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Marie-Louise, femme de Napoléon
Bertaut Jules,Tulard Jules
FRANCE EMPIRE
24,95 €
Épuisé
EAN :9782704811748
A Sainte-Hélène, Napoléon disait " qu'il avait été fort occupé dans sa vie par deux femmes très différentes : l'une (Joséphine) était l'art et les grâces, l'autre (Marie-Louise) l'innocence et la simple nature ". Fille de l'empereur d'Autriche, elle ne connut pas l'impopularité ni le sort tragique de sa tante Marie-Antoinette, mais elle partage avec elle le rôle de l'étrangère indifférente au sort de la France, d'épouse légère qui trahit Napoléon pour le borgne Neipperg, de la mère évaporée qui laisse mourir de phtisie son fils, le roi de Rome. Au total, ni Cléopâtre ni Messaline, qui ont au moins le mérite de faire rêver, mais une pauvre femme sans grande envergure, victime de l'éducation reçue à Schoenbrunn. Voilà pourquoi les biographes de Marie-Louise ont été réservés sur sa personnalité. Tel n'est pas le cas de Jules Bertaut, un très bon historien, fin critique littéraire et bon connaisseur de cette époque, qui dans ce livre exaltant et fort bien écrit, réhabilite Marie-Louise. Jean Tulard, meilleur spécialiste de cette période, présente ce livre, partage son point de vue et réhabilite à son tour l'impératrice qu'il considère avoir été décriée à tort : une bonne occasion pour le lecteur de se faire son opinion.
Telle une danseuse aux talons de verre apparaît la vie dans un poème d'Aragon: fragilité, revirements. Revirement amer pour qui feuillette les images glacées du passé, pour qui relit d'anciennes lettres, remâche une absence. Revirement de farce pour la victime d'une trompe d'Eustache bouchée. Lente ou violente altération des jardins qu'on hante à tout âge. Renoncements aussi, acerbes ou mélancoliques, à la compagne rêvée, au cavalier idéal, à ce qui aurait pu être. Et, inversement, regain, quand la transmission d'un portrait, la remémoration empêchent les choses de finir tout à fait... Si Rosalinde est trop réaliste pour s'enfermer dans le vert paradis des mythes, c'est qu'on ne rencontre ici ni personnages ni événements exceptionnels, rien que l'entêtement à vivre d'êtres ordinaires: ils ne prennent pas leurs chagrins pour l'écroulement du monde, mais aiment démêler l'écheveau des peines perdues et des raisons du c?ur.
Rien n'est mécanique dans ce Dictionnaire de synonymes, mots de sens voisin et contraires. Les arborescences et les renvois doivent peu à l'informatique et beaucoup à l'immense culture de l'auteur : Henri Bertaud du Chazaud, l'une des grandes figures de la lexicographie française. L'homme qui se cache derrière ces associations de mots connaît son affaire comme personne. Pionnier du synonyme, il a renouvelé le genre en y introduisant la notion de «sens voisin». Par degré, par extension, par affinité, par catégorie ou par métaphore, il est difficile de ne pas cerner un mot dans la totalité de ses acceptions. Les contraires démultiplient à leur tour les perspectives. Cet inventaire inépuisable de la langue française offre une infinité de possibilités pour parvenir au mot juste. Il est aussi le livre de référence indispensable qui propose, outre le vocabulaire classique, les mots et locutions appartenant aux métiers, aux patois, à l'argot. Enfin il est de loin le plus riche.
De la porte des casernes, depuis les estrades enrubannées de tricolore qui les virent s'engager, nous suivons le long chemin qui conduisit les volontaires, les requis ou les conscrits vers les campements ouverts, pour sa défense, par la Révolution. Autour de la marmite qui les rassemblait le soir venu, nous écoutons ces soldats citoyens raconter leurs misères, leurs joies ou leurs déconvenues. Ils écrivaient à leurs parents et nous lisons leurs lettres ; ils jouaient, buvaient, se querellaient autour des femmes qui emplissaient leurs cantonnements et s'agenouillaient lorsque retentissait ce que Goethe appelait leur Te Deum La Marseillaise. Nous vivons au milieu de leurs camps qui devinrent, en l'an II, un espace politisé. La bataille qu'ils menèrent fut comme "révolutionnée" par des stratégies et des tactiques nouvelles et par une guerre subversive qui n'a rien perdu de son actualité. Le lendemain des combats s'accompagna ici de gestes de générosité à l'égard des vaincus, là de pillages. Ce fut aussi, pour certains, le temps de l'hôpital antichambre de la mort -, de la prison de guerre ou de la Maison des invalides où se réfugia une armée qu'on qualifia de "morte" et où se recrutèrent encore bien des révolutionnaires. Tous finirent par être les conteurs d'une épopée qui fonda la République. Ce livre est celui de la vie au jour le jour de "ces héros de la patience" qui, ainsi que l'écrivait Michelet, devinrent - sans pain et sans souliers, presque sans habits - la démocratie en armes. Jean-Paul Bertaud Jean-Paul Bertaud, né en 1935, agrégé de l'Université, docteur ès-lettres, est professeur d'histoire moderne à l'université de Paris I. Ses recherches portent, d'une part, sur la société militaire, d'autre part, sur la presse à l'époque de la Révolution.
Napoléon est une figure de génie que les historiens, écrivains et artistes ne se lassent pas d'étudier. Rares sont les ouvrages qui ont su cerner avec autant d'intelligence la personnalité amoureuse de Napoléon. Plus qu'un simple recueil d'anecdotes sentimentales, ce livre révèle comment le mari ou l'amant est toujours resté homme d'Etat et qui se cache derrière la figure historique. Car hormis ses deux épouses, on redécouvre les amours les plus fortes, telles celles qu'il éprouva pour sa maîtresse Marie Waleska avec laquelle il eut un fils. Il y a aussi les passions déchirées par la raison d'Etat, avec la répudiation de Joséphine et l'éloignement de Marie. Il y eut, notamment, le dernier épisode avec Marie-Louise mariée par devoir, au côté de laquelle il deviendra un homme soucieux de sa progéniture et déchiré jusque dans son exil. De sa naissance à sa mort, on comprend mieux le chemin de cet homme chez qui l'amour ne pouvait qu'accompagner la passion politique.
Monsieur Colonna d'Istria, qui porte un nom prestigieux, est célèbre par ses écrits concernant aussi bien son pays d'origine la Corse que des essais ou des romans, et notamment un dernier Mémoires de Napoléon, publié aux éditions France-Empire, vient de relever ce défi en démontrant qu'on ne peut pourtant pas s'empêcher de penser à des trahisons, de se dire que si l'Empire a fini, si l'?uvre de Napoléon est restée inachevée, c'est que des proches de l'empereur, des serviteurs de l'Empire, des partisans, de ceux qui auraient dû avoir intérêt à ce que l'entreprise continue, ont, par leurs attitudes, par leurs vues à court terme, par paresse, par vice, que tous ceux-là ont contribué à provoquer la fin de l'empire. Il n'est pas interdit de penser ? sans doute est-ce simplificateur, qu'importe ! ? que si le Premier Empire a fini, c'est que Napoléon a été trahi. C'est la matière de ce livre. Il a le projet de dresser une série de portraits des traîtres qui ont fait trébucher Napoléon et qui ont précipité la chute de l'Empire.
Alexandre, le chef incomparable, est mort à trente-trois ans, et on ne sait ce qui est le plus admirable entre les prodigieux exploits qu'il a réalisés et les prodigieux projets qu'il allait entreprendre.