
Avec nous, après nous...
Deux témoins privilégiés de notre époque, qui ont joué un rôle clé dans les événements marquants de notre temps, chacun passionnément attaché à son pays en même temps que décisivement engagé sur la scène internationale, se penchent ici sur notre avenir pour tenter d en déceler les tendances et de suggérer des voies à suivre. Leur immense expérience dans des domaines aussi divers que le gouvernement, l'économie, la science, la médecine, l'éducation, la technologie, ou le business, les incite à un optimisme tempéré de réalisme; ils insistent sur l'importance de ne pas laisser le lourd héritage du passé nous empêcher de croire en un monde où tout est encore possible.Économie du futur, nouveaux matériaux, mondialisation, éducation et formation permanente grâce aux outils informatiques, nanotechnologie, techniques innovantes de culture et de traitement de l'eau, printemps des peuples, expansion de la démocratie mais aggravation des risques qui la menacent avec la prolifération d armes nouvelles, le développement du terrorisme, l'ouverture de nouvelles zones de conflits... tous ces thèmes, et bien d autres, sont abordés avec lucidité et finesse dans ces éclairantes « figures de l'avenir ».
| Nombre de pages | 263 |
|---|---|
| Date de parution | 03/10/2013 |
| Poids | 487g |
| Largeur | 153mm |
| SKU: | 9782917559284 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | No (Out of Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | No (Out of Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782917559284 |
|---|---|
| Titre | Avec nous, après nous... |
| Auteur | Peres Shimon ; Attali Jacques |
| Editeur | BAKER STREET |
| Largeur | 153 |
| Poids | 487 |
| Date de parution | 20131003 |
| Nombre de pages | 263,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Quand l'image relit le texte. Regards croisés sur les manuscrits médiévaux
Hériché-Pradeau Sandrine ; Pérez-Simon MaudLe texte et l'image, qu'ils aient été pensés ensemble ou séparément, coexistent souvent dans les manuscrits médiévaux. Ce recueil, qui réunit 19 contributions d'historiens de l'art ou de spécialistes de la littérature et de l'iconographie médiévales, a pour vocation d'envisager les cas où l'image semble s'opposer au texte, le contredire, en compromettre le sens au point d'en faire naître une nouvelle lecture. Il propose une réflexion sur la question, particulièrement sensible au Moyen Age, de la réception visuelle de l'Antiquité, avant d'offrir une approche plus large de l'image comme indice d'une démonstration - qu'elle soit théologique, intellectuelle, politique -, qui suppose le déploiement de modes d'expression proprement rhétoriques, en accord avec le texte ou s'y opposant. Au-delà des cas particuliers étudiés, dont celui des images pédagogiques, on interrogera pour finir la notion problématique des "erreurs" chez les enlumineurs. Dans le corpus analysé comme dans les méthodes privilégiées, la perspective textuelle et l'analyse iconographique sont ici inséparables l'une de l'autre, grâce à un travail précis sur la tradition écrite et sur la matérialité des manuscrits.ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,00 € -

Combat pour la paix. Mémoires
Peres ShimonLa percée actuelle vers une paix au Moyen-Orient dont Shimon Peres est le maître d'oeuvre _ et qui lui a valu le prix Nobel de la Paix _ constitue le point culminant d'une carrière consacrée à la construction de l'Etat juif et à la recherche d'un équilibre entre les peuples de cette région déchirée par la guerre. En effet, l'histoire de Shimon Peres se confond avec celle de l'Etat d'Israël : nommé directeur du ministère de la Défense par Ben Gourion alors qu'il n'avait pas trente ans, il fut plus tard à l'origine de l'alliance d'Israël avec la France, posa les fondations du complexe militaro-industriel du pays, remit l'armée sur pied après la guerre du Kippour et fut le cerveau de l'opération de sauvetage d'Entebbe. Plus tard encore, devenu Premier ministre, il mit fin à l'engagement d'Israël au Liban et sauva l'économie israélienne du désastre. Portraits d'hommes politiques et de chefs d'Etat, détails restés souvent secrets sur les négociations de paix, anecdotes plus personnelles, ces Mémoires tant attendus offrent un remarquable aperçu de l'histoire en train de se faire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,90 €
