Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la foi
Pieper Josef ; Hadjadj Fabrice
AD SOLEM
26,95 €
Épuisé
EAN :9782940402724
Dans la vie chrétienne plus qu'ailleurs, le "Je crois" et le "Je t'aime" sont inséparables. Dans ce traité philosophique sur la foi, Josef Pieper nous fait prêter une oreille plus attentive à la lettre du Credo. Nous ne disons pas: "Je crois que Dieu existe", mais: "Je crois en Dieu - Credo in unum Deum". La tournure grammaticale en latin désigne un mouvement, un élan, en l'occurrence une tension amoureuse. Les articles de foi n'ont pas leur finalité en eux-mêmes: ils sont là pour articuler notre vie à ce Dieu dont les dogmes nous esquissent les linéaments, dont Jésus nous dévoile le visage. Comme le souligne Pieper: "Si l'on demandait à un véritable croyant:"Que crois-tu en fait?"; celui-ci n'aurait pas tant à détailler un quelconque contenu qu'à désigner - faisant ainsi preuve d'une grande précision - celui qui se porte garant, et à répondre:"Je crois ce que dit celui-là"". De par ce fondement, qui est relation à une personne plus que compréhension d'une thèse, la foi des simples peut rejoindre et même dépasser celle des plus subtils théologiens: ceux-ci savent mieux articuler le détail du contenu; ceux-là empêchent que ce détail tourne à la planche d'anatomie. La foi des simples nous prévient contre la foi morte, qui préfère la dissection du cadavre à la proximité du Corps vivant. Elle nous rappelle que les idées sont au service des visages, et non l'inverse.
L'attitude du chrétien face à l'histoire est double. D'un côté il doit se préparer à la "fin des temps", c'est-à-dire à l'avènement de l'Antichrist ; de l'autre, et en dépit des circonstances dramatiques qui entoureront cet avènement, il ne doit pas séparer "espérance et histoire". Pour Josef Pieper, ce paradoxe constitue l'ethos authentique du christianisme. Pourquoi faut-il aimer le monde et son histoire ? Parce que l'Antichrist est aussi l'ennemi de la création. C'est pourquoi l'annonce de l'Evangile s'accompagne de la défense de la dignité de l'homme. La "terre nouvelle" attendue veut dire que rien ne sera perdu de ce qu'il y a de bon dans l'histoire. Platon rêvait d'un festin métaphysique auquel participe l'âme comme commensal des dieux, hors de l'histoire. Le chrétien y communie déjà. Non pas dans un "arrière-monde", mais dans la communion eucharistique. Dans cette perspective, les réalisations sécularisées de cette aspiration à une commensalité universelle ("démocratie", "règne de la liberté", "société sans classe") signalent toujours un lien implicite avec l'espérance chrétienne. Mais ce désir peut être dévoyé et devenir le creuset de la société totalitaire de l'Antichrist. Si l'activité du chrétien dans la cité veut être dotée d'une vraie fécondité, elle doit sourdre d'une veille intérieure. Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.
Cet ouvrage rassemble 16 articles traduits en français du philosophe allemand Josef Pieper (1904-1997), permettant de faire connaître sa pensée au public francophone. Il aborde une série de questions contemporaines telle que la valeur intrinsèque du loisir et sa relation avec le monde global du "travail" ; la signification de la fête ; le fondement rationnel de l'espérance en lien avec une philosophie de l'histoire ; la relation entre la foi et la raison dans une société séculière ; la légitimité de la tradition ; comme aussi des apports de la pensée de Platon et de Thomas d'Aquin.
Preuss Gunter ; Georges Anne ; Pieper Christiane ;
Résumé : Chez les Bochimans d'Afrique, la chaleur est accablante cette année : la soif torture hommes et bêtes... sauf les babouins. Par quel mystère sont-ils les seuls à ne pas souffrir de la canicule ? Pour découvrir leur secret et sauver son peuple, le jeune Bo décide de s'aventurer sur leur territoire. Mais le désert du Kalahari peut être impitoyable...
Pieper Josef ; Champollion Claire ; Blanc Pierre ;
Découvrir la pensée de Josef Pieper (1904-1997), c'est mieux comprendre celle de Benoît XVI. Ce professeur allemand fut pour le pape un maître en philosophie. Opposant au régime nazi, et réduit au silence, Pieper connut une consécration universitaire tardive, publiant plus de soixante livres avec une égale connaissance de Platon, d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin. Avec une très grande clarté, Pieper s'interroge dans ce petit livre sur le concept de tradition. Pourquoi tient-il une telle place dans l'Eglise? Parce qu'il est structurant, non seulement pour la religion, mais aussi pour la philosophie et pour l'histoire. Ainsi Pieper met-il en lumière - avec le discernement critique nécessaire - l'accord profond entre le grand mythe platonicien (création, chute, salut et immortalité de l'âme) et la doctrine chrétienne. La tradition n'est donc pas un attachement au passé, mais une « précompréhension » de la vérité, un principe premier, avant la révélation elle-même. Autant le texte de Josef Pieper se lit aisément par sa grande concision, autant les 39 premières pages d'introduction par Kenneth Schmitz s'adressent plus au philosophe et à l'universitaire.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert