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Savoirs et clinique N° 8, Octobre 2007 : L'écriture et l'extase
Morel Geneviève
ERES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782749208299
Y a-t-il des états spécifiques qui prédisposent à l?acte d?écrire ? Sont-ils noués aux autres satisfactions du sujet ? De même les expériences des grands mystiques seraient-elles identiques s?ils ne les écrivaient pas ? Les poètes célèbrent la joie amoureuse, mais qu?en est-il des écrivain(e)s de l?amour qui passent apparemment la jouissance sous silence : existe-t-il des extases secrètes, ou discrètes, dont on peut retrouver la trace quasi invisible dans leurs oeuvres ? Quel statut donner aux descriptions et aux théories de certains auteurs comme Sade, Proust, Bataille, mais aussi Euripide ? Fictions littéraires, utopies politiques, témoignages personnels ou études de moeurs de leurs contemporains ? Le savoir-faire de l?artiste implique toujours l?imaginaire. Que dire alors de l?extase en images ? Comment par exemple, certains cinéastes, vidéastes ou photographes ont-ils figuré la jouissance, souvent s?appuyant sur des écrivains ? Cela a-t-il un rapport avec la Darstellung dans le rêve freudien et avec sa difficulté, justement à représenter le sexe ? Enfin, quels sont, sur le plan clinique et sur celui de la théorie analytique, les rapports de l?écriture avec l?extase, le ravissement et la folie ? Peut-on la considérer comme un symptôme ou un sinthome, ainsi que Lacan l?a nommé pour Joyce, ou comme une sublimation ?
Aristote élabore une conception originale et subtile de l'unité de l'âme et du corps. L'âme du vivant est à son corps ce qu'es la forme à la matière : elle en est le principe ou le programme interne d'organisation et de développement. Leur unité est donc substantielle sans pour autant qu'ils se confondent. Aristote ouvre ainsi une voie singulière pour dépasser l'alternative du dualisme et du monisme. L'unité du composé d'âme et de corps est, selon lui, un fait indiscutable et qui, en tant que tel, n'appelle pas de justification: mais comment concevoir l'unité du vivant s'il est fait de deux principes, l'un corporel, l'autre incorporel ? La solution du paradoxe consiste à refuser une représentation statique ou purement morphologique de l'être animé selon laquelle la vie serait la superposition ou l'addition inexplicable de deux entités distinctes. Depuis les mouvements organiques jusqu'aux activités les plus élaborées, comme les actions morales, la vie consiste toujours en une synthèse de mouvements tout à la fois psychiques et corporels. L'unité du vivant résulte de la cohérence de ses activités. Pour le comprendre il convient d'analyser la contribution essentielle, mais souvent négligée, que les petits traités d'histoire naturelle et le traité du mouvement des animaux apportent à la problématique du traité de l'âme. C'est ce que ce livre entreprend de faire en tissant le lien qui rattache la matière à l'action et, au-delà, la philosophie du vivant à la philosophie pratique. Il apporte une contribution décisive non seulement à la pensée d'Aristote mais au problème général des rapports de l'âme et du corps.
Les deux récents ouvrages de Franz Kaltenbeck, L'écriture et la mélancolie et La psychanalyse depuis Samuel Beckett, suscitent de nouvelles recherches psychanalytiques, psychiatriques ou littéraires sur les rapports entre écriture, art et psychanalyse. Dans L'écriture et la mélancolie, Franz Kaltenbeck s'interroge sur une contradiction : tandis que l'écriture d'une oeuvre a protégé de la folie nombre d'écrivains et d'artistes, certains, au contraire, en meurent alors qu'ils arrivaient au sommet de leur art, contredisant la thèse lacanienne du sinthome. Comment l'écriture est-elle devenue mortelle par elle-même ? Une question qui conduit, entre autres, l'auteur à poser les jalons d'une stylistique de la mélancolie. La psychanalyse depuis Samuel Beckett éclaire les interrogations psychanalytiques initiées par l'écrivain. Beckett ouvre la question de la fonction de son art pour l'artiste : comment chaque artiste s'empare-t-il de la nécessité symptomatique de la pratique de son art, en tant qu'elle est nouée à sa jouissance de la vie ?
Alors que s?effondre l?idée d?une identité du sujet à portée universelle (nationale, politique, familiale ou autre), nous cherchons désespérément un appui sur quelque chose qui nous appartienne en propre, sans aucune contestation possible. Or, le corps semble répondre à cette exigence contemporaine : habeas corpus. De croire que nous l?avons, nous en venons même à imaginer que nous le sommes : nous sommes cette image que nous renvoie le miroir, flatteuse ou désespérante, jamais indifférente. La mode nous offre cette identité singulière, changeante, et en même temps universelle, à laquelle nous aspirons tant. Elle nous fait désirer, elle nous rend (croyons-nous) désirables. De la mode nous voici insensiblement amenés au symptôme, le signe de ce qui ne va pas dans le réel et qui touche toujours au corps, et donc à son image, puisque c?est tout ce que nous en appréhendons. Nos symptômes, ces " événements de corps ", disait Lacan, s?enracinent dans l?imaginaire contemporain. Loin d?être intemporels, ils empruntent leur " enveloppe formelle " à des courants sociaux qui les façonnent, à des modes.
On ne saurait dissiper ses craintes à l'égard des questions les plus importantes, si l'on ignore ce qu'est l'univers, et que l'on continue de s'inquiéter de ce que racontent les mythes; c'est pourquoi il n'est pas possible, sans l'étude de la nature, de goûter les plaisirs purs.", Épicure, Maxime capitale XII.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.