Du même éditeur
-
Heartburn
Ephron Nora ; Marion DominiqueExtrait de la préfaceNORA«Vous croyez en Dieu?» «Je crois qu'on ne met jamais trop de beurre dans la purée, et d'ailleurs dans tout. Voilà ce que je crois»...Les mots surgissent, toujours dégainés comme des armes ou glissés comme des caresses: «On dirait qu'il y a plus d'ongleries que d'ongles à New York»; «Ne te marie jamais avec un homme duquel tu n'aimerais pas divorcer»; «Arrêtez de dire dans les livres qu'on est mieux vieux que jeune: quand, même en pleine forme, tu cherches pendant trois heures le nom de la copine avec qui tu as déjeuné la veille, c'est mieux?»Nora est née à New York, elle habitait New York, elle aimait New York en amoureuse passionnée, indulgente, lucide et possessive. Quelques heures avec elle autour d'une pizza géante à la Trattoria del Arte, je retrouvais à chaque voyage la saveur de la ville que j'avais cru encore une fois ne pas reconnaître: tout change sans cesse à New York, chaque coin de rue, chaque magasin, chaque immeuble, restaurant, galerie d'art... Pas Nora.Gourmande mais fine comme une virgule, rapide mais attentive, bavarde mais à l'écoute, un humour en lame de rasoir, un art de la dérision encore plus dévastateur que celui d'accommoder les spare-ribs et le gigot de sept heures qu'elle semblait préparer en cinq minutes. Un calme désarmant au milieu d'un plateau, d'un ouragan, d'une cuisine, elle donnait l'impression que chagrins, paniques ou angoisses n'étaient que matière à défi contre le mauvais sort et surtout prétexte à rire... jusqu'à ce que mort s'ensuive. La scène de l'orgasme simulé de Meg Ryan au milieu des clients d'une cafétéria ébahis dans Quand Harry rencontre Sally restera un des grands fous rires de l'histoire du cinéma.Ses articles dans le New Yorker, ceux de son blog, les thèmes de ses livres, ceux de ses films, de sa pièce L'Amour, la Mort, les Fringues que j'ai eu le bonheur d'adapter en français: la dérision encore, ses obsessions perpétuelles, la panique de l'abandon, la tristesse des omelettes au blanc d'oeuf, la consternation devant ses seins trop petits, l'horreur des rides, la chienlit des héritages, la dégringolade du cou. Elle résumait ainsi les choses qui lui manqueraient le jour où... Ses fils, les pancakes, Nick son mari (le secret du bonheur: un mari italien), lire, le bacon croustillant, Paris, un bon bain chaud, lire encore, Central Park, la tarte aux pommes... Ce qui ne lui manquerait pas: les festivals de films de femmes, les mammographies, les mauvais dîners et les soutiens-gorge...«Je ne ferai plus jamais de film.» «Tu dis ça mais tu verras.» «J'ai décidé que je ne veux plus jamais, mais alors plus jamais! partir en repérages.» La décision encore plus que le beurre était son credo. Et l'humour encore bien sûr, l'art de l'understatement que j'aime tant. C'était notre dernière rencontre. Elle savait ce jour-là... Personne ne savait. Seul Nick savait qu'elle ne ferait plus de film.Heartburn. Comme souvent, le mot anglais pour décrire un problème, en l'occurrence gastrique que nous appelons brûlure d'estomac, est plus poétique et plus séduisant: heartburn, brûlure du coeur, mal au coeur...ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Une belle saloperie
Littell Robert ; Arnaud CécileExtrait Il y a des choses qu'on réussit du premier coup. Moi, c'était à couper des mèches pour piéger les kalachnikovs expédiées à des combattants islamiques indépendants en quête d'un djihad commode. C'était à échanger discrètement des messages avec un intermédiaire dans le bazar de Peshawar. Pour d'autres choses, rien à faire : on a beau recommencer cent fois, on n'y arrive pas mieux. Ce qui explique, je suppose, pourquoi je ne sais toujours pas préparer des oeufs sur le plat sans casser le jaune. Pourquoi je refuse de laisser des messages après le bip. Pourquoi je porte la bonne vieille Bulova à remontage manuel de mon père, plutôt qu'une de ces montres automatiques dernier cri. Pourquoi je repousse le moment de m'attaquer au formulaire 1040 