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Histoires d'un médecin russe
Ossipov Maxime ; Rolland Elena
VERDIER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782864327677
Maxime Ossipov promène son oeil acéré et lucide de médecin sur la réalité russe. Le constat est rude : corruption, racisme, trafic d'organes... Les corps et les âmes souffrent, les médecins trompent ou se trompent, l'histoire pèse sur les existences. Et pourtant, si ses personnages voyagent ou émigrent dans les plus grandes villes du monde, comme lui, ils reviennent toujours à la Russie. C'est là qu'un bonheur, même fugace, est possible, c'est là que se révèle la vérité des êtres. Ces huit récits sont nourris de rencontres et des situations que Maxime Ossipov a dû affronter alors qu'il exerçait comme cardiologue dans différentes cliniques moscovites et à Taroussa, dans la province russe, où il s'est opposé aux autorités locales pour moderniser le service de cardiologie. Son expérience d'enseignement aux Etats-Unis, dans une université californienne, lui a également inspiré certains de ses personnages et alimente sa réflexion sur la transmission des valeurs et la quête de l'essentiel. Ces histoires simples, toujours surprenantes, sont empreintes d'une humanité à la fois bienveillante et sans illusions ; elles s'inscrivent dans la grande tradition littéraire des médecins écrivains tels que Tchekhov et Boulgakov.
Ossipov Maxime ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Rollan
L'Eternité ? C'est un lieu oublié, malmené par le temps, où sont broyés les vies et les coeurs. C'est le nom d'un tout petit bourg, au-delà du cercle polaire, créé ex nihilo par le pouvoir soviétique et qui possède son théâtre... L'histoire de ce théâtre et de ses étranges acteurs est retracée dans le cahier que son ancien directeur littéraire ? un vieil homme doux, pauvre et malade ? oublie lors d'une consultation à l'hôpital. C'est aussi le titre d'un des récits qui composent le troisième livre en français de Maxime Ossipov. Ce médecin cardiologue et écrivain promène son regard aigu sur la société et l'histoire russe, en particulier la toute fin de la période soviétique et les bouleversements qui ont suivi, avec en arrière-fond un régime qui se durcit, l'absurde guerre avec l'Ukraine. Dans ces fictions qui sont nourries du réel le plus brut, de bonté et d'humanité, l'histoire étreint les existences, l'écriture serre au plus près les douleurs et les joies.
Maxime Ossipov - médecin cardiologue et écrivain - est issu d'une famille d'intellectuels. Après un voyage d'étude d'un an aux Etats-Unis, il préfère quitter Moscou pour s'établir à Taroussa, une ville située à cent kilomètres de la capitale. Le choc avec la réalité quotidienne dans l'exercice de son métier l'amène à écrire le premier récit de cet ouvrage. Il y fait une description sans concession de l'état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l'après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national. Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l'égard des personnages de La Rencontre, le second récit du recueil, oeuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles - entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d'action responsables...
Maxime Ossipov a longtemps vécu entre Moscou et Taroussa, dans la province russe, où il a monté un service de cardiologie de pointe au sein de l'hôpital public, se battant contre les autorités, à la fin des années 2000. Ayant protesté publiquement au tout début de l'offensive russe en Ukraine, il a dû quitter précipitamment la Russie en février 2022 avec toute sa famille. En quelques heures, pour éviter une arrestation imminente, il a été contraint de laisser sa maison, la tombe de ses parents et, sans doute le plus difficile, ses patients. Ces quatre nouvelles, qu'elles soient fictives ou non, reposent toujours sur la vérité la plus raide, la plus absolue. Ce sont les toutes dernières qu'il a écrites dans son ancienne vie. Elles sont nourries de son expérience de médecin, des rencontres avec les malades lors des consultations, des récits des autres soignants, de ses amitiés, et de tous les maux de la Russie : antisémitisme, guerre, pauvreté. Mais elles sont aussi émouvantes, pleines d'humour et riches en retournements parfois surprenants. Maxime Ossipov vit aujourd'hui en Europe. Il ne pratique plus la cardiologie, il enseigne la littérature russe. Il a fondé une revue littéraire, 5-aïa Volna ("Cinquième vague"), publiée en russe et en anglais. Luxemburg est son quatrième livre aux éditions Verdier.
Peut-on défendre n'importe quelle opinion dans une société libérale ? Peut-on être discriminatoire, sexiste ou raciste ? Certains le pensent, qui font de la tolérance le principe même du libéralisme politique. Ce que l'Etat devrait protéger serait avant tout la liberté de la conscience et de l'expression personnelle, à la fois dans la sphère privée, et pourquoi pas dans la sphère publique. D'autres voient cependant dans la tolérance un concept régulateur. La tolérance reconnaît certes une pluralité d'expressions légitimes, mais à l'intérieur d'un cadre défini : celui d'un intolérable qui contredirait le principe même de l'égalité et de la diversité que le libéralisme entend reconnaître et protéger. A partir d'approches disciplinaires diverses, ce volume présente les enjeux de ce débat : faut-il tout tolérer ? doit-on mettre sur le même plan l'intolérance religieuse, le racisme et la discrimination ? suffit-il de séparer sphère publique et sphère privée ? sur quoi fonder la définition et les critères de l'intolérable ? l'universalisme n'est-il pas lui-même source paradoxale de ségrégation ? Par delà le thème de la tolérance, ce volume interroge ainsi le fondement même du libéralisme politique : comment tenir compte des objections au projet hérité des Lumières, sans renoncer à l'humanisme et à l'universalisme qui s'y expriment
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Il y a d'un côté le colosse unijambiste et alcoolique, et tout ce qui va avec : violence conjugale, comportement irrationnel, tragi-comédie du quotidien, un « gros déglingo », dit sa fille, un vrai punk avant l'heure. Il y a de l'autre le lecteur autodidacte de spiritualité orientale, à la sensibilité artistique empêchée, déposant chaque soir un tendre baiser sur le portrait pixellisé de feue son épouse ; mon père, dit sa fille, qu'elle seule semble voir sous les apparences du premier. Il y a enfin une maison, à Carrières-sous-Poissy et un monde anciennement rural et ouvrier. De cette maison, il va bien falloir faire quelque chose à la mort de ce père Janus, colosse fragile à double face. Capharnaüm invraisemblable, caverne d'Ali-Baba, la maison délabrée devient un réseau infini de signes et de souvenirs pour sa fille qui décide de trier méthodiquement ses affaires. Que disent d'un père ces recueils de haïkus, auxquels des feuilles d'érable ou de papier hygiénique font office de marque-page ? Même elle, sa fille, la narratrice, peine à déceler une cohérence dans ce chaos. Et puis, un jour, comme venue du passé, et parlant d'outre-tombe, une lettre arrive, qui dit toute la vérité sur ce père aimé auquel, malgré la distance sociale, sa fille ressemble tant.Notes Biographiques : Née en 1974 en banlieue parisienne, Anne Pauly vit et travaille à Paris. Avant que j'oublie est son premier roman.