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Pour une critique de la raison anthropologique
Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738406118
La critique des sciences humaines est présentée dans ce livre selon deux axes de réflexion : épistémologique et éthique. Après avoir analysé l'histoire de la naissance des catégories nécessaires à la production de l'ensemble de discours appelés "sciences humaines" - en particulier la catégorie d'HOMME telle qu'on la trouve dans le projet d'une Anthropologie au XVIIIe siècle - l'auteur propose une évaluation critique de leur prétention à la scientificité. Cette critique (de la logique interne au projet anthropologique) s'appuie d'une part sur la définition du concept de "Sujet" tel qu'il a été formalisé dans les critiques proposées par K. Marx et S. Freud de certaines tendances théoriques de leurs époques respectives ; et d'autre part sur une critique épistémologique des procédures de constitution des systèmes de concepts de base des sciences humaines : leurs objets sont établis à partir des catégories de la connaissance commune et non construits dans une problématique théorique ; leurs méthodes sont empruntées aux sciences de la nature (telles qu'on les concevait au XIXe siècle) et non établies dans le cadre spécifique de la définition de leur champ. Cette double critique fonde une critique éthique. Le caractère empiriste, pragmatiste et évolutionniste des sciences humaines leur assigne une fonction d'aide à la décision politique, administrative, gestionnaire, pédagogique et thérapeutique, comme finalité essentielle. La question se pose alors de savoir si une telle fonction de "service" est compatible avec la liberté nécessaire à la production d'une connaissance scientifique.
La notion de compétence est multiple et ne peut susciter un consensus ni sur sa définition, son sens ni sur ses usages. L'objectif des contributions des chercheurs du Centre de recherche Analyse et Evaluation des Professionnalisations (AEP) n'est pas de trouver une définition unique ni même un usage unique mais de cerner comment dans les champs qui intéressent le Centre AEP, à savoir la formation et l'entreprise, cette notion peut être mobilisée. La diversité disciplinaire des auteurs - sociologie du travail et des organisations, sciences de l'information et de la communication, sciences de l'éducation, sciences et techniques des activités sportives - permet de croiser les raisonnements, les démarches, les méthodologies des sciences sociales autour d'une même notion utilisée dans les deux champs cités. Les questionnements divers éclairent le concept de compétence, les définitions, les enjeux et logiques qui y sont liés. Les processus, les modes de construction des compétences, les adéquations à la réalité, les limites, les représentations des acteurs, sont analysés à travers différentes activités professionnelles : responsables de communication, chefs d'établissement scolaire, enseignants. La mobilisation des compétences est également étudiée dans deux filières de formation : le transport et la logistique et les diplômes sportifs. L'ouvrage est le résultat d'un travail collectif des chercheurs du centre AEP, réalisé lors des séminaires "Travaux". L'ensemble des contributions des chercheurs est précédé d'un avant-propos reprenant l'intervention de Claude Dubar lors du colloque organisé en novembre 2001 par AEP sur la thématique des " Nouveaux métiers et métiers en évolution : Quelles compétences ? Pour quelle professionnalisation ? ". Si les contextes ont évolué, les analyses conceptuelles et les résultats présentés contribuent à éclairer et à cerner le concept de compétence .
Résumé : Cet ouvrage présente de manière claire et synthétique les acquis, les problématiques et les théories d'un domaine de recherche en pleine expansion : la sociologie de l'art. Il s'adresse aux étudiants en sociologie et d'autres disciplines, comme aux professionnels de la médiation culturelle et, plus largement, à tous ceux qu'intéresse la dimension sociale des pratiques artistiques.
L'amour est un thème fréquent de la littérature, du cinéma et des médias en général. Chaque mois, les journaux, la télévision, etc., font état de sondages, d'enquêtes concernant les comportements amoureux des Français, c'est dire l'importance sociale (et sociologique) de cette relation, trop souvent cantonnée à sa dimension psychologique. Dans cette recherche, c'est le roman sentimental moderne (Harlequin, Duo) qui a servi de base d'analyse de la relation amoureuse. Cette étude montre que les discours habituels sur le sexe, l'amour, etc., ne reflètent que très imparfaitement les comportements et les opinions des Français (es), si on accepte l'hypothèse que la consommation massive et durable de romans sentimentaux nous donne des indications fiables sur les rêves, les désirs de nos contemporain(e) s. Ce qui suppose qu'on dépasse l'indifférence ou le mépris qui caractérisent les attitudes les plus fréquentes face à cette littérature qui a le double " défaut " d'être populaire et féminine. Sous le fracas médiatique de la révolution sexuelle ou au contraire du " safer sex " (" sexualité aseptisée "), se cache tout simplement peut-être un désir de tendresse, de sentiments, de caresses, d'échange, de confiance mutuelle qui n'exclurait pas le sexe. Le succès du roman sentimental est peut-être le signe qu'après trente ans de bouleversements (révolution sexuelle, contraception, féminisme, etc.), les femmes (et peut-être aussi les hommes) rêvent d'un couple nouveau qui réconcilierait tendresse et sexualité, travail des femmes et sentiments, amour et égalité. La question que le sociologue se pose à ce propos est de savoir si un tel programme n'est que l'effet d'une nostalgie a-historique, ou au contraire le signe, l'indice de changements dans les représentations collectives de l'amour et des rapports entre les sexes.
Maurice Halhwachs (1877-1945) reste un sociologue méconnu malgré une oeuvre considérable et un effort récent de réédition de certaines de ces oeuvres en France. Placé entre Émile Durkheim, fondateur de la discipline dans l'université en France, et Marcel Mauss, à qui il succéda au Collège de France mais qui mourut après lui, il a été souvent perçu comme un durkheimien parmi d'autres. Cependant la réédition de ses livres sur la mémoire, celle plus récente de ses recherches sur le suicide et surtout la remarquable biographie qui vient de lui être consacrée par une historienne, Annette Becker, devraient permettre de montrer son originalité réelle dans cette école sociologique française, à laquelle certes il a appartenu pleinement. Maurice Halhwachs a traité au cours de sa carrière des questions fondamentales, touchant à l'analyse des besoins, et notamment ceux de la classe ouvrière, mais aussi une reprise, finalement très critique, des recherches d'Émile Durkheim sur le suicide ; mais c'est sans doute dans ses recherches sur le temps et la mémoire et aussi sur la question d'une sociologie des émotions qu'il a été un sociologue inventif et original, ouvrant un champ passionnant et fondamental à la recherche en sciences sociales. C'est sur ces questions que cet ensemble d'articles porte.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.