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La relation amoureuse. Analyse sociologique du roman sentimental moderne
Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782738410153
L'amour est un thème fréquent de la littérature, du cinéma et des médias en général. Chaque mois, les journaux, la télévision, etc., font état de sondages, d'enquêtes concernant les comportements amoureux des Français, c'est dire l'importance sociale (et sociologique) de cette relation, trop souvent cantonnée à sa dimension psychologique. Dans cette recherche, c'est le roman sentimental moderne (Harlequin, Duo) qui a servi de base d'analyse de la relation amoureuse. Cette étude montre que les discours habituels sur le sexe, l'amour, etc., ne reflètent que très imparfaitement les comportements et les opinions des Français (es), si on accepte l'hypothèse que la consommation massive et durable de romans sentimentaux nous donne des indications fiables sur les rêves, les désirs de nos contemporain(e) s. Ce qui suppose qu'on dépasse l'indifférence ou le mépris qui caractérisent les attitudes les plus fréquentes face à cette littérature qui a le double " défaut " d'être populaire et féminine. Sous le fracas médiatique de la révolution sexuelle ou au contraire du " safer sex " (" sexualité aseptisée "), se cache tout simplement peut-être un désir de tendresse, de sentiments, de caresses, d'échange, de confiance mutuelle qui n'exclurait pas le sexe. Le succès du roman sentimental est peut-être le signe qu'après trente ans de bouleversements (révolution sexuelle, contraception, féminisme, etc.), les femmes (et peut-être aussi les hommes) rêvent d'un couple nouveau qui réconcilierait tendresse et sexualité, travail des femmes et sentiments, amour et égalité. La question que le sociologue se pose à ce propos est de savoir si un tel programme n'est que l'effet d'une nostalgie a-historique, ou au contraire le signe, l'indice de changements dans les représentations collectives de l'amour et des rapports entre les sexes.
Le présent numéro consacré au thème " Dynamiques professionnelles et temporalités " rend bien compte de la place croissante occupée en France depuis une dizaine d'années par la sociologie des professions au sein de la sociologie du travail. L'ouvrage fait ressortir l'intérêt d'étudier les groupes et les espaces professionnels de façon dynamique, et de compléter bien souvent l'analyse en s'intéressant à des objets complémentaires tels que les dispositifs de gestion (de la qualité, des compétences...) au sein des entreprises. Ce premier pôle de recherche est articulé avec une analyse des médiations sociales et du capital d'expériences biographiques qui permet en particulier d'enrichir les approches précédentes. Ces travaux qui accordent la part belle au monde du travail et à l'espace professionnel donnent également lieu à une réflexion davantage méthodologique concernant en particulier la question de l'usage des entretiens biographiques. Ceux-ci sont abordés simultanément en tant que pratiques sociales mais aussi en tant que constructions langagières, l'ouvrage s'achevant par une réflexion sur la sémantique sociale. L'ensemble des thèmes précédents, qui prend largement appui sur la sociologie des professions et sur la thématique de la temporalité, permet de présenter les travaux du laboratoire PRINTEMPS (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) dirigé par Claude Dubar.
La sociologie des arts a connu ces dernières années un développement très important, comme en témoignent les publications très nombreuses dans le domaine, les thèses, etc. Dans ce développement, plusieurs questions ont fait débat et notamment celle de la place des oeuvres d'art dans l'analyse sociologique. Cet ouvrage présente une position claire dans ce débat : les oeuvres font partie, parmi d'autres, des objets légitimes d'investigation sociologique dans une démarche qui articule, sans les séparer, analyse interne et analyse externe. Reprenant des recherches menées depuis plusieurs années sur cette question, répondant aux arguments de ceux qui cherchent à exclure le recours aux oeuvres de l'agenda de la recherche sociologique, ce livre propose quelques pistes pour définir une sociologie des arts qui intègre une telle position tout en évitant d'isoler l'analyse des oeuvres dans une "sociologie des oeuvres" autonome, mais aussi en insistant sur le caractère fondamentalement sociologique d'une telle démarche. La sociologie des arts, c'est d'abord de la sociologie.
La critique des sciences humaines est présentée dans ce livre selon deux axes de réflexion : épistémologique et éthique. Après avoir analysé l'histoire de la naissance des catégories nécessaires à la production de l'ensemble de discours appelés "sciences humaines" - en particulier la catégorie d'HOMME telle qu'on la trouve dans le projet d'une Anthropologie au XVIIIe siècle - l'auteur propose une évaluation critique de leur prétention à la scientificité. Cette critique (de la logique interne au projet anthropologique) s'appuie d'une part sur la définition du concept de "Sujet" tel qu'il a été formalisé dans les critiques proposées par K. Marx et S. Freud de certaines tendances théoriques de leurs époques respectives ; et d'autre part sur une critique épistémologique des procédures de constitution des systèmes de concepts de base des sciences humaines : leurs objets sont établis à partir des catégories de la connaissance commune et non construits dans une problématique théorique ; leurs méthodes sont empruntées aux sciences de la nature (telles qu'on les concevait au XIXe siècle) et non établies dans le cadre spécifique de la définition de leur champ. Cette double critique fonde une critique éthique. Le caractère empiriste, pragmatiste et évolutionniste des sciences humaines leur assigne une fonction d'aide à la décision politique, administrative, gestionnaire, pédagogique et thérapeutique, comme finalité essentielle. La question se pose alors de savoir si une telle fonction de "service" est compatible avec la liberté nécessaire à la production d'une connaissance scientifique.
Les recherches en histoire des sciences sociales ont montré l'étroite relation entre le projet d'une science de la société et celui d'une transformation sociale sous la forme d'utopies : socialistes, anarchistes, communistes, voire sociologico-religieuses (positivisme). Comment penser cette présence au coeur ou au commencement d'un projet scientifique d'une aspiration sociopolitique et idéologique, à partir de l'état présent des disciplines en question (sociologie, histoire, philosophie, linguistique et géographie) ? Il s'agit de comprendre ce qu'il y a ou non de constitutif pour les sciences sociales dans les utopies, en tentant une mise en perspective historique de l'actualité de la recherche en sciences sociales à partir de la question posée par le rapport entre les utopies et les sciences sociales, hier et aujourd'hui. On trouvera dans ce volume l'ensemble des contributions au Colloque Utopies et Sciences sociales, organisé d Besançon, par Jean-Michel Bessette, Florent Gaudez, Dominique Jacques-Jouvenot et Bruno Péquignot, sous l'égide de l'Ecole Doctorale "Langage, Espace, Temps", de la Formation Doctorale "Méthodes et Techniques Nouvelles en Sciences Humaines et Sociales" et du Laboratoire de Sociologie et d'Anthropologie (L.A.S.A.-U.F.C.) de l'Université de Franche-Comté.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.