des impôts jusqu'à ce que la comptable québécoise divorcée de Las Cruces vienne me tenir la main. Ma hantise de la semaine, c'est de vérifier le relevé de compte mensuel que m'envoie la caisse d'épargne de Las Cru-ces, là-bas sur la nationale 25. Il m'arrive souvent de rêver que cet engouement pour le carré de plastique à crédit intégré, avec son système du «achetez maintenant, payez plus tard», est comme la longueur de jupe de l'année, et que les adultes consentants finiront forcément par revenir à la raison et au confort palpable du paiement au comptant. Un jour je commis l'erreur de partager ce fantasme avec ma comptable, mais elle se contenta de se retourner dans mon lit et me dispensa une petite leçon sur la façon dont le crédit savonne la planche économique. J'en profitai alors pour lui ressortir la perle de Will Rogers que j'avais pêchée dans Y Albuquerque Times Herald et mise de côté précisément pour ce genre d'occasion, comme quoi l'avis d'un économiste valait sans doute autant qu'un autre. France-Marie ne put rien dire d'autre que touché. Fidèle à elle-même, elle le prononça avec l'accent québécois. Mon autre cauchemar, puisqu'on en parle, c'est la vidange des fosses septiques. Mais quand on vit dans une caravane, ce qui est mon cas, on doit bien finir par s'y coller un jour. J'avais tant tardé qu'on entendait distinctement d'immondes gargouillis dans les entrailles d'il était un toit chaque fois que quelqu'un allait aux toilettes. Avec ça, difficile de s'endormir, et plus encore de rester endormi une fois endormi quand la comptable de Las Cruces s'invitait pour la nuit. Si bien que je m'étais enfin résolu à brancher le tuyau aux canalisations d'égout du camping et, à l'aide d'une clé universelle empruntée à un voisin, cinq mobile homes plus loin, j'avais mis en route ma pompe autoamorçante toute neuve. Quand la fosse s'était vidée en glougloutant, j'avais refermé la canalisation et décroché le tuyau. Après avoir émergé en rampant de sous ma caravane, j'avais traversé six carrés de jardin pour aller rendre la clé à son propriétaire, puis j'étais revenu par la rue pour prendre l'Albuquerque Times Herald du vendredi, ainsi que la pile de prospectus entassés dans ma boîte aux lettres. Je jetais un coup d'oeil à la une - il était question de sénateurs républicains soutenant la construction d'un bouclier antimissiles pour protéger l'Amérique d'une attaque russe improbable - lorsque je remarquai les empreintes de pas dans le sable. Quelqu'un avait descendu le sentier allant de la rue à ma porte. Les empreintes étaient légères, à la surface du chemin sablonneux, comme si elles avaient été laissées par un poids plume, et tournées vers l'extérieur, ce qui faisait penser à une démarche de danseur. En arrivant devant II était un toit, je dézinguai un vol d'insectes kamikazes et, plissant les yeux face à l'impitoyable soleil du Nouveau-Mexique, j'entraperçus une paire de chevilles nues et bien galbées. Chevilles que je saluai respectueusement. «Vous devez être Vendredi», dis-je.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Londres par hasard
Rice Eva ; Leroy-Battistelli MartineTara, adolescente un peu fantasque dont l'enfance a été assombrie par la mort tragique de sa mère, vit avec son père vicaire et ses sept frères et soeurs dans un presbytère de Cornouailles. Quand, lors d'un mariage, elle est remarquée par un producteur de disques pour sa belle voix, sa vie tranquille de jeune provinciale va basculer. Bientôt, accompagnée de sa soeur Lucy - ravissante jeune femme qui brise tous les coeurs mais qui ne rêve que de vieilles pierres -, elle partira pour Londres où elle enregistrera un disque et connaîtra le succès artistique, en même temps que ses premiers amours avec un photographe de mode. Les deux filles seront plongées dans le bouillonnement culturel du Londres des «Swinging sixties». Lucy va même se rapprocher d'un certain chanteur et joueur d'harmonica qui deviendra par la suite l'une des plus grandes icônes de l'histoire du Rock.Dans ce roman «vintage», où les éléments de fiction et de la réalité se croisent et s'entremêlent, l'auteur dresse un tableau saisissant et nostalgique de cette époque, nous immergeant dans