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Ma province
Ossipov Maxime ; Tatsis-Botton Anne-Marie
VERDIER
17,50 €
Épuisé
EAN :9782864326465
Maxime Ossipov - médecin cardiologue et écrivain - est issu d'une famille d'intellectuels. Après un voyage d'étude d'un an aux Etats-Unis, il préfère quitter Moscou pour s'établir à Taroussa, une ville située à cent kilomètres de la capitale. Le choc avec la réalité quotidienne dans l'exercice de son métier l'amène à écrire le premier récit de cet ouvrage. Il y fait une description sans concession de l'état de la société et des hôpitaux, et surtout de la misère mentale de tous les laissés-pour-compte de la Russie provinciale de l'après-perestroïka. Il rapporte aussi, sous le mode comico-épique, ses démêlés avec les autorités en place qui aboutissent à un scandale national. Ce regard lucide et parfois cruel ne va pas sans une certaine compassion, voire une tendresse à l'égard des personnages de La Rencontre, le second récit du recueil, oeuvre de fiction où les mêmes événements sont vus à travers le prisme de trois vies différentes. Malgré la violence et les difficultés, des rencontres improbables restent encore possibles - entre peuple et intelligentsia, croyants et athées, juifs et orthodoxes, alcooliques paumés et hommes d'action responsables...
Maxime Ossipov a longtemps vécu entre Moscou et Taroussa, dans la province russe, où il a monté un service de cardiologie de pointe au sein de l'hôpital public, se battant contre les autorités, à la fin des années 2000. Ayant protesté publiquement au tout début de l'offensive russe en Ukraine, il a dû quitter précipitamment la Russie en février 2022 avec toute sa famille. En quelques heures, pour éviter une arrestation imminente, il a été contraint de laisser sa maison, la tombe de ses parents et, sans doute le plus difficile, ses patients. Ces quatre nouvelles, qu'elles soient fictives ou non, reposent toujours sur la vérité la plus raide, la plus absolue. Ce sont les toutes dernières qu'il a écrites dans son ancienne vie. Elles sont nourries de son expérience de médecin, des rencontres avec les malades lors des consultations, des récits des autres soignants, de ses amitiés, et de tous les maux de la Russie : antisémitisme, guerre, pauvreté. Mais elles sont aussi émouvantes, pleines d'humour et riches en retournements parfois surprenants. Maxime Ossipov vit aujourd'hui en Europe. Il ne pratique plus la cardiologie, il enseigne la littérature russe. Il a fondé une revue littéraire, 5-aïa Volna ("Cinquième vague"), publiée en russe et en anglais. Luxemburg est son quatrième livre aux éditions Verdier.
Ossipow William ; Aeschbach Sébastien ; Eggert Nad
Biographie de l'auteur William Ossipow est professeur honoraire à l'Université de Genève. Sebastian Aeschbach est économiste dans une institution financière et Nadja Eggert travaille dans le cadre de Ethos, la plateforme inter-disciplinaire d'éthique de l'Université de Lausanne.
Peut-on défendre n'importe quelle opinion dans une société libérale ? Peut-on être discriminatoire, sexiste ou raciste ? Certains le pensent, qui font de la tolérance le principe même du libéralisme politique. Ce que l'Etat devrait protéger serait avant tout la liberté de la conscience et de l'expression personnelle, à la fois dans la sphère privée, et pourquoi pas dans la sphère publique. D'autres voient cependant dans la tolérance un concept régulateur. La tolérance reconnaît certes une pluralité d'expressions légitimes, mais à l'intérieur d'un cadre défini : celui d'un intolérable qui contredirait le principe même de l'égalité et de la diversité que le libéralisme entend reconnaître et protéger. A partir d'approches disciplinaires diverses, ce volume présente les enjeux de ce débat : faut-il tout tolérer ? doit-on mettre sur le même plan l'intolérance religieuse, le racisme et la discrimination ? suffit-il de séparer sphère publique et sphère privée ? sur quoi fonder la définition et les critères de l'intolérable ? l'universalisme n'est-il pas lui-même source paradoxale de ségrégation ? Par delà le thème de la tolérance, ce volume interroge ainsi le fondement même du libéralisme politique : comment tenir compte des objections au projet hérité des Lumières, sans renoncer à l'humanisme et à l'universalisme qui s'y expriment
Ossipov Maxime ; Tatsis-Botton Anne-Marie ; Rollan
L'Eternité ? C'est un lieu oublié, malmené par le temps, où sont broyés les vies et les coeurs. C'est le nom d'un tout petit bourg, au-delà du cercle polaire, créé ex nihilo par le pouvoir soviétique et qui possède son théâtre... L'histoire de ce théâtre et de ses étranges acteurs est retracée dans le cahier que son ancien directeur littéraire ? un vieil homme doux, pauvre et malade ? oublie lors d'une consultation à l'hôpital. C'est aussi le titre d'un des récits qui composent le troisième livre en français de Maxime Ossipov. Ce médecin cardiologue et écrivain promène son regard aigu sur la société et l'histoire russe, en particulier la toute fin de la période soviétique et les bouleversements qui ont suivi, avec en arrière-fond un régime qui se durcit, l'absurde guerre avec l'Ukraine. Dans ces fictions qui sont nourries du réel le plus brut, de bonté et d'humanité, l'histoire étreint les existences, l'écriture serre au plus près les douleurs et les joies.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.