Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Baptême et résurrection. Le témoignage de Josèphe
Nodet Etienne
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204061742
Flavius Josèphe, l'historien juif du Ier siècle (37-100) n'a pas fini de nous renseigner sur le milieu des premiers chrétiens et du Nouveau Testament. Examinant son idéologie et ses méthodes de travail, cette étude se développe selon deux axes : l'écrivain et ses sources. Josèphe se veut un historien objectif, mais sa perspective est celle d'un défenseur du judaïsme devant Rome - d'où certaines réinterprétations un peu malaisées. D'autre part il s'attache à ne rien perdre de la documentation disparate qu'il a rassemblée. Il en résulte à l'occasion des doublets ou des incohérences que l'analyse peut parfois rectifier. Les notices sur Jésus, Jean Baptiste et Jacques sont bien de Josèphe, mais elles n'ont pas toutes la même origine. Celle sur Jacques provient de Jérusalem. Il fut lapidé en 62 pour blasphème, au terme d'un procès suscité par Anân, l'unique grand-prêtre sadducéen connu ; ce fut une affaire purement juive, sans interférence romaine. Jacques, grandi par le martyre, devint un modèle du Serviteur souffrant, dont on trouve des traces dans le Nouveau Testament. Celles sur Jean Baptiste et Jésus proviennent d'une confession de foi baptismale des chrétiens de Rome, recueillie par Josèphe vers 90. Centrée sur le kérygme paulinien et sans lien littéraire avec les évangiles, elle établit un contraste entre le baptême de repentance de Jean et le baptême au nom de Jésus ressuscité. Quant à la Résurrection, elle est étudiée à partir de ceux qui la nient, les Sadducéens, qui, en " réformateurs ", prônent un retour à l'Ecriture stricte.
Résumé : Des juifs dégradés et condamnés à une existence folklorique, les Samaritains ? C'est en grand bibliste et historien qu'Etienne Nodet exhume la singularité et la grandeur de ces témoins irréductibles de la diversité du judaïsme antique. Une plongée dans les origines et les marges éblouissante d'enseignements sur aujourd'hui. Qui sont les Samaritains de la Bible ? Comment se sont-ils agrégés dans la Palestine antique autour de leur temple sur le mont Garizim ? Quel effet a eu sur eux le fait de ne pas connaître l'Exil ? A quoi doivent-ils leur si mauvaise réputation ? Comment se fait-il que, de l'Ancien Testament à l'Evangile, leur judaïsme dégradé les érige en contre-exemple, ce dont le " bon Samaritain ", qui fait mentir l'image reçue, constitue la preuve indirecte ? Et pourquoi se sont-ils étiolés à partir de la romanité chrétienne ? Voici la plus grande investigation jamais entreprise sur l'origine des Samaritains, établissant leur généalogie, dévoilant leur histoire. L'examen critique des écrits de Flavius Josèphe, la confrontation des traditions juives et de l'histoire, l'étude comparée des sources archéologiques permettent au bibliste Etienne Nodet d'éclairer leur mystère et de restaurer leur identité israélite. Un ouvrage éblouissant.
Résumé : Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte, aucun chercheur n'était parvenu à résoudre la question pourtant essentielle, sans laquelle toute hypothèse est caduque, de la présence des esséniens en plein désert. Répondre à cette énigme, c'est enfin comprendre ce qu'est réellement le site de Qumrân, les enjeux politiques qu'il recouvre et le rôle religieux joué par ce mouvement juif dans le christianisme naissant. Car, entre le Ve siècle av. J. -C et le Ier siècle de notre ère, le judaïsme n'est pas monolithique et ses institutions ne sont pas stables : samaritains. asmonéens, juifs d'Egypte et esséniens tentent d'imposer leur vision de la religion, ce qui débouchera sur le judaïsme rabbinique. Intégrant des données qumraniennes dans le contexte plus large de l'histoire du Proche-Orient ancien depuis l'époque perse jusqu'à la période romaine et prenant en considération les données culturelles et institutionnelles, Etienne Nodet renouvelle fondamentalement nos connaissances. Une pensée rigoureuse et originale pour une vision audacieuse : à la suite de Josué, l'entrée en Terre promise devient une métaphore de l'accès au Royaume de Dieu.
