Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La porte du ciel. Les esséniens et Qumrân : quelles origines ? quelles postérités ?
Nodet Etienne ; Rey Jean-Sébastien
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204114813
Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte, aucun chercheur n'était parvenu à résoudre la question pourtant essentielle, sans laquelle toute hypothèse est caduque, de la présence des esséniens en plein désert. Répondre à cette énigme, c'est enfin comprendre ce qu'est réellement le site de Qumrân, les enjeux politiques qu'il recouvre et le rôle religieux joué par ce mouvement juif dans le christianisme naissant. Car, entre le Ve siècle av. J. -C et le Ier siècle de notre ère, le judaïsme n'est pas monolithique et ses institutions ne sont pas stables : samaritains. asmonéens, juifs d'Egypte et esséniens tentent d'imposer leur vision de la religion, ce qui débouchera sur le judaïsme rabbinique. Intégrant des données qumraniennes dans le contexte plus large de l'histoire du Proche-Orient ancien depuis l'époque perse jusqu'à la période romaine et prenant en considération les données culturelles et institutionnelles, Etienne Nodet renouvelle fondamentalement nos connaissances. Une pensée rigoureuse et originale pour une vision audacieuse : à la suite de Josué, l'entrée en Terre promise devient une métaphore de l'accès au Royaume de Dieu.
Résumé : Comment les premiers chrétiens ont-ils compris et exprimé l'identité de Jésus ? Voici une réflexion neuve sur les origines du christianisme, les manuscrits de Qumrân, les écrits de saint Jean et saint Paul, par un maître de l'Ecole biblique de Jérusalem. "Messie" , "Crucifié" , "Serviteur souffrant" , "Juste condamné" , "Saint" , "Fils de Dieu" . Comment les premiers chrétiens ont-ils nommé et identifié Jésus ? C'est en immense spécialiste, internationalement reconnu, qu'Etienne Nodet renouvelle cette question cruciale et se livre à une enquête historique qui l'amène à réexaminer la question synoptique et à étudier l'appellation de "Fils de Dieu" . Oui, le thème du Serviteur souffrant de rang divin, annoncé par Isaïe, présent dans les manuscrits de la mer Morte, est essentiel. Oui, parmi les quatre évangiles, le récit de Jean, sans procès au Sanhédrin, est le plus proche des faits, avec une bonne chronologie. Oui, le titre de Fils de Dieu, a des précédents bibliques depuis David, romains depuis Auguste. Oui, Paul, dont l'influence est perceptible dans la rédaction finale des évangiles, l'a utilisé. Mais en le rattachant à la résurrection. Car, non, les premiers chrétiens n'ont pas cherché à diviniser Jésus. Au contraire, ils ont voulu affirmer son humanité. Un extraordinaire renversement de vue qui restitue enfin le sens primordial de la Passion.
Résumé : Des juifs dégradés et condamnés à une existence folklorique, les Samaritains ? C'est en grand bibliste et historien qu'Etienne Nodet exhume la singularité et la grandeur de ces témoins irréductibles de la diversité du judaïsme antique. Une plongée dans les origines et les marges éblouissante d'enseignements sur aujourd'hui. Qui sont les Samaritains de la Bible ? Comment se sont-ils agrégés dans la Palestine antique autour de leur temple sur le mont Garizim ? Quel effet a eu sur eux le fait de ne pas connaître l'Exil ? A quoi doivent-ils leur si mauvaise réputation ? Comment se fait-il que, de l'Ancien Testament à l'Evangile, leur judaïsme dégradé les érige en contre-exemple, ce dont le " bon Samaritain ", qui fait mentir l'image reçue, constitue la preuve indirecte ? Et pourquoi se sont-ils étiolés à partir de la romanité chrétienne ? Voici la plus grande investigation jamais entreprise sur l'origine des Samaritains, établissant leur généalogie, dévoilant leur histoire. L'examen critique des écrits de Flavius Josèphe, la confrontation des traditions juives et de l'histoire, l'étude comparée des sources archéologiques permettent au bibliste Etienne Nodet d'éclairer leur mystère et de restaurer leur identité israélite. Un ouvrage éblouissant.
Quatrième de couverture Depuis toujours, les chrétiens connaissent deux rites fondamentaux et complémentaires : le baptême et l'eucharistie, l'un commandant l'accès à l'autre. Le propos de cette étude est de caractériser le milieu de la communauté primitive en recherchant l'origine de ces institutions, mais en les considérant comme liées. Le résultat peut s'énoncer très simplement : le milieu d'origine se rattache aux esséniens, chez qui le baptême sanctionne un parcours d'initiation, et dont le geste communautaire essentiel est un repas eschatologique où dominent le pain et le vin. Au sein de cette culture marginale s'est opérée une transformation profonde, dont le moment décisif fut le contact avec les païens. Tel est le sens du sous-titre proposé, car il s'agit bien d'un éclatement, d'un cataclysme. Ces nouveautés n'ont cependant pas détruit les racines : un cadre s'est conservé, comme l'atteste bien la patrologie ancienne. Les rapprochements entre les chrétiens et l'ensemble formé par les thérapeutes de Philon et les esséniens de Josèphe se sont multipliés depuis les découvertes de Qumrân, non sans une attention excessive à la communauté qui occupait le site, d'où un gauchissement monastique. De fait, on montre que les esséniens et les disciples de jésus d'abord, puis ensuite les fondateurs du judaïsme rabbinique (tannaïtes) sont, à l'origine, des milieux marginaux semblables, méfiants à l'égard du Temple et des autorités de Jérusalem.
Flavius Josèphe, l'historien juif du Ier siècle (37-100) n'a pas fini de nous renseigner sur le milieu des premiers chrétiens et du Nouveau Testament. Examinant son idéologie et ses méthodes de travail, cette étude se développe selon deux axes : l'écrivain et ses sources. Josèphe se veut un historien objectif, mais sa perspective est celle d'un défenseur du judaïsme devant Rome - d'où certaines réinterprétations un peu malaisées. D'autre part il s'attache à ne rien perdre de la documentation disparate qu'il a rassemblée. Il en résulte à l'occasion des doublets ou des incohérences que l'analyse peut parfois rectifier. Les notices sur Jésus, Jean Baptiste et Jacques sont bien de Josèphe, mais elles n'ont pas toutes la même origine. Celle sur Jacques provient de Jérusalem. Il fut lapidé en 62 pour blasphème, au terme d'un procès suscité par Anân, l'unique grand-prêtre sadducéen connu ; ce fut une affaire purement juive, sans interférence romaine. Jacques, grandi par le martyre, devint un modèle du Serviteur souffrant, dont on trouve des traces dans le Nouveau Testament. Celles sur Jean Baptiste et Jésus proviennent d'une confession de foi baptismale des chrétiens de Rome, recueillie par Josèphe vers 90. Centrée sur le kérygme paulinien et sans lien littéraire avec les évangiles, elle établit un contraste entre le baptême de repentance de Jean et le baptême au nom de Jésus ressuscité. Quant à la Résurrection, elle est étudiée à partir de ceux qui la nient, les Sadducéens, qui, en " réformateurs ", prônent un retour à l'Ecriture stricte.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.