l'ambiance survoltée qui accompagnait les débuts des Beatles et des Stones, quand Londres était la capitale de la musique et de la mode. Une foule de personnages singuliers se dresse autour de Tara et de sa soeur, et les intrigues et imbroglios amoureux et familiaux se multiplient. Tara va triompher de bien de mésaventures dans ce roman initiatique plein d'espièglerie et d'humour, teintée de cette petite musique très personnelle qui donne tout son charme aux romans - so British - d'Eva Rice.Eva Rice, auteur d'un essai et de trois autres romans dont un publié en France en 2007, L'Amour comme par hasard, est née et évolue dans une famille de musiciens; elle-même chante et écrit des chansons. Son roman précédent a été finaliste pour les British Book Awards et fut un bestseller en Angleterre à plus de 200 000 exemplaires. Dans ce nouveau roman, sans qu'il s'agisse d'une suite à proprement parler, on retrouve, pour notre plus grand bonheur, certains des personnages du précédent roman, dix ans plus tard.«Dans ce roman, le style vintage émane de chaque page.»Elle«Son quatrième roman est rempli de détails, et richement imagé afin de rendre les scènes éclatantes et recrée les chocs entre l'ancien et le nouveau - musicalement, visuellement, stylistiquement.»Daily Telegraph«The Misinterpretation of Tara Jupp sort cette semaine, et c'est l'émeute. [...] L'écriture d'Eva capture parfaitement l'esprit désinvolte de l'époque»Express«La suite des années 60 et de L'amour comme par hasard d'Eva Rice ne déçoit pas [...] les personnages de Rice sont adorables avec tous leurs défauts et vous allez lire à travers vos larmes.»Weight Watchers Magazine«Une lecture absolument sensationnelle»Marie Claire«Le roman passe de l'exubérance de la maison familiale en Cornouailles à la Chelsea tendance [...] Les pages se tournent toutes seules grâce aux réactions de l'héroïne de Rice, charmante et sympathique [...] Avec de magnifiques maisons, de doux paysages, des fêtes débauchées, des amitiés ébranlées, des secrets, des passions et des coeurs brisés et la scène est prête pour une lecture entraînante. [...] C'est un plaisir de se pelotonner avec The Misinterpretation of Tara Jupp».Daily ExpressÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Requiem pour une révolution. Le grand roman de la Révolution russe
Littell Robert ; Deleuze JulienExtrait New York 1917 Dès que le Juif vit l'insigne doré et argenté, il tenta de refermer la porte, mais l'agent fédéral fut trop rapide pour lui. Il avait déjà fermement enfoncé un de ses richelieus dans l'embrasure. «On ne peut pas dire qu'il soit accueillant, se plaignit le visiteur à son collègue. - On dirait qu'il ne veut pas nous laisser passer», fit le second agent. Le Juif évalua les deux hommes pendant qu'ils entraient. Ils avaient des lèvres minces, des visages typiques du Midwest, portaient des feutres mous et des pardessus bon marché, à martingale, identiques. L'un d'eux laissa entendre qu'il s'appelait Hoover. L'autre ne se présenta pas. Ils remirent leurs badges dans leurs poches et essuyèrent soigneusement leurs chaussures sur le chiffon qui servait de paillasson pour en enlever les traces imaginaires du Lower East Side. Puis, ils suivirent le Juif au travers du couloir étroit où, le long des murs, des piles de livres montaient à mi-corps, jusqu'à la petite pièce donnant sur la cour. Là, celui qui s'appelait Hoover, un jeune homme qui n'avait pas beaucoup plus de vingt ans, sortit un petit carnet à spirale, se mouilla le pouce et le feuilleta jusqu'à la page qu'il cherchait. «Son vrai nom est Alexander Til», dit-il au Juif. Sa voix, rauque, fatiguée, semblait venir du fond de sa large poitrine. «C'est un blanc. Naturalisé américain, d'origine juive russe. Un mètre soixante-seize. Maigre. Début de calvitie. Les yeux verts. Le sujet porte des lunettes et a une cicatrice de huit centimètres derrière l'oreille gauche, résultat d'une blessure reçue alors qu'il résistait à une arrestation pour piquet de grève illégal durant la grève des ouvriers de l'habillement en 1912. Le coup à la tête a diminué l'acuité de son oreille gauche. Il a l'habitude de tendre l'oreille droite vers les gens quand il leur parle. Il s'est