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Utopies et sciences sociales. [colloque, Besançon
Péquignot Bruno
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738470034
Les recherches en histoire des sciences sociales ont montré l'étroite relation entre le projet d'une science de la société et celui d'une transformation sociale sous la forme d'utopies : socialistes, anarchistes, communistes, voire sociologico-religieuses (positivisme). Comment penser cette présence au coeur ou au commencement d'un projet scientifique d'une aspiration sociopolitique et idéologique, à partir de l'état présent des disciplines en question (sociologie, histoire, philosophie, linguistique et géographie) ? Il s'agit de comprendre ce qu'il y a ou non de constitutif pour les sciences sociales dans les utopies, en tentant une mise en perspective historique de l'actualité de la recherche en sciences sociales à partir de la question posée par le rapport entre les utopies et les sciences sociales, hier et aujourd'hui. On trouvera dans ce volume l'ensemble des contributions au Colloque Utopies et Sciences sociales, organisé d Besançon, par Jean-Michel Bessette, Florent Gaudez, Dominique Jacques-Jouvenot et Bruno Péquignot, sous l'égide de l'Ecole Doctorale "Langage, Espace, Temps", de la Formation Doctorale "Méthodes et Techniques Nouvelles en Sciences Humaines et Sociales" et du Laboratoire de Sociologie et d'Anthropologie (L.A.S.A.-U.F.C.) de l'Université de Franche-Comté.
L'amour est un thème fréquent de la littérature, du cinéma et des médias en général. Chaque mois, les journaux, la télévision, etc., font état de sondages, d'enquêtes concernant les comportements amoureux des Français, c'est dire l'importance sociale (et sociologique) de cette relation, trop souvent cantonnée à sa dimension psychologique. Dans cette recherche, c'est le roman sentimental moderne (Harlequin, Duo) qui a servi de base d'analyse de la relation amoureuse. Cette étude montre que les discours habituels sur le sexe, l'amour, etc., ne reflètent que très imparfaitement les comportements et les opinions des Français (es), si on accepte l'hypothèse que la consommation massive et durable de romans sentimentaux nous donne des indications fiables sur les rêves, les désirs de nos contemporain(e) s. Ce qui suppose qu'on dépasse l'indifférence ou le mépris qui caractérisent les attitudes les plus fréquentes face à cette littérature qui a le double " défaut " d'être populaire et féminine. Sous le fracas médiatique de la révolution sexuelle ou au contraire du " safer sex " (" sexualité aseptisée "), se cache tout simplement peut-être un désir de tendresse, de sentiments, de caresses, d'échange, de confiance mutuelle qui n'exclurait pas le sexe. Le succès du roman sentimental est peut-être le signe qu'après trente ans de bouleversements (révolution sexuelle, contraception, féminisme, etc.), les femmes (et peut-être aussi les hommes) rêvent d'un couple nouveau qui réconcilierait tendresse et sexualité, travail des femmes et sentiments, amour et égalité. La question que le sociologue se pose à ce propos est de savoir si un tel programme n'est que l'effet d'une nostalgie a-historique, ou au contraire le signe, l'indice de changements dans les représentations collectives de l'amour et des rapports entre les sexes.
Le présent numéro consacré au thème " Dynamiques professionnelles et temporalités " rend bien compte de la place croissante occupée en France depuis une dizaine d'années par la sociologie des professions au sein de la sociologie du travail. L'ouvrage fait ressortir l'intérêt d'étudier les groupes et les espaces professionnels de façon dynamique, et de compléter bien souvent l'analyse en s'intéressant à des objets complémentaires tels que les dispositifs de gestion (de la qualité, des compétences...) au sein des entreprises. Ce premier pôle de recherche est articulé avec une analyse des médiations sociales et du capital d'expériences biographiques qui permet en particulier d'enrichir les approches précédentes. Ces travaux qui accordent la part belle au monde du travail et à l'espace professionnel donnent également lieu à une réflexion davantage méthodologique concernant en particulier la question de l'usage des entretiens biographiques. Ceux-ci sont abordés simultanément en tant que pratiques sociales mais aussi en tant que constructions langagières, l'ouvrage s'achevant par une réflexion sur la sémantique sociale. L'ensemble des thèmes précédents, qui prend largement appui sur la sociologie des professions et sur la thématique de la temporalité, permet de présenter les travaux du laboratoire PRINTEMPS (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) dirigé par Claude Dubar.
La sociologie des arts a connu ces dernières années un développement très important, comme en témoignent les publications très nombreuses dans le domaine, les thèses, etc. Dans ce développement, plusieurs questions ont fait débat et notamment celle de la place des oeuvres d'art dans l'analyse sociologique. Cet ouvrage présente une position claire dans ce débat : les oeuvres font partie, parmi d'autres, des objets légitimes d'investigation sociologique dans une démarche qui articule, sans les séparer, analyse interne et analyse externe. Reprenant des recherches menées depuis plusieurs années sur cette question, répondant aux arguments de ceux qui cherchent à exclure le recours aux oeuvres de l'agenda de la recherche sociologique, ce livre propose quelques pistes pour définir une sociologie des arts qui intègre une telle position tout en évitant d'isoler l'analyse des oeuvres dans une "sociologie des oeuvres" autonome, mais aussi en insistant sur le caractère fondamentalement sociologique d'une telle démarche. La sociologie des arts, c'est d'abord de la sociologie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.