Chapitre I - De cyrus au pharisiens Chapitre II - Le sabbat et la guerre Chapitre III - Le sabbat dans la bible Chapitre IV - Les samaritains et sichem Chapitre V - De l'origine des samaritains Chapitre VI - La crise maccabéenne Chapitre VII - De Simon le juste à Hillel Chapitre VIII - Esdras et néhémie Chapitre IX - Bilan et perspectives
Flavius Josèphe, le fameux historien juif du Ier siècle, est surtout connu par ses descriptions de Jérusalem et par ses récits de la guerre qui aboutit à la ruine du Temple en 70. Mais sur le tard, il a composé une histoire de son peuple, les Antiquités juives, pour en montrer les origines lointaines (car seul ce qui est ancien est vénérable). Pour cette histoire, il paraphrase la Bible. Mais quelle Bible ? Il affirme avoir traduit lui-même un texte hébreu, mais on l'a soupçonné longtemps de s'être servi d'une traduction préexistante en l'agrémentant de quelques hébraïsmes. L'étude n'avait cependant jamais été poussée très loin, car la composition de Josèphe est trop lâche pour prétendre à autre chose qu'à un rang secondaire parmi les témoins du texte. L'examen détaillé de son traitement du Pentateuque, présenté dans ce volume, fournit quelques résultats précis pour l'histoire du texte biblique. D'abord, Josèphe traduit bien de l'hébreu, comme il le dit, et il utilise des manuscrits vénérables, souvent altérés par l'usage, mais garnis de corrections et de gloses qu'il n'a pas voulu perdre ; ces rouleaux, ainsi révisés et destinés à être copiés, proviennent très probablement d'une bibliothèque de Jérusalem. D'autre part, le texte qu'ils offrent est proche de la source de la Septante, et certains éléments annexes permettent de conclure que le texte hébreu actuel (celui qu'on appelle le texte massorétique) est le résultat d'une révision ultérieure. La Septante, quant à elle, a été considérée très vite par les juifs comme une Bible chrétienne, d'où par réaction vers 100-110, la traduction d'Aquila, qui atteste un texte déjà très proche du texte massorétique définitif. L'étude du Pentateuque de Josèphe apporte donc des éléments utiles pour l'histoire plus large du texte biblique tel qu'il est couramment utilise et traduit aujourd'hui.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Résumé : Pour le judaïsme, la première question n'est pas "Qui est Dieu ?" mais "Comment Dieu se révèle-t-il aux hommes ?" Cette interrogation fondamentale, les maîtres y répondent de façon surprenante : Dieu s'est révélé dans un Livre. La tâche primordiale de l'homme est dès lors de lire, d'étudier, de commenter, d'interpréter, de transmettre... Car c'est en interprétant que l'homme peut restituer l'infini du sens et l'Infini de Dieu. Les traces de ce dialogue entre les hommes et Dieu sont déposées dans le Talmud, qui se présente comme un commentaire de la Bible, rédigé entre le IIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle après J.-C. Une prodigieuse rhapsodie de lectures et d'interprétations, toujours formulée au coeur de discussions entre les maîtres, où s'énonce une éthique de la relation à l'autre homme. Depuis quinze siècles, le Talmud est la véritable Bible du peuple juif ; passage obligé de toute interprétation des Ecritures, à la fois sur le plan du droit (halakha) et de la philosophie (aggada), réflexion décisive pour les règles de vie et référence incontournable pour l'intelligence de la Révélation.
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Présentation de l'éditeur Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et la philosophie de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.