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De l'être
PARMENIDE
KIME
19,00 €
Épuisé
EAN :9782841747498
En notre temps où le terrorisme meurtrit le monde, l'actualité du philosophe grec Parménide d'Elée (vers 542 - vers 449) tient à sa conception de l'être selon laquelle exister, c'est être maintenu à l'existence par la volonté car les choses n'existent qu'autant que les humains mûs par l'instinct de conservation les créent et ne les détruisent pas. Et comme l'existence ne peut être conservée que par la volonté de tous, Parménide a reconnu dans le culte de la déesse Athéna au temple une expression de la dimension politique de l'être. Témoin de la victoire actuelle mais toujours problématique de l'être sur toutes les formes d'anéantissement, et faisant de la conservation de l'existence une affaire de justice, il a dénoncé les formes de destruction que sont la guerre et l'adultère cause de divorce, et il a justifié le droit d'objection de conscience lié au droit d'asile. Enfin il a reconnu dans les destructions d'étants une conséquence de la sensualisation de la pensée irréfléchie, dénonçant ainsi dans l'hédonisme et dans ses effets nihilistes une expression de l'incurie pour le devoir-être.
« Une fantastique épopée moderne. »- Harry Roselmack« Du Bangladesh à la France, l'histoire hors du commun d'un garçon sauvé par sa passion des échecs »- Le JDDIl était une fois un petit prodige des échecs, contraint de fuir son pays, le Bangladesh, pour échapper à des menaces d'enlèvement... Un matin d'hiver, il échoue avec son père dans une banlieue de Paris. Les tribunaux leur refusent le droit d'asile. Sans papiers, sans domicile fixe, ils sont perdus, sans avenir. Mais l'enfant rencontre l'un des meilleurs entraîneurs d'échecs de l'Hexagone... Il remporte le championnat de France. Son histoire émeut jusqu'au Premier ministre, qui lui accorde des papiers, ainsi qu'à son père.Avec son regard d'enfant, Fahim nous livre ce conte de fées moderne, beau et déchirant: il nous raconte la douleur de l'exil, la réalité de l'immigration, le combat obstiné d'un père pour son fils et la relation exceptionnelle entre un maître et son élève. Le témoignage d'un enfant dans le monde fascinant des échecs, traversé par le courage, la dignité et la solidarité.
Selon Héraclite, "tout s'écoule" à savoir tous les prétendus "étants", mais le monde lui-même demeure comme l'écrin où les étants brillent et scintillent tour à tour. Sous l'influence d'Anaximandre, pour qui le moment de l'épuisement et de la mort, qui advient inévitablement pour les êtres finis, advient aussi pour le monde, Parménide radicalise la pensée d'Héraclite: comme tout ce qui est au monde, le monde lui-même est à la merci de la puissance universelle et annihilante du temps. Reste pourtant ce sur quoi le temps n'a aucune prise: non ce qu'il y a, mais le fait même qu'il y ait. Comme, chez Héraclite, le logos nous fait saisir l'éternelle vérité du devenir, chez Parménide, le logos nous fait saisir l'éternelle vérité de l'être; mais cette seconde vérité n'annule pas la première - Qu'en est-il de l'être? L'être n'est que la Présence, la présence sans trace d'absence, donc sans passé ni futur. Elle est le Site où tout bouge mais qui ne bouge pas, l'Ouverture où jamais ne cesse l'accueil de ce qui a lieu.
13 lettres de Balzac, 7 lettres de Musset, 151 lettres de G. Sand, 7 lettres de Lamartine, 81 lettres de Victor Hugo, 5 lettres de Mme Victor Hugo, 6 lettres de Charles Hugo, 4 lettres de Thiers, 2 lettres de Michelet, 32 lettres de Proudhon, 8 lettres de Sainte-Beuve, 2 lettres de Barbey d'Aurevilly, 4 lettres de Fromentin, 5 lettres de Gustave Doré, 5 lettres de Mérimée, 16 lettres de Tourguéneff, 19 lettres de Jules Verne, 2 lettres d'Emile Zola, 2 lettres de Huysmans, etc. , etc. Pour cette vaste correspondance, ce volume constitue une authentique Edition originale. Une contribution exceptionnelle à l'histoire littéraire des années 1836-1886.
Sujet: Recueil de 27 chansons traditionnelles françaises, accompagnées de leur partitions et des paroles complètes. Un CD accompagne l'ouvrage. Il a été réalisé grâce au coucours du Choeur des enfants de l'Estuaire et de l'Association Arpèges d'Anneville et Ambourville.Commentaire: Ce bel album présente un choix chansons faisant véritablement partie du répertoire culturel: V'là le bon vent, A la Claire fontaine, Sur le pont du Nord, le 31 du mois d'août, Cadet Rousselle, etc. A leurs côté, quelques comptines: Une souris verte, Quand j'étais petit (je montrais mes fesses à tous les passants...). On apprécie d'avoir sous les yeux toutes les paroles des couplets, et d'écouter les jolies mélodies du choeur d'enfants, dont le ton est facile à suivre pour toutes les voix. Le goût de chacun interviendra dans l'appréciation du choix des textes, parmi tant d'autres... et des illustrations, expressives et joliment colorées. -- www.choisirunlivre.com
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.