer sur leur territoire. Mais le désert du Kalahari peut être impitoyable...
Cet ouvrage rassemble 16 articles traduits en français du philosophe allemand Josef Pieper (1904-1997), permettant de faire connaître sa pensée au public francophone. Il aborde une série de questions contemporaines telle que la valeur intrinsèque du loisir et sa relation avec le monde global du "travail" ; la signification de la fête ; le fondement rationnel de l'espérance en lien avec une philosophie de l'histoire ; la relation entre la foi et la raison dans une société séculière ; la légitimité de la tradition ; comme aussi des apports de la pensée de Platon et de Thomas d'Aquin.
Une contradiction semble au coeur de la pensée thomiste: Thomas d'Aquin soutient que l'essence des choses n'est pas compréhensible mais en même temps il défend un réalisme de la connaissance assurant à cette dernière l'accès jusqu'à l'essence. Comment concilier les éléments de ce paradoxe? Josef Pieper maintient simultanément ces deux affirmations en montrant qu'elles s'appellent mutuellement et s'éclairent l'une l'autre. C'est parce que l'intelligence humaine pénètre jusqu'à l'essence qu'elle ne peut la comprendre. Pour Josef Pieper, cet "apophatisme" philosophique trouve son origine dans le concept de création. "Il est une idée fondamentale et implicite qui détermine presque tous les concepts-clefs de la vision du monde de Thomas d'Aquin: l'idée de création, et aussi l'idée que le fait d'être créée détermine entièrement la structure interne de la créature". Telle est la texture intime du mystère des choses dans leur rapport à notre connaissance. L'intelligence humaine s'en nourrit, y pénètre, et plus elle y pénètre, plus elle se découvre enveloppée de mystère. Plus l'ordinaire apparaît extraordinaire. Mais pour le voir, nous rappelle Josef Pieper, anticipant ici l'enseignement de Benoît XVI, il faut la lumière de la foi, qui seule ouvre la raison à sa pleine capacité de connaissance.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine