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Le concept de tradition
Pieper Josef ; Champollion Claire ; Blanc Pierre ;
AD SOLEM
12,35 €
Épuisé
EAN :9782940402052
Découvrir la pensée de Josef Pieper (1904-1997), c'est mieux comprendre celle de Benoît XVI. Ce professeur allemand fut pour le pape un maître en philosophie. Opposant au régime nazi, et réduit au silence, Pieper connut une consécration universitaire tardive, publiant plus de soixante livres avec une égale connaissance de Platon, d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin. Avec une très grande clarté, Pieper s'interroge dans ce petit livre sur le concept de tradition. Pourquoi tient-il une telle place dans l'Eglise? Parce qu'il est structurant, non seulement pour la religion, mais aussi pour la philosophie et pour l'histoire. Ainsi Pieper met-il en lumière - avec le discernement critique nécessaire - l'accord profond entre le grand mythe platonicien (création, chute, salut et immortalité de l'âme) et la doctrine chrétienne. La tradition n'est donc pas un attachement au passé, mais une « précompréhension » de la vérité, un principe premier, avant la révélation elle-même. Autant le texte de Josef Pieper se lit aisément par sa grande concision, autant les 39 premières pages d'introduction par Kenneth Schmitz s'adressent plus au philosophe et à l'universitaire.
Preuss Gunter ; Georges Anne ; Pieper Christiane ;
Résumé : Chez les Bochimans d'Afrique, la chaleur est accablante cette année : la soif torture hommes et bêtes... sauf les babouins. Par quel mystère sont-ils les seuls à ne pas souffrir de la canicule ? Pour découvrir leur secret et sauver son peuple, le jeune Bo décide de s'aventurer sur leur territoire. Mais le désert du Kalahari peut être impitoyable...
Pieper Josef ; Gandillac Maurice de ; Blanc Pierre
L'historicisme, à force de nous égarer dans des horizons sans fin, nous interdit de retrouver le chemin de chez nous. C'est ce que montre, avec une audace toute philosophique, Josef Pieper, en présentant son interprétation de la "divine folie", theia mania, du Phèdre. Le propos est aussi modeste que la taille du livre, l'auteur ne nous offrant que ses "réflexions sur le Phèdre de Platon"; pourtant, il s'agit là d'une attaque en règle contre une autre manie, celle des érudits de notre époque, qui consiste à ne trouver dans les textes du passé que ce qui ne nous parle plus puisque notre perspective sur le monde a changé. On ne s'intéresse plus au sens de l'?uvre, un sens qui ne peut être que présent dés lors qu'il révèle un sens éternel à un homme éternel. Que pourrions-nous sentir en effet d'un parfum évanoui dont il ne reste que l'alcool? Toute la grandeur du platonisme, et au-delà de lui, de la philosophie, est là. Dévoiler une présence au c?ur de cette absence creusée par le temps, par la grâce de l'anamnèse de ce qui dépasse en nous l'humain et que les Grecs qualifiaient justement de "divin". Jean-François Mattéi
Résumé : Si "Dieu est amour" , comme le révèle saint Jean, pour aimer en vérité un être, ne doit-on pas l'aimer en Dieu, dans la source de son être, le sien et le mien ? C'est cette nouveauté du christianisme, entrevue par Platon et éprouvée par de vrais aimants, que veut rendre compréhensible ce livre. Comment aimer en vérité ? Josef Pieper répond : en trouvant bon, magnifique, merveilleux quelque chose tombant sous notre regard (avant tout, bien sur, un visage humain, celui de l'ami, du compagnon de toute une vie ; mais aussi le fait même que nous existions) nous devons devenir conscients que nous accueillons et prolongeons, réellement, le "oui" divin manifesté dans la création, par lequel toute créature "aimée de Dieu" est donc "bonne" . Nous devons joindre notre voix au "oui" créateur et nous allier intérieurement à cet acte d'approbation originel ; autrement dit, aimer celui qui est le "Premier Amant" . Par là, notre propre amour envers les choses et les êtres se transformerait. L'être aimé apparaîtrait soudain comme un être inestimable, qui justement nous est destiné, à nous personnellement et tout exprès, comme un point lumineux dans un tissu de lumière infini. Parmi les grandes figures qui ont éprouvé cette forme d'amour radical pour leur frère en humanité, Josef Pieper s'arrête à la fin du livre sur Mère Teresa de Calcutta, qui la première a mis en pratique cet amour-agapé en tant que prolongement du oui divin dans la création reconnu dans le visage de nos frères. Dans sa préface, Pascal Ide met en lumière l'influence que la pensée de Joseph Pieper a exercée sur Benoît XVI.
Cet ouvrage rassemble 16 articles traduits en français du philosophe allemand Josef Pieper (1904-1997), permettant de faire connaître sa pensée au public francophone. Il aborde une série de questions contemporaines telle que la valeur intrinsèque du loisir et sa relation avec le monde global du "travail" ; la signification de la fête ; le fondement rationnel de l'espérance en lien avec une philosophie de l'histoire ; la relation entre la foi et la raison dans une société séculière ; la légitimité de la tradition ; comme aussi des apports de la pensée de Platon et de Thomas d'Aquin.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.