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Raspoutine
Mourousy Paul
FRANCE EMPIRE
24,95 €
Épuisé
EAN :9782704811250
On connaît surtout Raspoutine à travers les légendes du "moine scélérat", du moujik sadique, le despote occulte qui serait la cause de la tragédie impériale et de la révolution russe. Dans ce livre, l'auteur apporte au public une étude - qu'il a souhaitée objective - sur ce que fut réellement cet homme doué d'un pouvoir magique. On le découvre dans son enfance, sa jeunesse sibérienne au milieu de sa famille, de sa femme et de ses enfants. Certes, Raspoutine n'était pas un saint mais, animé d'un réel amour de sa patrie - la Russie - et de Nicolas II son souverain, ayant toujours voulu la paix de son pays, il aurait certainement obtenu du tsar sa non-participation à la guerre de 1914-1918 et il l'aurait convaincu de rester neutre si, déjà victime d'une tentative d'assassinat, il ne s'était trouvé, en août 1914, grièvement blessé au fond d'un lit d'hôpital à Tioumen. Le prince Félix Youssoupoff l'attirera plus tard dans un guet-apens, où il trouvera la mort la plus affreuse qui se puisse imaginer. L'auteur n'a pas de motif pour accuser ou plaindre. Il a vécu toute son enfance dans l'atmosphère de l'émigration russe à Paris. Son grand-père fut chambellan d'Alexandre III, son père appartint à l'Ecole des Cadets de Saint-Pétersbourg et fut l'un des derniers diplomates de la Russie tsariste à Paris. Son oncle, le prince Alexandre Mourousy, accompagnait Nicolas II dans toutes les visites officielles en qualité d'aide de camp et fut un pionnier de l'aviation russe. Il se conduisit en héros pour la France et mourut à Paris de longues années après la guerre, enveloppé dans le drapeau français et Grand-croix de la Légion d'Honneur. L'auteur a connu morgue des intrigants, des aristocrates - les vrais et les faux - l'outrecuidance des imbéciles - toujours mieux renseignés que les autres - la retenue des âmes étouffées par la peur ou les scrupules, l'hypocrisie de certains témoins, la quête passionnée des historiens, les mendiants de la renommée, la sottise des petits nobles martyrisés par leur exil, mais il n'a voulu retenir de tout cela que les faits précis, dont la plupart lui furent confiés par un ancien fonctionnaire de l'Okrana (police secrète impériale), Jean Jacoby, connu à Paris pour ses ouvrages historiques sur la Russie et qui mourut à Bruxelles de manière ambiguë, il y a bien des années.
Potemkine aura été le personnage le plus important du règne de Catherine II. Son étonnante personnalité souffrait d'une dualité constante entre son état de conquérant et celui de mystique. Il a dépassé tous les hommes de son époque, non seulement par sa taille impressionnante mais par la dimension d'un courage et d'une puissance sentimentale sans rien de comparable. Homme d'Etat, ministre, diplomate, soldat, bâtisseur, metteur en scène, colonisateur, cet amant de Catherine fut aussi son époux secret. Elle lui octroya en effet l'honneur unique d'une union consolidée par une authentique cérémonie religieuse. Guidé par la voix des anges qui, tout enfant, l'appelait dans ce Tchitchovo, il ne se départit jamais de son ardeur pour l'orthodoxie russe. Extravagant dans ses moeurs, ses goûts de luxe mais aussi d'ascétisme, il est un symbole vivant de son époque avec ses vices et ses vertus. Paul Mourousy fait le portrait d'un personnage central de la Russie du XIXe siècle. Grégory Alexandrovitch Potemkine, mystique et conquérant, favori et complice de Catherine Il, sous la bannière de l'orthodoxie agrandit l'empire russe d'un tiers de sa superficie en annexant la Crimée.
Après son Raspoutine qui obtint le Prix d'Histoire de l'Académie Française 1985 et le Prix Sévigné Européen Louise Weiss 1985, Paul Mourousy fait le portrait d'un autre personnage passionnant de la Russie tsariste, Catherine la Grande – que les ancêtres de l'auteur ont bien connue.
Résumé : Et si Jeanne d'Arc n'était pas morte à Rouen en 1431 ? Si une autre présumée sorcière avait péri sur le bûcher à sa place ? Une nouvelle histoire commence alors : Jeanne est emmenée en Savoie où l'attend le seigneur Pierre de Menthon. Tout en cheminant vers ce qui deviendra une autre prison, Jeanne médite sur sa destinée et s'interroge sur son identité. Est-elle vraiment la fille du couple qui l'a élevée ? Pourquoi n'entend-elle plus des voix comme naguère ? Quel est le sens de la mission que lui a confiée Dieu ?.... Cet étonnant roman, qui reprend la thèse d'une Jeanne d'origine royale, préserve l'image de la jeune fille mystique et guerrière, voulant vaincre à tout prix les Anglais ; mais Paul Mourousy la démystifie en véritable historien, la replongeant dans une réalité quotidienne.
