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Racisme, libéralisme et les limites du tolérable. Actes du colloque sur le racisme et la tolérance,
OSSIPOW/WILLIAM
GEORG
24,99 €
Épuisé
EAN :9782825708415
Peut-on défendre n'importe quelle opinion dans une société libérale ? Peut-on être discriminatoire, sexiste ou raciste ? Certains le pensent, qui font de la tolérance le principe même du libéralisme politique. Ce que l'Etat devrait protéger serait avant tout la liberté de la conscience et de l'expression personnelle, à la fois dans la sphère privée, et pourquoi pas dans la sphère publique. D'autres voient cependant dans la tolérance un concept régulateur. La tolérance reconnaît certes une pluralité d'expressions légitimes, mais à l'intérieur d'un cadre défini : celui d'un intolérable qui contredirait le principe même de l'égalité et de la diversité que le libéralisme entend reconnaître et protéger. A partir d'approches disciplinaires diverses, ce volume présente les enjeux de ce débat : faut-il tout tolérer ? doit-on mettre sur le même plan l'intolérance religieuse, le racisme et la discrimination ? suffit-il de séparer sphère publique et sphère privée ? sur quoi fonder la définition et les critères de l'intolérable ? l'universalisme n'est-il pas lui-même source paradoxale de ségrégation ? Par delà le thème de la tolérance, ce volume interroge ainsi le fondement même du libéralisme politique : comment tenir compte des objections au projet hérité des Lumières, sans renoncer à l'humanisme et à l'universalisme qui s'y expriment
Ossipov Maxime ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Rollan
L'Eternité ? C'est un lieu oublié, malmené par le temps, où sont broyés les vies et les coeurs. C'est le nom d'un tout petit bourg, au-delà du cercle polaire, créé ex nihilo par le pouvoir soviétique et qui possède son théâtre... L'histoire de ce théâtre et de ses étranges acteurs est retracée dans le cahier que son ancien directeur littéraire ? un vieil homme doux, pauvre et malade ? oublie lors d'une consultation à l'hôpital. C'est aussi le titre d'un des récits qui composent le troisième livre en français de Maxime Ossipov. Ce médecin cardiologue et écrivain promène son regard aigu sur la société et l'histoire russe, en particulier la toute fin de la période soviétique et les bouleversements qui ont suivi, avec en arrière-fond un régime qui se durcit, l'absurde guerre avec l'Ukraine. Dans ces fictions qui sont nourries du réel le plus brut, de bonté et d'humanité, l'histoire étreint les existences, l'écriture serre au plus près les douleurs et les joies.
Ossipow William ; Aeschbach Sébastien ; Eggert Nad
Biographie de l'auteur William Ossipow est professeur honoraire à l'Université de Genève. Sebastian Aeschbach est économiste dans une institution financière et Nadja Eggert travaille dans le cadre de Ethos, la plateforme inter-disciplinaire d'éthique de l'Université de Lausanne.
Maxime Ossipov - médecin cardiologue et écrivain - est issu d'une famille d'intellectuels. Après un voyage d'étude d'un an aux Etats-Unis, il préfère quitter Moscou pour s'établir à Taroussa, une ville située à cent kilomètres de la capitale. Le choc avec la réalité quotidienne dans l'exercice de son métier l'amène à écrire le premier récit de cet ouvrage. Il y fait une description sans concession de l'état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l'après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national. Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l'égard des personnages de La Rencontre, le second récit du recueil, oeuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles - entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d'action responsables...
Maxime Ossipov promène son oeil acéré et lucide de médecin sur la réalité russe. Le constat est rude : corruption, racisme, trafic d'organes... Les corps et les âmes souffrent, les médecins trompent ou se trompent, l'histoire pèse sur les existences. Et pourtant, si ses personnages voyagent ou émigrent dans les plus grandes villes du monde, comme lui, ils reviennent toujours à la Russie. C'est là qu'un bonheur, même fugace, est possible, c'est là que se révèle la vérité des êtres. Ces huit récits sont nourris de rencontres et des situations que Maxime Ossipov a dû affronter alors qu'il exerçait comme cardiologue dans différentes cliniques moscovites et à Taroussa, dans la province russe, où il s'est opposé aux autorités locales pour moderniser le service de cardiologie. Son expérience d'enseignement aux Etats-Unis, dans une université californienne, lui a également inspiré certains de ses personnages et alimente sa réflexion sur la transmission des valeurs et la quête de l'essentiel. Ces histoires simples, toujours surprenantes, sont empreintes d'une humanité à la fois bienveillante et sans illusions ; elles s'inscrivent dans la grande tradition littéraire des médecins écrivains tels que Tchekhov et Boulgakov.
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
A l'heure d'une mondialisation accélérée, on observerait une recrudescence des maladies infectieuses, mélange détonant de pathogènes émergents et anciens. Parmi ces derniers, le virus de la rougeole reviendrait en force. Médias, experts en santé publique et parents attribuent régulièrement cette résurgence à une hausse des refus de la vaccination. Qu'en est-il vraiment ? Cette explication est, pour l'autrice, historienne de la santé, un peu trop simple, voire simpliste. Dans cette enquête d'une rigueur exemplaire se penche sur la vaste question des non-vaccinations et leurs raisons d'être, elle met en cause l'idée que le rejet des vaccins augmente et que le "retour" de certaines maladies "que l'on croyait disparues" est la conséquence directe de cette opposition. Partant d'une autopsie minutieuse de la dernière grande épidémie de rougeole qui a touché le Québec il y a tout juste trente ans, elle dissèque et démystifie les comportements contemporains entourant la vaccination et met en relief ce qui se joue vraiment dans la réapparition de l'infection virale. Son livre souligne l'importance d'avoir une démarche historienne pour bien comprendre, dans toute leur complexité, les façons individuelles et collectives de préserver sa santé et celle des autres.
Les séries télévisées, phénomène culturel et social incontournable des quinze dernières années, accordent à l'Histoire une place de premier plan. Mettant en scène des guerriers vikings du IXe siècle aussi bien que des narcotrafiquants des années 1980, les intrigues situées dans un passé proche ou lointain représentent l'une des catégories les plus prisées du public. Entre reconstitutions minutieuses et anachronismes assumés, ces relectures contemporaines offrent une vision sans cesse renouvelée du passé. Mais celle-ci fait-elle écho aux avancées de la recherche historique ? Que nous apprend-elle des rapports que notre société entretient avec les siècles précédents ? Pour expliquer le succès de ces séries et la manière dont elles recomposent notre imaginaire, la collection The Historiam - dont ce livre est le deuxième volume - donne la parole à des historiens de l'Université de Genève, qui décortiquent ici cinq séries : Rome, Le Siècle Magnifique, Penny Dreadful, Zorro et The Walking Dead.