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Moi... et Max Stirner. L'art de vivre
Nault François
ORIZONS
20,00 €
Épuisé
EAN :9791030902730
Considéré comme la "bible" de l'anarchisme individualiste, L'Unique et la propriété de Max Stirner a été plus souvent évoqué que lu depuis sa parution en 1844. Initialement frappé parla censure, l'ouvrage a été rapidement remis en circulation, les autorités de l'époque le jugeant "trop absurde pour être dangereux." Au vingtième siècle encore, un philosophe comme Jürgen Habermas soulignait "l'absurdité de la frénésie stirnérienne". Et pourtant... L'Unique et sa propriété n'a cessé d'exister, comme un bloc erratique, de s'imposer à la pensée, comme sa limite même : celle d'un Moi qui affirme d'entrée de jeu n'avoir "fondé sa cause sur rien" et qui s'abandonne à une "allégresse sans pensée". Celui qui aura vraiment lu Stirner ne se résoudra pas à s'en faire le disciple ou le commentateur ; il lui opposera sa propre unicité, sa propre force, pour s'en repaître à sa guise...
Lui qui est de condition divine n'a pas considéré comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu. Mais il s'est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père. (Phil 2, 6-11). La notion de kénose est une notion classique de la théologie chrétienne, renvoyant comme à son fondement à cet Hymne de l'Epître de saint Paul aux Philippiens. Traditionnellement, le concept a surtout été travaillé en christologie. A côté des recours à la notion de kénose dans la théologie officielle, on assiste aujourd'hui à des reprises philosophiques, littéraires et politiques de cette thématique. Certaines contributions de cet ouvrage collectif se penchent sur la constitution biblique et doctrinale du paradigme théologique de la kénose, tandis que d'autres explorent différents types de reprises, d'élargissements et de reconfigurations de la notion de kénose. Dans tous les cas, c'est l'inépuisable richesse de la thématique qui est soulignée. Cet ouvrage rassemble les textes de chercheurs canadiens et européens de diverses disciplines : théologie, philosophie, sociologie et psychanalyse.
Parmi l'ensemble des christologies suscitées par le Nouveau Testament, la christologie sapientielle, reposant tout particulièrement sur l'hymne à la Sagesse Pr 8,22-31, occupe une place importante. Sophia, la Sagesse personnifiée, est une figure féminine joyeuse, joueuse et intimement liée à la Création. Son personnage suscite une attraction érotique tout en restant insaisissable dans un délicieux jeu de voilement et de dévoilement. Dans cette étude exégétique, l'auteur met en avant la face féminine de Dieu. Il ouvre ainsi des voies audacieuses pour la spiritualité chrétienne en faisant redécouvrir dans un langage adapté à la pensée contemporaine celles déjà empruntées à d'autres époques par des théologiens et auteurs
Une introduction athéologique à la théologie ne fait que se conformer à son objet ; elle ne fait qu'un avec lui. Une introduction athéologique à la théologie ne précède pas la théologie, elle ne prépare pas l'entrée dans la théologie. Elle l'inaugure. Comme Dieu, l'athéologie est partout. A tout le moins, elle peut commencer partout. Mais ce "partout possible", cette insistance athéologique repérable dans les coins les plus surprenants, est aussi ce par quoi la référence au Tout devient impossible ou difficilement soutenable. Du fait de l'omniprésence de l'athéologie, la théologie cesse de prétendre à la totalité. C'est pourquoi elle se présente dans ce livre sous la forme de deux colonnes, qui rivalisent l'une avec l'autre, dans la reprise d'un dispositif déjà utilisé par Jacques Derrida. Dans l'espacement athéologique de la théologie: Thomas d'Aquin et Jean de la Croix côtoient Pier Paolo Pasolini et Philip Roth ; la théologie s'ouvre à la littérature ; la tour de Babel, l'exposition du Christ en croix et le tombeau vide semblent avoir des ressorts érotiques ; les anges de la Résurrection fraternisent avec les démons de la chair ; le sublime est bordé du vulgaire ; l'appel du silence résonne comme un irrésistible cri de joie.
Rouet Albert ; Nault François ; Müller Denis ; Van
Albert Rouet : La Radical Orthodoxy : une théologie sans espérance ? François Nault : La fraternité. En lisant Derrida, Schmitt et la Bible Denis Müller : Pulsion de victoire et passion de justice Thibault Van den Driessche : Entre éthique et mystique... Paulo Becchi : La position de l'Eglise catholique sur la transplantation d'organes à partir de cadavres
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.