Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une théologie en déconstructions. Littérature - Mystique - Philosophie
Nault François
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204075930
La déconstruction n'est pas une entreprise négative: déconstruire la théologie n'est pas la détruire ou y mettre fin. La théologie résiste, dans tous les sens du terme, aux déconstructions auxquelles elle donne lieu; c'est même pour elle une manière de survivre. En ce sens, on n'insistera jamais assez sur le pouvoir éminemment affirmatif de la déconstruction. Par ailleurs, la théologie ne se présente pas toujours sous la forme d'un discours constitué. Il n'est donc pas surprenant de la retrouver dans des textes qui ne se disent pas "théologiques", mais plutôt "littéraires" (un roman de Samuel Beckett, un récit de Georges Perec), "mystiques" (lettres de Bernard de Clairvaux et de Marie de l'Incarnation) ou "philosophiques" (fragments de Friedrich Nietzsche, essais de Richard Rorty, écrits de Jacques Derrida), annonçant discrètement, en se la dissimulant parfois à eux-mêmes, une théologie "possible" et confirmant peut-être ainsi, après tout, la nécessité de continuer à dire Dieu.
Considéré comme la "bible" de l'anarchisme individualiste, L'Unique et la propriété de Max Stirner a été plus souvent évoqué que lu depuis sa parution en 1844. Initialement frappé parla censure, l'ouvrage a été rapidement remis en circulation, les autorités de l'époque le jugeant "trop absurde pour être dangereux." Au vingtième siècle encore, un philosophe comme Jürgen Habermas soulignait "l'absurdité de la frénésie stirnérienne". Et pourtant... L'Unique et sa propriété n'a cessé d'exister, comme un bloc erratique, de s'imposer à la pensée, comme sa limite même : celle d'un Moi qui affirme d'entrée de jeu n'avoir "fondé sa cause sur rien" et qui s'abandonne à une "allégresse sans pensée". Celui qui aura vraiment lu Stirner ne se résoudra pas à s'en faire le disciple ou le commentateur ; il lui opposera sa propre unicité, sa propre force, pour s'en repaître à sa guise...
La question de l'autorité a été un thème central à Vatican II avec ses corollaires que sont l'autorité de l'Ecriture, de la tradition, du magistère, des théologiens et de l'expérience. Tout au long du concile Vatican II, ces questions ont hanté les débats conciliaires. C'est dire à quel point l'autorité dans l'Eglise n'est pas une question simple. Les auteurs de cet essai dressent le bilan de la réflexion des pères conciliaires sur ces thématiques et mettent en lumière l'acquis premier : l'écoute de la Parole de Dieu dans la vie de l'Eglise, le rôle éminent des évêques et des prêtres dans l'annonce de la Parole, l'accès de tous les baptisés à l'Ecriture. Les auteurs abordent aussi le discours tenu par Vatican II sur la tradition. Qu'est-ce que la tradition ? Essentiellement transmission. Faire acte de tradition, c'est témoigner aujourd'hui en langage nouveau ce que l'Eglise a reçu de l'Ecriture et qui a ensuite été porté par diverses formes de discours (liturgie, discours magistériel, théologique, catéchétique, prédication, art sacré, piété, etc.). Le Concile a ainsi tout recentré sur la Parole de Dieu. L'Ecriture traduite, distribuée, lue et méditée, a retrouvé une place centrale dans la vie de l'Eglise. Le concile a aussi redessiné le ministère pontifical : dans une époque caractérisée par la globalisation, la mission de la papauté est de veiller à garder dans l'unité les diverses inscriptions de l'Eglise dans la variété des cultures.
Rouet Albert ; Nault François ; Müller Denis ; Van
Albert Rouet : La Radical Orthodoxy : une théologie sans espérance ? François Nault : La fraternité. En lisant Derrida, Schmitt et la Bible Denis Müller : Pulsion de victoire et passion de justice Thibault Van den Driessche : Entre éthique et mystique... Paulo Becchi : La position de l'Eglise catholique sur la transplantation d'organes à partir de cadavres
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.