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La question des oeuvres en sociologie des arts et de la culture
Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782296029330
La sociologie des arts a connu ces dernières années un développement très important, comme en témoignent les publications très nombreuses dans le domaine, les thèses, etc. Dans ce développement, plusieurs questions ont fait débat et notamment celle de la place des oeuvres d'art dans l'analyse sociologique. Cet ouvrage présente une position claire dans ce débat : les oeuvres font partie, parmi d'autres, des objets légitimes d'investigation sociologique dans une démarche qui articule, sans les séparer, analyse interne et analyse externe. Reprenant des recherches menées depuis plusieurs années sur cette question, répondant aux arguments de ceux qui cherchent à exclure le recours aux oeuvres de l'agenda de la recherche sociologique, ce livre propose quelques pistes pour définir une sociologie des arts qui intègre une telle position tout en évitant d'isoler l'analyse des oeuvres dans une "sociologie des oeuvres" autonome, mais aussi en insistant sur le caractère fondamentalement sociologique d'une telle démarche. La sociologie des arts, c'est d'abord de la sociologie.
Les Cahiers Savoir, Savoir agir et Agir ont pour ambition de revenir sur l'origine des sciences sociales qui, comme dans le Cours de Philosophie Positive d'Auguste Comte, séparent le monde des sciences de leur application, et confient la relation entre les deux aux seuls ingénieurs. Ne se contentant plus de diagnostiquer les problèmes en laissant aux responsables le soin de les résoudre, ces Cahiers cherchent à rapprocher les arts, surtout ceux de la guerre, des résultats de recherche en sciences sociales et proposent, en conséquence, des méthodes de résolution de problèmes absentes de ces dernières. Cet ouvrage, présenté par Bruno Péquignot, analyse des expériences où les modèles de sciences sociales et ceux de l'art de la guerre empruntent les uns aux autres.
L'amour est un thème fréquent de la littérature, du cinéma et des médias en général. Chaque mois, les journaux, la télévision, etc., font état de sondages, d'enquêtes concernant les comportements amoureux des Français, c'est dire l'importance sociale (et sociologique) de cette relation, trop souvent cantonnée à sa dimension psychologique. Dans cette recherche, c'est le roman sentimental moderne (Harlequin, Duo) qui a servi de base d'analyse de la relation amoureuse. Cette étude montre que les discours habituels sur le sexe, l'amour, etc., ne reflètent que très imparfaitement les comportements et les opinions des Français (es), si on accepte l'hypothèse que la consommation massive et durable de romans sentimentaux nous donne des indications fiables sur les rêves, les désirs de nos contemporain(e) s. Ce qui suppose qu'on dépasse l'indifférence ou le mépris qui caractérisent les attitudes les plus fréquentes face à cette littérature qui a le double " défaut " d'être populaire et féminine. Sous le fracas médiatique de la révolution sexuelle ou au contraire du " safer sex " (" sexualité aseptisée "), se cache tout simplement peut-être un désir de tendresse, de sentiments, de caresses, d'échange, de confiance mutuelle qui n'exclurait pas le sexe. Le succès du roman sentimental est peut-être le signe qu'après trente ans de bouleversements (révolution sexuelle, contraception, féminisme, etc.), les femmes (et peut-être aussi les hommes) rêvent d'un couple nouveau qui réconcilierait tendresse et sexualité, travail des femmes et sentiments, amour et égalité. La question que le sociologue se pose à ce propos est de savoir si un tel programme n'est que l'effet d'une nostalgie a-historique, ou au contraire le signe, l'indice de changements dans les représentations collectives de l'amour et des rapports entre les sexes.
La critique des sciences humaines est présentée dans ce livre selon deux axes de réflexion : épistémologique et éthique. Après avoir analysé l'histoire de la naissance des catégories nécessaires à la production de l'ensemble de discours appelés "sciences humaines" - en particulier la catégorie d'HOMME telle qu'on la trouve dans le projet d'une Anthropologie au XVIIIe siècle - l'auteur propose une évaluation critique de leur prétention à la scientificité. Cette critique (de la logique interne au projet anthropologique) s'appuie d'une part sur la définition du concept de "Sujet" tel qu'il a été formalisé dans les critiques proposées par K. Marx et S. Freud de certaines tendances théoriques de leurs époques respectives ; et d'autre part sur une critique épistémologique des procédures de constitution des systèmes de concepts de base des sciences humaines : leurs objets sont établis à partir des catégories de la connaissance commune et non construits dans une problématique théorique ; leurs méthodes sont empruntées aux sciences de la nature (telles qu'on les concevait au XIXe siècle) et non établies dans le cadre spécifique de la définition de leur champ. Cette double critique fonde une critique éthique. Le caractère empiriste, pragmatiste et évolutionniste des sciences humaines leur assigne une fonction d'aide à la décision politique, administrative, gestionnaire, pédagogique et thérapeutique, comme finalité essentielle. La question se pose alors de savoir si une telle fonction de "service" est compatible avec la liberté nécessaire à la production d'une connaissance scientifique.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.