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Savoirs et clinique N° 29, octobre 2022 : Ecriture et psychanalyse. Colloque Franz Kaltenbeck : auto
Morel Geneviève
ERES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782749275192
Les deux récents ouvrages de Franz Kaltenbeck, L'écriture et la mélancolie et La psychanalyse depuis Samuel Beckett, suscitent de nouvelles recherches psychanalytiques, psychiatriques ou littéraires sur les rapports entre écriture, art et psychanalyse. Dans L'écriture et la mélancolie, Franz Kaltenbeck s'interroge sur une contradiction : tandis que l'écriture d'une oeuvre a protégé de la folie nombre d'écrivains et d'artistes, certains, au contraire, en meurent alors qu'ils arrivaient au sommet de leur art, contredisant la thèse lacanienne du sinthome. Comment l'écriture est-elle devenue mortelle par elle-même ? Une question qui conduit, entre autres, l'auteur à poser les jalons d'une stylistique de la mélancolie. La psychanalyse depuis Samuel Beckett éclaire les interrogations psychanalytiques initiées par l'écrivain. Beckett ouvre la question de la fonction de son art pour l'artiste : comment chaque artiste s'empare-t-il de la nécessité symptomatique de la pratique de son art, en tant qu'elle est nouée à sa jouissance de la vie ?
Pourquoi des jeunes gens, élevés parmi nous, deviennent-ils terroristes ? Geneviève Morel s'appuie sur les rares autobiographies de terroristes modernes : celle de l'anarchiste Emile Henry, auteur du premier attentat de masse à la gare Saint-Lazare (1894), de l'assassin de l'impératrice Sissi (1898), des étudiants américains qui dans les années 1960 posent des bombes contre la guerre du Vietnam, ou celle de la seule femme du commando qui séquestre Aldo Moro à Rome au nom des Brigades rouges (1978) - autant d'itinéraires singuliers qui se lisent comme des romans noirs. Elle les analyse, à la lumière de son expérience clinique, comme des études de cas qui l'aident à entendre les djihadistes d'aujourd'hui dans le cadre des entretiens psychanalytiques qu'elle mène dans une unité hospitalière réservée aux détenus. L'articulation, à chaque fois unique, d'événements intimes et de rencontres fatales éclaire le mode d'entrée dans le terrorisme et les causes subjectives des passages à l'acte. Cet ouvrage, qui remet en cause bien des préjugés, fait le pari de repenser la prévention et le suivi des djihadistes dans le contexte subjectif de leur engagement terroriste.
Résumé : Le suicide est un véritable fléau social, faits divers et statistiques le prouvent. Les cliniciens, psychanalystes, psychiatres, médecins généralistes, psychologues le rencontrent quotidiennement comme une énigme à résoudre dans l'urgence, s'il n'est pas déjà trop tard. Après une tentative de suicide, le psychanalyste n'a qu'un seul remède : laisser parler le sujet, voire l'inciter à la parole, lorsqu'il le rencontre après un passage à l'acte qui l'a laissé muet et atterré. Il en résulte un savoir surprenant, construit à partir de ce que le sujet voulait occulter en rejetant son inconscient dans l'acte. Cette production a un effet thérapeutique et elle peut prévenir une répétition fatale. Par ailleurs, elle nous enseigne sur les causes du suicide (contingence ou nécessité ?), sur la nature de son agent (objet ou sujet ?), sur les circonstances et le moment de sa décision (choix forcé ou liberté ?), sur la place du sujet dans (ou hors de) son acte. La gageure de ce livre est donc de faire parler ce qui s'était refusé au dire, au prix de la vie : d'où les nombreuses études de cas cliniques ou littéraires qu'y trouvera le lecteur, car il s'agit d'un savoir singulier où le détail compte, et qui ne se laisse pas facilement rassembler en des catégories générales. Son pari est aussi une rencontre et un dialogue entre des cliniciens et des savants d'autres disciplines : littérature, philosophie, philologie, anthropologie, qui, tous, ont été interrogés et touchés par ce problème.
Résumé : Les femmes tuent six fois moins que les hommes et ce fait social n'a pas changé avec les progrès de l'égalité entre les sexes : les femmes résistent au crime. A partir d'entretiens psychanalytiques menés dans une unité hospitalière réservée aux détenus, Geneviève Morel se demande si le crime a un genre. Cela n'a rien d'évident car si les mobiles tragiques semblent universels, ont-ils la même valeur pour une femme et pour un homme ? L'autrice fait confiance à la parole de celles quelle écoute, aux mots par lesquels ces femmes nomment, après coup, l'enjeu de leur crime. Chaque histoire singulière est mise en résonance avec un film dont l'héroïne est une tueuse. Grâce à l'intuition du cinéaste, qui simplifie l'enchevêtrement des données souvent inextricables d'un fait divers, le scénario éclaire la clinique rare du meurtre féminin, comme si la caméra révélait l'inconscient. Les spécificités du crime au féminin se déduisent des histoires de ces femmes et des logiques singulières de leurs passages à l'acte.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.