L'épopée du sous-marin Casabianca s'évadant de Toulon tandis que la flotte se saborde, effectuant au nez de l'ennemi des missions secrètes sur les côtes corses pour préparer la libération de l'île, débarquant enfin 109 hommes du Bataillon de Choc dans Ajaccio est une des belles pages de l'Histoire de la Marine Française.
A Sainte-Hélène, Napoléon disait " qu'il avait été fort occupé dans sa vie par deux femmes très différentes : l'une (Joséphine) était l'art et les grâces, l'autre (Marie-Louise) l'innocence et la simple nature ". Fille de l'empereur d'Autriche, elle ne connut pas l'impopularité ni le sort tragique de sa tante Marie-Antoinette, mais elle partage avec elle le rôle de l'étrangère indifférente au sort de la France, d'épouse légère qui trahit Napoléon pour le borgne Neipperg, de la mère évaporée qui laisse mourir de phtisie son fils, le roi de Rome. Au total, ni Cléopâtre ni Messaline, qui ont au moins le mérite de faire rêver, mais une pauvre femme sans grande envergure, victime de l'éducation reçue à Schoenbrunn. Voilà pourquoi les biographes de Marie-Louise ont été réservés sur sa personnalité. Tel n'est pas le cas de Jules Bertaut, un très bon historien, fin critique littéraire et bon connaisseur de cette époque, qui dans ce livre exaltant et fort bien écrit, réhabilite Marie-Louise. Jean Tulard, meilleur spécialiste de cette période, présente ce livre, partage son point de vue et réhabilite à son tour l'impératrice qu'il considère avoir été décriée à tort : une bonne occasion pour le lecteur de se faire son opinion.
Monsieur Colonna d'Istria, qui porte un nom prestigieux, est célèbre par ses écrits concernant aussi bien son pays d'origine la Corse que des essais ou des romans, et notamment un dernier Mémoires de Napoléon, publié aux éditions France-Empire, vient de relever ce défi en démontrant qu'on ne peut pourtant pas s'empêcher de penser à des trahisons, de se dire que si l'Empire a fini, si l'?uvre de Napoléon est restée inachevée, c'est que des proches de l'empereur, des serviteurs de l'Empire, des partisans, de ceux qui auraient dû avoir intérêt à ce que l'entreprise continue, ont, par leurs attitudes, par leurs vues à court terme, par paresse, par vice, que tous ceux-là ont contribué à provoquer la fin de l'empire. Il n'est pas interdit de penser ? sans doute est-ce simplificateur, qu'importe ! ? que si le Premier Empire a fini, c'est que Napoléon a été trahi. C'est la matière de ce livre. Il a le projet de dresser une série de portraits des traîtres qui ont fait trébucher Napoléon et qui ont précipité la chute de l'Empire.
Comment se fait-il que Marie Stuart ait, à ce point, émerveillé les esprits et enchanté les imaginations ? D'abord parce qu'elle était belle : "Arrivant en France sur les quinze ans, sa beauté commença à paraître comme la lumière en plein beau monde" écrit Brantôme. Et du Bellay surenchérit : "Contentez-vous, mes yeux, vous ne verrez jamais chose plus belle". Sa destinée autant que sa beauté émeuvent. Elle a été reine de France et d'Ecosse et aurait pu porter le titre de reine d'Angleterre. C'est son illustre ascendance qui en fit la rivale de cette autre reine d'Angleterre qu'était Elisabeth qui la fit condamner à mort. Elle a toujours joui d'un bonheur trouble et agité. Veuve du jeune roi de France, François II, elle regagne son Ecosse natale pour épouser son cousin qui portait aussi le nom de Stuart, dont elle eut un fils, Jacques Ier. Cela lui permettra de donner à l'Angleterre une nouvelle dynastie et plusieurs rois. Elle avait beaucoup de qualités. Mais il lui en manquait une pour être une femme d'Etat : le recul, la capacité de réagir avec calme, au second degré, en véritable tacticienne. Galante, elle le fut à sa façon. Mais elle n'était pas faite pour tenir seule la barre d'un royaume : c'était son seuil d'incompétence. Elle paya tragiquement la légèreté de son caractère comme on le découvre dans ce livre palpitant dont les épisodes sont remarquablement racontés par Monsieur de Marlès, auteur renommé, il y a presque un siècle.