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Clinique du suicide
MOREL GENEVIEVE
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782749200804
Le suicide est un véritable fléau social, faits divers et statistiques le prouvent. Les cliniciens, psychanalystes, psychiatres, médecins généralistes, psychologues le rencontrent quotidiennement comme une énigme à résoudre dans l'urgence, s'il n'est pas déjà trop tard. Après une tentative de suicide, le psychanalyste n'a qu'un seul remède : laisser parler le sujet, voire l'inciter à la parole, lorsqu'il le rencontre après un passage à l'acte qui l'a laissé muet et atterré. Il en résulte un savoir surprenant, construit à partir de ce que le sujet voulait occulter en rejetant son inconscient dans l'acte. Cette production a un effet thérapeutique et elle peut prévenir une répétition fatale. Par ailleurs, elle nous enseigne sur les causes du suicide (contingence ou nécessité ?), sur la nature de son agent (objet ou sujet ?), sur les circonstances et le moment de sa décision (choix forcé ou liberté ?), sur la place du sujet dans (ou hors de) son acte. La gageure de ce livre est donc de faire parler ce qui s'était refusé au dire, au prix de la vie : d'où les nombreuses études de cas cliniques ou littéraires qu'y trouvera le lecteur, car il s'agit d'un savoir singulier où le détail compte, et qui ne se laisse pas facilement rassembler en des catégories générales. Son pari est aussi une rencontre et un dialogue entre des cliniciens et des savants d'autres disciplines : littérature, philosophie, philologie, anthropologie, qui, tous, ont été interrogés et touchés par ce problème.
Pourquoi des jeunes gens, élevés parmi nous, deviennent-ils terroristes ? Geneviève Morel s'appuie sur les rares autobiographies de terroristes modernes : celle de l'anarchiste Emile Henry, auteur du premier attentat de masse à la gare Saint-Lazare (1894), de l'assassin de l'impératrice Sissi (1898), des étudiants américains qui dans les années 1960 posent des bombes contre la guerre du Vietnam, ou celle de la seule femme du commando qui séquestre Aldo Moro à Rome au nom des Brigades rouges (1978) - autant d'itinéraires singuliers qui se lisent comme des romans noirs. Elle les analyse, à la lumière de son expérience clinique, comme des études de cas qui l'aident à entendre les djihadistes d'aujourd'hui dans le cadre des entretiens psychanalytiques qu'elle mène dans une unité hospitalière réservée aux détenus. L'articulation, à chaque fois unique, d'événements intimes et de rencontres fatales éclaire le mode d'entrée dans le terrorisme et les causes subjectives des passages à l'acte. Cet ouvrage, qui remet en cause bien des préjugés, fait le pari de repenser la prévention et le suivi des djihadistes dans le contexte subjectif de leur engagement terroriste.
Y a-t-il des états spécifiques qui prédisposent à l?acte d?écrire ? Sont-ils noués aux autres satisfactions du sujet ? De même les expériences des grands mystiques seraient-elles identiques s?ils ne les écrivaient pas ? Les poètes célèbrent la joie amoureuse, mais qu?en est-il des écrivain(e)s de l?amour qui passent apparemment la jouissance sous silence : existe-t-il des extases secrètes, ou discrètes, dont on peut retrouver la trace quasi invisible dans leurs oeuvres ? Quel statut donner aux descriptions et aux théories de certains auteurs comme Sade, Proust, Bataille, mais aussi Euripide ? Fictions littéraires, utopies politiques, témoignages personnels ou études de moeurs de leurs contemporains ? Le savoir-faire de l?artiste implique toujours l?imaginaire. Que dire alors de l?extase en images ? Comment par exemple, certains cinéastes, vidéastes ou photographes ont-ils figuré la jouissance, souvent s?appuyant sur des écrivains ? Cela a-t-il un rapport avec la Darstellung dans le rêve freudien et avec sa difficulté, justement à représenter le sexe ? Enfin, quels sont, sur le plan clinique et sur celui de la théorie analytique, les rapports de l?écriture avec l?extase, le ravissement et la folie ? Peut-on la considérer comme un symptôme ou un sinthome, ainsi que Lacan l?a nommé pour Joyce, ou comme une sublimation ?
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.