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De la liberté. John Stuart Mill et la naissance du libéralisme
Li Hongtu ; Ciaudo Joseph
KIME
24,99 €
Épuisé
EAN :9782380720013
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Au travers du portrait de sa maman, Li Kunwu nous conte l'histoire d'une Chine qui n'est plus. Celle de la période pré révolutionnaire. Et si la spécificité de la révolution chinoise tient à sa dimension paysanne par rapport la révolution ouvrière russe, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi à la lecture de ce nouveau récit. Le décalage entre la vie dans les villes et celle des campagnes est si édifiant qu'on se voit presque plongé en plein moyen-âge. Avec son dessin toujours aussi incroyable, Li Kunwu nous parle du peuple, des petites gens, de la manière dont ils vivaient, de leurs croyances... dans cette Chine de la fin des années 1930.De la même manière que nous avions découvert comme jamais auparavant la famine qui avait frappé la Chine sous Mao dans « Une vie chinoise », Li Kunwu nous offre une fois encore un document rare et poignant sur l'Histoire de la Chine. Il y la grande Histoire et puis la petite, celle de sa maman, ballotée sans cesse entre le village de sa mère et la maison du seigneur où travaille son père. C'est l'histoire des relations maritales, familiales à l'époque, et celle de la place de la femme...4e de couverture : Un témoignage intime et poignant sur la Chine d'avant MaoNotes Biographiques : Li Kunwu est un des rares artistes chinois de sa génération à s'être, tout au long de sa carrière, exclusivement dédié au 9e art et à en vivre. En 30 ans d'activité, plus d'une trentaine de ses ouvrages ont été édités en Chine, et il a publié dans les magazines de BD chinois les plus emblématiques tels Lianhua Huabao, Humo Dashi, etc. D'abord spécialisé dans la BD de propagande, il s'est ensuite orienté vers l'étude des minorités culturelles chinoises dont sa province, le Yunnan, est si riche. Il est membre du Parti communiste chinois et administrateur de l'Association des artistes du Yunnan et de l'Institut chinois d'étude du dessin de presse. Li Kunwu est un des rares artistes chinois de sa génération à s'être, tout au long de sa carrière, exclusivement dédié au 9e art et à en vivre. En 30 ans d'activité, plus d'une trentaine de ses ouvrages ont été édités en Chine, et il a publié dans les magazines de BD chinois les plus emblématiques tels Lianhua Huabao, Humo Dashi, etc. D'abord spécialisé dans la BD de propagande, il s'est ensuite orienté vers l'étude des minorités culturelles chinoises dont sa province, le Yunnan, est si riche. Il est membre du Parti communiste chinois et administrateur de l'Association des artistes du Yunnan et de l'Institut chinois d'étude du dessin de presse.
Les Chroniques des Printemps et Automnes furent consignées par des fonctionnaires du palais entre 722 et 468 avant notre ère. Ce fut une période pleine de rapacité et de violence, où les seigneurs luttaient sans merci pour la conquête du pouvoir. Mais elle produisit simultanément les sages les plus remarquables et les plus vertueux comme Confucius et Lao-tseu.Li Jingze redonne vie, avec hardiesse et érudition, à ces textes anciens et ces temps chaotiques qui virent l'anéantissement d'un ordre ancien et la naissance de la Chine impériale. Ces temps où les hommes étaient des bêtes sauvages et des géants, dotés d'une force exubérante, d'une naïveté extravagante, tout en manifestant une morale sincère et une créativité ample et passionnée. On plonge dans ces Chroniques comme on lit les pièces de Shakespeare : les personnages y subissent de la même façon, seuls et sans aide, le choc entre la passion et l'intelligence, entre le bien et le mal.4e de couverture : Les Chroniques des Printemps et Automnes furent consignées par des fonctionnaires du palais entre 722 et 468 avant notre ère. Ce fut une période pleine de rapacité et de violence, où les seigneurs luttaient sans merci pour la conquête du pouvoir. Mais elle produisit simultanément les sages les plus remarquables et les plus vertueux comme Confucius et Lao-tseu.Li Jingze redonne vie, avec hardiesse et érudition, à ces textes anciens et ces temps chaotiques qui virent l'anéantissement d'un ordre ancien et la naissance de la Chine impériale. Ces temps où les hommes étaient des bêtes sauvages et des géants, dotés d'une force exubérante, d'une naïveté extravagante, tout en manifestant une morale sincère et une créativité ample et passionnée. On plonge dans ces Chroniques comme on lit les pièces de Shakespeare : les personnages y subissent de la même façon, seuls et sans aide, le choc entre la passion et l'intelligence, entre le bien et le mal.
Tu as toujours rêvé de dessiner tes mangas préférés mais sans savoir par où commencer ? Ouvre ce livre et plonge dans une découverte fantastiquement simple de ce style de dessin ! L'artiste Yishan Li montre à quel point il est facile, en suivant les étapes, de transformer des cercles, des rectangles, des carrés et des ovales en garçons ordinaires et filles extraordinaires (ou l'inverse ! ), magiciens, monstres, animaux et bien d'autres créatures incroyables. Personnalise les 130 modèles proposés pour créer ton univers totalement manga !
Résumé : Deux scientifiques restaurent cinq cyborgs-guerriers mis hors circuit afin de leur offrir une nouvelle chance, de leur donner une nouvelle vie. L'opération réussit, mais à peine réveillés les cyborgs disparaissent... Alors que les deux hommes partent à leur recherche, la conscience des cyborgs réactivés est parasitée par ces reliquats de leur mémoire guerrière passée qui perturbent leur fonctionnement. Ceux-ci vont alors se tourner contre leurs créateurs. Seul l'un d'eux, à la suite de visites répétées au Louvre, semble trouver dans l'art une voie vers la beauté et tenter à son tour, à travers la création, de donner un sens à sa nouvelle existence.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.