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De l'amour
Pieper Josef ; Ide Pascal
AD SOLEM
17,95 €
Épuisé
EAN :9782940402274
Si "Dieu est amour" , comme le révèle saint Jean, pour aimer en vérité un être, ne doit-on pas l'aimer en Dieu, dans la source de son être, le sien et le mien ? C'est cette nouveauté du christianisme, entrevue par Platon et éprouvée par de vrais aimants, que veut rendre compréhensible ce livre. Comment aimer en vérité ? Josef Pieper répond : en trouvant bon, magnifique, merveilleux quelque chose tombant sous notre regard (avant tout, bien sur, un visage humain, celui de l'ami, du compagnon de toute une vie ; mais aussi le fait même que nous existions) nous devons devenir conscients que nous accueillons et prolongeons, réellement, le "oui" divin manifesté dans la création, par lequel toute créature "aimée de Dieu" est donc "bonne" . Nous devons joindre notre voix au "oui" créateur et nous allier intérieurement à cet acte d'approbation originel ; autrement dit, aimer celui qui est le "Premier Amant" . Par là, notre propre amour envers les choses et les êtres se transformerait. L'être aimé apparaîtrait soudain comme un être inestimable, qui justement nous est destiné, à nous personnellement et tout exprès, comme un point lumineux dans un tissu de lumière infini. Parmi les grandes figures qui ont éprouvé cette forme d'amour radical pour leur frère en humanité, Josef Pieper s'arrête à la fin du livre sur Mère Teresa de Calcutta, qui la première a mis en pratique cet amour-agapé en tant que prolongement du oui divin dans la création reconnu dans le visage de nos frères. Dans sa préface, Pascal Ide met en lumière l'influence que la pensée de Joseph Pieper a exercée sur Benoît XVI.
Qu'est-ce que le loisir ? Quel sens peut-il avoir aujourd'hui, dans notre société consommatrice de divertissement ? Platon et Aristote ont toujours vu dans le loisir, au sens de la skholè grecque (l'otium latin), un temps consacré à ce qui était pour eux la plus noble activité de l'homme : la contemplation du monde et des dieux. Ecrit au sortir de la guerre, alors que l'Europe était à reconstruire, cet essai met en lumière la nature véritable du loisir et sa part indispensable dans l'élaboration d'une société respectueuse de la personne humaine et de ses aspirations les plus profondes. Dans un monde qui a fait du travail lui-même un culte, face aux falsifications modernes du loisir avec ses jours de fête artificiels fabriqués par les pouvoirs publics, Josef Pieper rappelle que c'est uniquement au sein du temps de fête que l'essence du loisir peut se déployer et s'accomplir. Séparé du domaine du culte, de sa célébration et de sa force de rayonnement, le loisir ne peut pas plus éclore que la fête: sans lien avec le culte, le loisir devient oiseux et le travail inhumain.Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.
Un bébé éléphant est perdu, seul dans la forêt. Des buffles, qui passaient par là, l'accueillent et lui font une place dans leur troupeau. Qui est-il, à présent, un éléphant ou un buffle ?Ce conte raconte, avec délicatesse et bonne humeur, l'histoire d'une adoption joyeuse.
Dans la vie chrétienne plus qu'ailleurs, le "Je crois" et le "Je t'aime" sont inséparables. Dans ce traité philosophique sur la foi, Josef Pieper nous fait prêter une oreille plus attentive à la lettre du Credo. Nous ne disons pas: "Je crois que Dieu existe", mais: "Je crois en Dieu - Credo in unum Deum". La tournure grammaticale en latin désigne un mouvement, un élan, en l'occurrence une tension amoureuse. Les articles de foi n'ont pas leur finalité en eux-mêmes: ils sont là pour articuler notre vie à ce Dieu dont les dogmes nous esquissent les linéaments, dont Jésus nous dévoile le visage. Comme le souligne Pieper: "Si l'on demandait à un véritable croyant:"Que crois-tu en fait?"; celui-ci n'aurait pas tant à détailler un quelconque contenu qu'à désigner - faisant ainsi preuve d'une grande précision - celui qui se porte garant, et à répondre:"Je crois ce que dit celui-là"". De par ce fondement, qui est relation à une personne plus que compréhension d'une thèse, la foi des simples peut rejoindre et même dépasser celle des plus subtils théologiens: ceux-ci savent mieux articuler le détail du contenu; ceux-là empêchent que ce détail tourne à la planche d'anatomie. La foi des simples nous prévient contre la foi morte, qui préfère la dissection du cadavre à la proximité du Corps vivant. Elle nous rappelle que les idées sont au service des visages, et non l'inverse.
Résumé : Isolé de sa famille lors d'un orage violent et chassé par des singes à coup de noix de coco, un éléphanteau rencontre des buffles et devient copain de jeu avec un de leurs petits. Mais soudain, le troupeau se met à détaler : serait-ce de sa faute ? Lorsqu'il se retrouve face à un tigre, le bébé éléphant est sidéré. Heureusement, un buffle le tire de ce mauvais pas. Adopté par le troupeau, l'éléphant devenu adulte aide ses amis en les douchant, en leur cueillant des feuilles fraîches et... en effrayant les tigres. Un jour, de l'autre côté du fleuve, il voit un troupeau d'éléphants. Va-t-il les rejoindre ? Même s'il ne sait pas meugler et que son nez est très long, la réponse est simple : il choisit de rester un buffle ! Pour les 3/6 ans.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.