parfois déguisé en laissant pousser sa barbe et sa moustache.» Le Juif, qui louait le trois pièces de Hester Street et sous-louait la plus petite, donnant sur la cour, pour joindre les deux bouts, fixa Hoover. «Le nom de Til jusqu'à présent jamais je n'ai entendu, répondit-il prudemment. Le locataire à qui je loue, il m'a dit qu'il s'appelait Rosenstein.» L'autre agent se déplaçait dans la pièce, passant distraitement le bout des doigts sur une table, l'appui de la fenêtre et le dos des livres comme une femme qui soupçonne la présence de poussière. «Est-ce que votre Rosenstein avait une barbe ?» demanda-t-il au Juif sans le regarder. Celui-ci haussa les épaules. «Des barbes, beaucoup de gens ici ont. - Est-ce qu'il était sourd d'une oreille ? - Je lui ai jamais assez parlé pour remarquer.» L'agent se tourna pour fixer le Juif. «Depuis combien de temps est-il parti ?» - Quatre, peut-être cinq jours. - Pourquoi est-il parti ? - Il est parti, c'est tout ce que je sais. - Il n'a pas dit où il allait ? - Non. - Et, naturellement, vous ne savez pas où nous pourrions le trouver ? - C'est correct. Je ne sais pas. - Vous êtes étranger aussi, n'est-ce pas ? Mentir à des agents du FBI en mission pourrait vous coûter cher. - Je ne sais pas où il est», insista le Juif, têtu. Son fils de douze ans entra dans la pièce. Le garçon, comme la plupart des enfants des quartiers ouvriers, puait le kérosène ; on lui en mettait tous les jours sur le cou, les poignets et les chevilles pour éviter les poux. Il se plaça timidement derrière les jambes de son père, accrocha les mains à ses bretelles et fixa les intrus avec d'immenses yeux noirs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 €
De la même catégorie
-
Demain la Chine : démocratie ou dictature ?
Cabestan Jean-PierreRésumé : Une thèse communément admise voudrait que le développement économique spectaculaire de la Chine, et l'expansion d'une classe moyenne qu'il entraîne, devraient se traduire tôt ou tard par une libéralisation de son règne politique et une évolution plus ou moins douce ou plus ou moins violente vers la démocratie. Est-ce si sûr ? Jean-Pierre Cabestan montre la fragilité de cette thèse en regard du fonctionnement réel du système politique chinois et de ses rapports avec la société. Il expose les raisons qui rendent beaucoup plus probable le maintien d'un monopole autoritaire du Parti communiste, la principale étant le large consensus des élites autour de ce programme.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,00 € -
Le monde arabe existe-t-il (encore) ?
COLLECTIFRésumé : La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Victimes, et après ?
Dénouveaux Arthur ; Garapon AntoineRésumé : La condition de victime ne peut se réduire au traumatisme et à la souffrance. Sa violence symbolique engendre également une diminution d'être. L'exil aux autres et à soi-même contraint les victimes à une traversée ici esquissée. Leur quête vitale du bonheur, non pas malgré mais à partir de leur malheur, résonne de manière universelle avec la condition humaine.ÉPUISÉVOIR PRODUIT3,90 € -
Au-devant des périls. La marche en avant de la nation hindoue
Roy Arundhati ; Margit IrèneRésumé : "Espérons seulement qu'un jour prochain les rues de l'Inde seront noires de monde, envahies par ceux qui auront compris qu'à moins de se manifester et d'agir, la fin est proche". Arundhayti Roy. Dans cette conférence prononcée à New York le 12 novembre 2019 et publiée dans The Nation, Arundhati Roy alerte l'opinion internationale sur la politique du Premier ministre indien, Narendra Modi. En privant de citoyenneté une partie de la population musulmane de l'Etat d'Assam et en abolissant l'autonomie constitutionnelle de la Vallée du Cachemire, le gouvernement indien, animé par un courant ethno-nationaliste hindou, fait peser une lourde menace sur la diversité séculière du pays. Soucieuse de défendre les droits humains là où ils sont bafoués et pourraient l'être plus encore, irrésolue au silence, Arundhati Roy fait le lien entre cette marche en avant d'une nation hindoue et la montée des fascismes dans l'Europe du premier XX ? siècle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT3,90 €









