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La Vie quotidienne des soldats de la Révolution. 1789-1799
Bertaud Jean-Paul
HACHETTE LITT.
21,45 €
Épuisé
EAN :9782010157462
De la porte des casernes, depuis les estrades enrubannées de tricolore qui les virent s'engager, nous suivons le long chemin qui conduisit les volontaires, les requis ou les conscrits vers les campements ouverts, pour sa défense, par la Révolution. Autour de la marmite qui les rassemblait le soir venu, nous écoutons ces soldats citoyens raconter leurs misères, leurs joies ou leurs déconvenues. Ils écrivaient à leurs parents et nous lisons leurs lettres ; ils jouaient, buvaient, se querellaient autour des femmes qui emplissaient leurs cantonnements et s'agenouillaient lorsque retentissait ce que Goethe appelait leur Te Deum La Marseillaise. Nous vivons au milieu de leurs camps qui devinrent, en l'an II, un espace politisé. La bataille qu'ils menèrent fut comme "révolutionnée" par des stratégies et des tactiques nouvelles et par une guerre subversive qui n'a rien perdu de son actualité. Le lendemain des combats s'accompagna ici de gestes de générosité à l'égard des vaincus, là de pillages. Ce fut aussi, pour certains, le temps de l'hôpital antichambre de la mort -, de la prison de guerre ou de la Maison des invalides où se réfugia une armée qu'on qualifia de "morte" et où se recrutèrent encore bien des révolutionnaires. Tous finirent par être les conteurs d'une épopée qui fonda la République. Ce livre est celui de la vie au jour le jour de "ces héros de la patience" qui, ainsi que l'écrivait Michelet, devinrent - sans pain et sans souliers, presque sans habits - la démocratie en armes. Jean-Paul Bertaud Jean-Paul Bertaud, né en 1935, agrégé de l'Université, docteur ès-lettres, est professeur d'histoire moderne à l'université de Paris I. Ses recherches portent, d'une part, sur la société militaire, d'autre part, sur la presse à l'époque de la Révolution.
Résumé : La pluie, la boue, un engagement hasardeux, une canonnade incertaine. Pourquoi Valmy ? Depuis, on s'affronte sur le sens d'un combat qui divise parce qu'il définit notre histoire. Voici les pièces du dossier. Pour la première fois, à travers les registres de contrôle des troupes, Jean-Paul Bertaud retrouve les hommes : ceux qui, d'une bataille confuse, ont fait le premier moment de la guerre des peuples et le symbole d'un monde neuf. Les hommes, le pays réel : la démocratie en armes.
Le 18 brumaire, Bonaparte prend le pouvoir. Le Consulat et l'Empire fondent-ils l'État moderne ou ne sont-ils qu'un épisode durant lequel se trouve glacé le mouvement démocratique en 1789? Quelle marque imprime-t-il aux Arts et aux Lettres et quels développements connaissent les Sciences sous son règne? Cet ouvrage offre un panorama complet des recherches historiques les plus récentes sur la France napoléonienne. Sa 3e édition permet de mettre à jour des points historiographiques.Jean-Paul Bertaud est Professeur émérite de l?Université de Paris-1 (Panthéon- Sorbonne). Il est l?auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution, le Consulat et l?Empire.
Résumé : Les Liaisons dangereuses paraissent le 7 avril 1782. En quelques jours, on s'arrache le roman chez les libraires. Est-ce le catéchisme d'un moraliste ou le bréviaire d'un libertin ? L'opinion publique se divise et chacun cherche à découvrir les personnes qui se cachent derrière les héros. L'auteur est Pierre-Ambroise Choderlos de Laclos, officier d'artillerie. C'est à peine si le public le connaît pour un opéra-comique dont il écrivit le livret et qui fut un " four ". Sa vie pourtant est un roman : homme de lettres, il devient politique. Conseiller du duc d'Orléans en 1789, est-il un citoyen vertueux désireux de réformer l'État et la société ou bien, " Homme noir ", un " roué " qui fomente des complots et organise des insurrections ? Directeur du Journal des Amis de la Constitution, il est l'un des membres importants du club des Jacobins. Militaire, il aide Danton à défendre Paris en septembre 1792 et contribue à la victoire de Valmy. Savant, il invente le boulet creux : l'obus moderne. Homme des Lumières, il rêve d'une cité où la femme trouverait la place qu'elle mérite. En 1793, victime de la Terreur, il connaît les geôles et l'angoisse du petit matin des exécutions. Dans la correspondance qu'il entretient alors avec sa femme, il apparaît bon époux, bon père et révolutionnaire malgré tout. Sous le Directoire, il est haut fonctionnaire et participe à la prise de pouvoir de Bonaparte. Celui-ci le réintègre dans son grade de général et l'envoie en mission en Italie où il meurt le 5 septembre 1803. " Enfer et ciel mêlés ", lumières ici, ombres là, homme-labyrinthe, Laclos est un séducteur qui, à deux siècles de distance, captive encore.
Le 12 juillet 1792, une Adresse aux Français, rédigée par l?Assemblée législative et placardée sur les murs de Paris, proclame «la Patrie en danger». De partout l?ennemi converge vers Paris, Autrichiens, Prussiens, contre-révolutionnaires. L'Adresse décrit les bataillons ennemis comme «nombreux, soumis à une discipline rigoureuse, et depuis longtemps exercés dans l?art de la guerre». Le peuple ne peut leur opposer qu?une «noble ardeur» enflammant son courage. Le 20 septembre, c?est à Valmy, sous la pluie, dans la boue, un engagement hasardeux, une canonnade incertaine mais le premier grand duel moderne d?artillerie. Les officiers français sont issus de l?armée nobiliaire du roi, la troupe est volontaire, issue des rangs du peuple. Ceux que l?on disait en proie à l?anarchie ont tenu, et contraint l?ennemi à rebrousser chemin. Jean-Pierre Bertaud, à partir d?un travail sans précédent dans les archives, a reconstitué ce petit peuple. Et montré pourquoi «de ce jour» Goethe datait «une nouvelle époque de l'histoire du monde» : premier moment de la guerre des peuples, des hommes du pays réel au cri de «Vive la Nation !», Valmy demeure à jamais «la démocratie en armes».
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Thirlwell Adam ; Seiffert Rachel ; Kennedy A. L. ;
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop, de jazz ou de musiques électroniques. Les romanciers anglais ont un don pour la nouvelle. Cinq jeunes écrivains anglais, figurant tous sur la dernière liste de la prestigieuse revue Granta, ont rencontré dix jeunes écrivains français. Résultat, un France/Angleterre d'un nouveau genre et une réflexion ludique sur la création.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.