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Noblesse et pauvreté. La petite noblesse en Bretagne XVe-XVIIIe siècle
Nassiet Michel ; Meyer Jean
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753519930
Noblesse et pauvreté met en évidence le paradoxe de l'existence en Bretagne d'une noblesse pauvre à l'intérieur d'un ordre privilégié et analyse l'appauvrissement des lignes cadettes, dû essentiellement au partage noble. Les activités pourtant très diverses exercées par beaucoup de petits nobles (soldats et marchands de fil, agriculteurs et notaires, officiers de juridiction et taverniers...) ne leur permirent pas d'enrayer ce phénomène. Par ailleurs, à la chute massive des nobles dans le tiers état aux XVIe et XVIIe siècles s'oppose à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle leur volonté vigoureuse de conserver leur statut de membre du second ordre. Michel Nassiet propose des méthodes novatrices, notamment graphiques, qui intéresseront historiens et généalogistes. Utilisant systématiquement des généalogies descendantes, il a procédé à la reconstitution précise de douze lignages enracinés dans le triangle Rennes - Saint-Malo - Saint-Brieuc. Il étudie leurs comportements fondamentaux face à la vie: nuptialité et fécondité, et face aux changements extérieurs: prix et fiscalité.
L'idée qui préside à son élaboration est de montrer la diversité et la vitalité de la recherche dans ce domaine de l'histoire de l'art, la tapisserie touche des domaines variés comme l'histoire politique, économique ou sociale. Medium complexe dans son élaboration, elle permet, en histoire de l'art à proprement parler, d'aborder des questions essentielles, comme celles de l'invention, de la reproduction ou de la réception, à travers notamment l'étude toujours renouvelée des rôles respectifs des différents intervenants dans son processus de création. Les champs de recherche sont loin d'être épuisés et suscitent un intérêt croissant de la part des jeunes chercheurs. En dépit de cette pluralité, un point commun se dégage de toutes ces contributions : le rapport au document, quel qu'il soit, et la valeur historique qu'on lui accorde. Tous les auteurs se basent sur des sources inédites ou non encore exploitées, et ce malgré les difficultés rencontrées parfois pour accéder à celles-ci. Ils nous offrent ainsi un aperçu de l'histoire de la tapisserie en France ou de la production étrangère dans ses liens avec la France.
Ce livre couvre la période de la France de 1594 à 1715. C'est une refonte de deux ouvrages : - La France du premier XVIIème siècle (1594 à 1661), Robert Descimon/Christian Jouhaud - code 001499 - La France du second XVIIème siècle (1661 à 1715), Michel Nassiet - code 001541
La France violente étudie la question criminelle et plus particulièrement la violence homicide entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Empruntant les outils conceptuels de la sociologie, l auteur explique la diminution progressive de cette violence, tout particulièrement du duel, par le déclin à l attachement aux groupes, spécialement aux groupes de parenté du type des communautés confessionnelles, attachement qui justifiait auparavant une solidarité indéfectible de l individu et un intransigeant devoir de défense d un honneur perçu comme collectif. L ouvrage montre ainsi l affaiblissement des liens de parenté et le resserrement concomitant du lien conjugal, ainsi que la relativisation et l individuation de l honneur, portées par une aspiration nouvelle à l épanouissement individuel et au bonheur.
Il n'existe jamais une absolue coïncidence entre les conceptions, les valeurs et les normes du monde de la justice et celles de la société. Ce sont les écarts, les distances ou les proximités entre les conceptions de l'une et l'autre que ce livre entreprend d'explorer dans le temps. Au haut Moyen Age, des évêques ferment les yeux sur des infractions à la législation sur le mariage ; au XIVe siècle, l'application rigoureuse de la législation relative à l'endettement rompt le lien social ; dans l'Italie du Nord, des pratiques coutumières sont utilisées par les tribunaux du pape pour accuser d'hérésie de grands seigneurs ; dans les états bourguignons, les dispositions brutales de la justice ducale brisent des solidarités urbaines fortes ; aux XVe-XVIe siècles, la pratique de l'homicide pour adultère trouve dans la société un quasi consensus ; en 1720, une large partie de l'opinion publique réprouve la sévérité à l'encontre d'un bandit... Parallèlement apparaissent des proximités et des convergences, comme au XIIe siècle dans l'Italie des communes. Au XVIIIe siècle, des tribunaux de proximité renvoient l'image d'une communauté de valeurs entre juges et justiciables. Dans le jugement des blasphèmes, les juges se gardent d'appliquer à la lettre la législation pénale, du moins jusqu'à la fin du XVe siècle, tandis que la mutation provoquée par la Réforme protestante suggère que l'analyse en termes de tolérance est inappropriée pour en rendre compte. Ce que l'on découvre au fil des analyses, c'est une distance entre les valeurs partagées par la société et certaines pratiques judiciaires étroitement liées au pouvoir politique, le pouvoir souverain, soit en expansion, soit, au contraire, en difficulté. Ce livre éclaire donc aussi, à côté de la force de la justice négociée et de la proximité qu'elle maintient entre magistrats et justiciables, l'ambivalence de la justice en tant qu'attribut de la souveraineté.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.