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Luxemburg
Ossipov Maxime ; Lequesne Paul
VERDIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782378562632
Maxime Ossipov a longtemps vécu entre Moscou et Taroussa, dans la province russe, où il a monté un service de cardiologie de pointe au sein de l'hôpital public, se battant contre les autorités, à la fin des années 2000. Ayant protesté publiquement au tout début de l'offensive russe en Ukraine, il a dû quitter précipitamment la Russie en février 2022 avec toute sa famille. En quelques heures, pour éviter une arrestation imminente, il a été contraint de laisser sa maison, la tombe de ses parents et, sans doute le plus difficile, ses patients. Ces quatre nouvelles, qu'elles soient fictives ou non, reposent toujours sur la vérité la plus raide, la plus absolue. Ce sont les toutes dernières qu'il a écrites dans son ancienne vie. Elles sont nourries de son expérience de médecin, des rencontres avec les malades lors des consultations, des récits des autres soignants, de ses amitiés, et de tous les maux de la Russie : antisémitisme, guerre, pauvreté. Mais elles sont aussi émouvantes, pleines d'humour et riches en retournements parfois surprenants. Maxime Ossipov vit aujourd'hui en Europe. Il ne pratique plus la cardiologie, il enseigne la littérature russe. Il a fondé une revue littéraire, 5-aïa Volna ("Cinquième vague"), publiée en russe et en anglais. Luxemburg est son quatrième livre aux éditions Verdier.
Maxime Ossipov promène son oeil acéré et lucide de médecin sur la réalité russe. Le constat est rude : corruption, racisme, trafic d'organes... Les corps et les âmes souffrent, les médecins trompent ou se trompent, l'histoire pèse sur les existences. Et pourtant, si ses personnages voyagent ou émigrent dans les plus grandes villes du monde, comme lui, ils reviennent toujours à la Russie. C'est là qu'un bonheur, même fugace, est possible, c'est là que se révèle la vérité des êtres. Ces huit récits sont nourris de rencontres et des situations que Maxime Ossipov a dû affronter alors qu'il exerçait comme cardiologue dans différentes cliniques moscovites et à Taroussa, dans la province russe, où il s'est opposé aux autorités locales pour moderniser le service de cardiologie. Son expérience d'enseignement aux Etats-Unis, dans une université californienne, lui a également inspiré certains de ses personnages et alimente sa réflexion sur la transmission des valeurs et la quête de l'essentiel. Ces histoires simples, toujours surprenantes, sont empreintes d'une humanité à la fois bienveillante et sans illusions ; elles s'inscrivent dans la grande tradition littéraire des médecins écrivains tels que Tchekhov et Boulgakov.
Peut-on défendre n'importe quelle opinion dans une société libérale ? Peut-on être discriminatoire, sexiste ou raciste ? Certains le pensent, qui font de la tolérance le principe même du libéralisme politique. Ce que l'Etat devrait protéger serait avant tout la liberté de la conscience et de l'expression personnelle, à la fois dans la sphère privée, et pourquoi pas dans la sphère publique. D'autres voient cependant dans la tolérance un concept régulateur. La tolérance reconnaît certes une pluralité d'expressions légitimes, mais à l'intérieur d'un cadre défini : celui d'un intolérable qui contredirait le principe même de l'égalité et de la diversité que le libéralisme entend reconnaître et protéger. A partir d'approches disciplinaires diverses, ce volume présente les enjeux de ce débat : faut-il tout tolérer ? doit-on mettre sur le même plan l'intolérance religieuse, le racisme et la discrimination ? suffit-il de séparer sphère publique et sphère privée ? sur quoi fonder la définition et les critères de l'intolérable ? l'universalisme n'est-il pas lui-même source paradoxale de ségrégation ? Par delà le thème de la tolérance, ce volume interroge ainsi le fondement même du libéralisme politique : comment tenir compte des objections au projet hérité des Lumières, sans renoncer à l'humanisme et à l'universalisme qui s'y expriment
Ossipov Maxime ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Rollan
L'Eternité ? C'est un lieu oublié, malmené par le temps, où sont broyés les vies et les coeurs. C'est le nom d'un tout petit bourg, au-delà du cercle polaire, créé ex nihilo par le pouvoir soviétique et qui possède son théâtre... L'histoire de ce théâtre et de ses étranges acteurs est retracée dans le cahier que son ancien directeur littéraire ? un vieil homme doux, pauvre et malade ? oublie lors d'une consultation à l'hôpital. C'est aussi le titre d'un des récits qui composent le troisième livre en français de Maxime Ossipov. Ce médecin cardiologue et écrivain promène son regard aigu sur la société et l'histoire russe, en particulier la toute fin de la période soviétique et les bouleversements qui ont suivi, avec en arrière-fond un régime qui se durcit, l'absurde guerre avec l'Ukraine. Dans ces fictions qui sont nourries du réel le plus brut, de bonté et d'humanité, l'histoire étreint les existences, l'écriture serre au plus près les douleurs et les joies.
Ossipow William ; Aeschbach Sébastien ; Eggert Nad
Biographie de l'auteur William Ossipow est professeur honoraire à l'Université de Genève. Sebastian Aeschbach est économiste dans une institution financière et Nadja Eggert travaille dans le cadre de Ethos, la plateforme inter-disciplinaire d'éthique de l'Université de Lausanne.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.