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Devenir des traumas d'enfance
Moro Marie Rose ; Asensi Hélène ; Feldman Marion ;
PENSEE SAUVAGE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782859192914
Les travaux concernant les impacts d'un traumatisme à long terme chez les enfants sont relativement récents. Ils viennent démontrer les effets des violences sur la construction psychique de la subjectivité. C'est avec une intention d'ouverture et de transversalité que cet ouvrage rend compte d'études sur le devenir des traumas d'enfance, c'est-à-dire des effets à moyen et long termes des violences sur les bébés, les enfants et les adolescents qui les ont vécues tout autant que sur ceux qui en sont les héritiers, que ce soit en lien avec leur histoire familiale ou avec l'histoire du pays d'où vient leur famille. L'intention de ce livre est d'identifier comment ces meurtrissures s'inscrivent dans les êtres en développement et surtout, comment les repérer, les consoler, les soigner, les transformer en savoir, en créativité. A partir de situations traumatiques actuelles ou passées différentes touchant bébés, enfants et adolescents, cet ouvrage donne ainsi des pistes en termes de prévention, soins et travail social. Ce livre se divise en trois grandes parties: la première fait le point sur ce que l'histoire nous enseigne, la seconde concerne l'état des connaissances et la dernière présente la clinique actuelle.
La psychologie transculturelle a transformé la prise en charge des migrants et de leurs enfants. Fondée sur l'anthropologie et la clinique, elle a été enrichie au fil des ans par les apports de la psychanalyse, de la thérapie familiale et de groupe. Elle permet de comprendre les besoins des enfants migrants ou enfants de migrants et favorise les passerelles entre le monde d'origine et le monde d'accueil. Ce livre est un véritable guide. Pas à pas, il précise les règles d'organisation de la thérapie transculturelle : constitution du groupe de thérapeutes, traduction et interprètes, mixité et diversité, lieux, durée... Il détaille le déroulement de la thérapie, séance après séance, de la création des conditions de rencontre à l'imagination de nouveaux possibles, une nouvelle place, un nouveau destin pour l'enfant ou l'adolescent dans sa famille. Un outil de travail clair, accessible, pédagogique : indispensable pour tout ceux qui évoluent dans un contexte transculturel.
L'ensemble des lieux de soins des structures d'accueil et des institutions sociales et éducatives reçoivent de plus en plus de familles de migrants. Fondé sur la pratique quotidienne de consultations psychothérapiques, cet ouvrage établit les bases d'une pratique de soin qui prend en considération la culture spécifique de l'enfant immigré dans le diagnostic et le traitement de ses pathologies. Cette deuxième édition a été l'occasion de réactualiser la bibliographie.
Résumé : Plus la société est en crise, plus la contrainte qui pèse sur les adolescents est grande : on ne pourrait plus se permettre de rêver, d'essayer, de croire en ses capacités, d'inventer d'autres mondes possibles. Et si c'était le contraire, à savoir que plus le monde est difficile, plus il faut miser sur cette période de transition adolescente où la créativité est telle qu'effectivement, tout est possible, tout peut se transformer... Tout peut advenir ? Sous l'égide de la Maison de Solenn (Paris), des spécialistes de l'adolescence partagent leurs savoirs cliniques et leurs expériences. Ils analysent les malaises de nos sociétés et en montrent les effets sur les adolescents et sur nos manières de les éduquer, de les soigner, de les aimer. L'adolescence en quête d'idéal reste une réalité d'aujourd'hui qu'il faut entendre comme telle. Il nous faut faire le pari de la créativité. C'est le parti pris contemporain et fraternel de cet ouvrage collectif.
La démarche clinique, analyse approfondie de situations particulières, devient une méthode d'investigation privilégiée dans tous les domaines de la recherche. Telles un travelling, les méthodes d'observation sont obligées de se modifier pour saisir l'objet en mouvance. Là-bas, les cliniciens de toutes cultures formés dans nos universités se trouvent nécessairement amenés à aménager leurs techniques pour répondre aux transformations des hommes surpris dans les modifications de leur environnement. Là-bas encore, les anthropologues de toutes cultures, s'intéressant de plus en plus aux systèmes dynamiques de représentation de la maladie, s'engagent volens nolens dans des relations de type clinique. Ici enfin, les cliniciens de toutes cultures rencontrant un grand chef soninké du Mali provisoirement éboueur à la ville de Paris, se trouvent expulsés de lests certitudes et subrepticement amenés à réfléchir sur le métissage des techniques.
Le tabou attribue à une personne, un objet ou un mot un caractère à la fois interdit et sacré. Mais lorsqu'il est fonctionnel, le tabou inscrit dans l'univers du sujet qui s'y soumet une discrimination logique qui prend sa source dans des sensations physiques. Un juif pieux vomira à l'idée qu'il a pu ingérer de la viande de porc, une femme baoulé enceinte avortera en mangeant du fruit proscrit, un homme bété développera un véritable syndrome d'influence pour avoir eu des jeux sexuels avec sa cousine parallèle. Mais après cette expérience, ils se penseront davantage juif pieux, baoulé ou bété. Cliniquement, l'imposition du tabou est donc une opération complexe qui transforme des catégories culturelles en représentations psychiques par l'intermédiaire de sensations corporelles. On comprend donc aisément que les thérapies traditionnelles, dans des situations de grands désordres psychologiques utilisent de telles prescriptions. Ainsi, les shamans apaches guérissent-ils les maladies des tics, dont nous savons qu'elles sont notoirement réfractaires à toute psychothérapie, par la mise en place de systèmes individuels de tabous alors que les cheiks musulmans du Maghreb ont plutôt tendance à faire appel aux tabous religieux. De même, un patient gravement perturbé, mélancolique ou schizophrène, pourra-t-il créer un univers à la logique singulière par une organisation obsessionnelle du monde structurée autour de tabous privés. Quoi qu'il en soit, on attend toujours du tabou qu'il réinstaure de tordre là où régnait le désordre du fait de la maladie, de l'acculturation ou de la déstructuration du groupe social. Nous invitons les cliniciens et les chercheurs à approfondir la notion de tabou injustement négligée, à explorer le fonctionnement de thérapies organisées selon la logique du tabou et à s'interroger sur la place qu'il occupe, parfois à notre insu, dans nos psychothérapies.
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.
La démarche clinique, analyse approfondie de situations particulières, devient une méthode d'investigation privilégiée dans tous les domaines de la recherche. Telles un travelling, les méthodes d'observation sont obligées de se modifier pour saisir l'objet en mouvance. Là-bas, les cliniciens de toutes cultures formés dans nos universités se trouvent nécessairement amenés à aménager leurs techniques pour répondre aux transformations des hommes surpris dans les modifications de leur environnement. Là-bas encore, les anthropologues de toutes cultures, s'intéressant de plus en plus aux systèmes dynamiques de représentation de la maladie, s'engagent volens nolens dans des relations de type clinique. Ici enfin, les cliniciens de toutes cultures rencontrant un grand chef soninké du Mali provisoirement éboueur à la ville de Paris, se trouvent expulsés de lests certitudes et subrepticement amenés à réfléchir sur le métissage des techniques.
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Bété du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahia et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en tenure des processus fondamentaux de nature psychique ou même biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.