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Le fils de Dieu. Procès de Jésus et évangiles
Nodet Etienne
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204159449
Comment les premiers chrétiens ont-ils compris et exprimé l'identité de Jésus ? Voici une réflexion neuve sur les origines du christianisme, les manuscrits de Qumrân, les écrits de saint Jean et saint Paul, par un maître de l'Ecole biblique de Jérusalem. "Messie" , "Crucifié" , "Serviteur souffrant" , "Juste condamné" , "Saint" , "Fils de Dieu" . Comment les premiers chrétiens ont-ils nommé et identifié Jésus ? C'est en immense spécialiste, internationalement reconnu, qu'Etienne Nodet renouvelle cette question cruciale et se livre à une enquête historique qui l'amène à réexaminer la question synoptique et à étudier l'appellation de "Fils de Dieu" . Oui, le thème du Serviteur souffrant de rang divin, annoncé par Isaïe, présent dans les manuscrits de la mer Morte, est essentiel. Oui, parmi les quatre évangiles, le récit de Jean, sans procès au Sanhédrin, est le plus proche des faits, avec une bonne chronologie. Oui, le titre de Fils de Dieu, a des précédents bibliques depuis David, romains depuis Auguste. Oui, Paul, dont l'influence est perceptible dans la rédaction finale des évangiles, l'a utilisé. Mais en le rattachant à la résurrection. Car, non, les premiers chrétiens n'ont pas cherché à diviniser Jésus. Au contraire, ils ont voulu affirmer son humanité. Un extraordinaire renversement de vue qui restitue enfin le sens primordial de la Passion.
Résumé : Au coeur du patrimoine mondial de la littérature, la suite de l'oeuvre capitale du grand historien juif de l'Antiquité. Un indispensable de la bibliothèque universelle. Ce volume final contient deux parties : d'une part, le livre XX des Antiquités de Flavius Josèphe, prêtre juif de Jérusalem, qui couvre l'histoire de la Judée jusqu'en 66, avec les signes avant-coureurs de la guerre de 67-74, d'autre part, une Autobiographie, qui est née d'une seconde édition des Antiquités. Dans cette Vie, Flavius Josèphe reprend ce qu'il a déjà dit dans la Guerre des Juifs, mais en s'arrêtant dès l'arrivée de l'armée romaine avec Vespasien, en 67. C'est en fait une apologie portant sur de menus épisodes très provinciaux, plus de 25 ans après les faits. Pourtant, c'était du plus haut intérêt pour les lecteurs juifs, pour qui la Galilée fertile était depuis plus de deux siècles un point d'arrivée privilégié pour les nombreux immigrants venus de Babylonie. Josèphe écrivait en grec pour les Juifs de l'empire, car en 95 il voyait le judaïsme en plein développement et se posait en guide compétent, ignorant tout des rabbins et prenant de haut le christianisme. A ce moment, la chute de Jérusalem en 70 n'était plus pour lui qu'une affaire du passé, largement résorbée.
Résumé : Des juifs dégradés et condamnés à une existence folklorique, les Samaritains ? C'est en grand bibliste et historien qu'Etienne Nodet exhume la singularité et la grandeur de ces témoins irréductibles de la diversité du judaïsme antique. Une plongée dans les origines et les marges éblouissante d'enseignements sur aujourd'hui. Qui sont les Samaritains de la Bible ? Comment se sont-ils agrégés dans la Palestine antique autour de leur temple sur le mont Garizim ? Quel effet a eu sur eux le fait de ne pas connaître l'Exil ? A quoi doivent-ils leur si mauvaise réputation ? Comment se fait-il que, de l'Ancien Testament à l'Evangile, leur judaïsme dégradé les érige en contre-exemple, ce dont le " bon Samaritain ", qui fait mentir l'image reçue, constitue la preuve indirecte ? Et pourquoi se sont-ils étiolés à partir de la romanité chrétienne ? Voici la plus grande investigation jamais entreprise sur l'origine des Samaritains, établissant leur généalogie, dévoilant leur histoire. L'examen critique des écrits de Flavius Josèphe, la confrontation des traditions juives et de l'histoire, l'étude comparée des sources archéologiques permettent au bibliste Etienne Nodet d'éclairer leur mystère et de restaurer leur identité israélite. Un ouvrage éblouissant.
Les lecteurs d'Etienne Nodet savent qu'il aime à provoquer et manie volontiers le paradoxe. Cet essai n'y manque pas, surtout pour l'historien invité par l'auteur à remonter systématiquement le temps au lieu de dévider le fil chronologique des événements. Au cours de la lecture, on apprend que l'événement commémoré par Hanoukka ne fut peut-être pas aussi important que cela. On découvre que les Samaritains, loin de constituer une dissidence ou une hérésie, auraient représenté la réalité régionale dominante en Palestine jusqu'au IIe siècle. Surtout, la crise maccabéenne, conventionnellement analysée comme l'expression d'une résistance identitaire aux excès du pouvoir grec, est relue par Étienne Nodet comme l'émergence d'un judaïsme jérusalémitain inédit. Pour lui, la crise n'éclate pas au nom de la défense et de la restauration d'un certain passé et d'un certain acquis, religieux ou politique ; c'est le début d'un nouvel âge, comme le signifie la fondation de plusieurs fêtes commémoratives, qui sont le point de départ de sa recherche. Même l'importance du grand prêtre dans la période antérieure est remise en cause... Provoquer le lecteur est toujours intéressant d'un point de vue heuristique, tant il importe de remettre sans cesse en cause les idées reçues. Dans le cas présent, l'historien s'y retrouve et prend davantage conscience, en lisant Etienne Nodet, que l'historiographie porte toujours la marque de son époque et de son environnement, en particulier l'historiographie du mouvement maccabéen. Les livres des Maccabées sont le plus souvent interrogés et décryptés en fonction de problématiques extérieures et générales. Etienne Nodet nous invite à les relire avec l'œil du bibliste et son immense culture, en s'intéressant exclusivement à l'évolution interne du judaïsme judéen. Là réside l'originalité de la démarche, parfaitement opérante. "
Et si le plus grand historien du 1er siècle, celui dont les écrits corroborent le récit des Evangiles, n'avait pas encore livré tous ses secrets ? En 70, Jérusalem est détruite par les Romains. La guerre avait commencé en 66, et Flavius Josèphe, prêtre de Jérusalem, avait alors été envoyé les combattre en Galilée. Mais pourquoi, après avoir été capturé, a-t-il soudain été gracié et entretenu par ces mêmes Romains, qui lui ont ainsi permis de devenir écrivain ? Quelles furent les raisons de ce revirement ? De Massada au Colisée, voici enfin publiée la biographie de ce grand historien juif de l'Antiquité qui rêva follement d'être fidèle à Jérusalem et à Rome. Une destinée moderne au sein du monde ancien, à lire comme un roman. Une fresque étonnante sur l'histoire politique.