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LA VIOLENCE, UNE HISTOIRE SOCIALE
NASSIET MICHEL
CHAMP VALLON
26,50 €
Épuisé
EAN :9782876735453
La France violente étudie la question criminelle et plus particulièrement la violence homicide entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Empruntant les outils conceptuels de la sociologie, l auteur explique la diminution progressive de cette violence, tout particulièrement du duel, par le déclin à l attachement aux groupes, spécialement aux groupes de parenté du type des communautés confessionnelles, attachement qui justifiait auparavant une solidarité indéfectible de l individu et un intransigeant devoir de défense d un honneur perçu comme collectif. L ouvrage montre ainsi l affaiblissement des liens de parenté et le resserrement concomitant du lien conjugal, ainsi que la relativisation et l individuation de l honneur, portées par une aspiration nouvelle à l épanouissement individuel et au bonheur.
Résumé : Cet ouvrage est une ample publication de sources sur Anne de Bretagne, dont beaucoup sont inédites : toute la correspondance qui a pu être retrouvée, active et passive, de la duchesse et de la reine, complétée par plusieurs documents fondamentaux. La datation des missives restitue leur contexte historique, et l'identification des personnages informe sur les réseaux personnels de la reine. En outre, un itinéraire montre la grande mobilité de cette femme et permet de faire l'histoire de ses voyages, qui sont révélateurs de son tempérament et de ses motivations : une extrême énergie, la piété et les pélerinages, et un amour conjugal dont témoignent aussi les ambassadeurs italiens. Les premières lettres précisent l'extraordinaire agentivité par laquelle la fillette de onze ans a pris son destin en main en repoussant le grand baron avec lequel ses proches voulaient la marier. La correspondance éclaire le rapport au pouvoir monarchique qui, s'agissant d'une femme, prend une importance exceptionnelle du fait de son double statut, celui de reine et celui de duchesse souveraine. La reine va jusqu'à conduire une "diplomatie épistolaire". Des historiens ont critiqué son amitié constante pour la maison d'Autriche, sans voir que son but, explicite, était de faire et assurer la paix dans la chrétienté.
L'idée qui préside à son élaboration est de montrer la diversité et la vitalité de la recherche dans ce domaine de l'histoire de l'art, la tapisserie touche des domaines variés comme l'histoire politique, économique ou sociale. Medium complexe dans son élaboration, elle permet, en histoire de l'art à proprement parler, d'aborder des questions essentielles, comme celles de l'invention, de la reproduction ou de la réception, à travers notamment l'étude toujours renouvelée des rôles respectifs des différents intervenants dans son processus de création. Les champs de recherche sont loin d'être épuisés et suscitent un intérêt croissant de la part des jeunes chercheurs. En dépit de cette pluralité, un point commun se dégage de toutes ces contributions : le rapport au document, quel qu'il soit, et la valeur historique qu'on lui accorde. Tous les auteurs se basent sur des sources inédites ou non encore exploitées, et ce malgré les difficultés rencontrées parfois pour accéder à celles-ci. Ils nous offrent ainsi un aperçu de l'histoire de la tapisserie en France ou de la production étrangère dans ses liens avec la France.
Il n'existe jamais une absolue coïncidence entre les conceptions, les valeurs et les normes du monde de la justice et celles de la société. Ce sont les écarts, les distances ou les proximités entre les conceptions de l'une et l'autre que ce livre entreprend d'explorer dans le temps. Au haut Moyen Age, des évêques ferment les yeux sur des infractions à la législation sur le mariage ; au XIVe siècle, l'application rigoureuse de la législation relative à l'endettement rompt le lien social ; dans l'Italie du Nord, des pratiques coutumières sont utilisées par les tribunaux du pape pour accuser d'hérésie de grands seigneurs ; dans les états bourguignons, les dispositions brutales de la justice ducale brisent des solidarités urbaines fortes ; aux XVe-XVIe siècles, la pratique de l'homicide pour adultère trouve dans la société un quasi consensus ; en 1720, une large partie de l'opinion publique réprouve la sévérité à l'encontre d'un bandit... Parallèlement apparaissent des proximités et des convergences, comme au XIIe siècle dans l'Italie des communes. Au XVIIIe siècle, des tribunaux de proximité renvoient l'image d'une communauté de valeurs entre juges et justiciables. Dans le jugement des blasphèmes, les juges se gardent d'appliquer à la lettre la législation pénale, du moins jusqu'à la fin du XVe siècle, tandis que la mutation provoquée par la Réforme protestante suggère que l'analyse en termes de tolérance est inappropriée pour en rendre compte. Ce que l'on découvre au fil des analyses, c'est une distance entre les valeurs partagées par la société et certaines pratiques judiciaires étroitement liées au pouvoir politique, le pouvoir souverain, soit en expansion, soit, au contraire, en difficulté. Ce livre éclaire donc aussi, à côté de la force de la justice négociée et de la proximité qu'elle maintient entre magistrats et justiciables, l'ambivalence de la justice en tant qu'attribut de la souveraineté.
Ce livre couvre la période de la France de 1594 à 1715. C'est une refonte de deux ouvrages : - La France du premier XVIIème siècle (1594 à 1661), Robert Descimon/Christian Jouhaud - code 001499 - La France du second XVIIème siècle (1661 à 1715), Michel Nassiet - code 001541
Reprenant une expression célèbre de Térence, l'empereur Tibère aurait comparé l'exercice du pouvoir au fait de tenir un loup par les oreilles : sous la menace permanente du complot ou de l'usurpation, celui qui avait su parvenir au pouvoir devait savoir, pour s'y maintenir, déployer en permanence les qualités et les techniques les plus diverses sous peine de succomber. En cas de contestation, il n'y avait pas d'autre alternative que la victoire ou la mort, que ce soit pour l'empereur en titre ou pour celui qui entreprenait de prendre sa place. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter et d'analyser afin d'en mettre en valeur les ressorts secrets ? les fameux arcana imperii ? mais aussi le langage officiel fait de gestes, de pratiques et de mots d'ordre destinés à assurer la paix et la longévité d'un règne, ou à justifier la révolte. Depuis Auguste jusqu'aux Sévères, durant les trois siècles étudiés ici, complots et éliminations jalonnent l'histoire impériale. Une analyse précise permet de mettre en lumière les logiques qui les sous-tendent. Au gré des variations du consensus dont bénéficie l'empereur, des styles de gouvernement se dégagent, mais aussi des profils de concurrents, hommes et femmes ? car ces dernières jouent un rôle clé et payent un lourd tribut à la stabilité du pouvoir. Dans un régime sans constitution, qui prétend, au début, poursuivre inchangée sa forme républicaine, un langage du pouvoir et de sa contestation se crée et s'installe dans les pratiques. Il constitue, règne après règne, comme une nouvelle tradition. Sources littéraires variées en grec ou en latin, inscriptions ou graffitis, programmes monumentaux ou frappes monétaires, c'est avec une richesse inouïe que l'Antiquité nous a légué son témoignage sur les pratiques impériales, nous permettant d'en lire l'histoire avec une précision qui ne laisse de nous surprendre et de nous parler aussi de notre monde contemporain.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.