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Terroristes. Les raisons intimes d'un fléau global
Morel Geneviève
FAYARD
27,40 €
Épuisé
EAN :9782213710273
Pourquoi des jeunes gens, élevés parmi nous, deviennent-ils terroristes ? Geneviève Morel s'appuie sur les rares autobiographies de terroristes modernes : celle de l'anarchiste Emile Henry, auteur du premier attentat de masse à la gare Saint-Lazare (1894), de l'assassin de l'impératrice Sissi (1898), des étudiants américains qui dans les années 1960 posent des bombes contre la guerre du Vietnam, ou celle de la seule femme du commando qui séquestre Aldo Moro à Rome au nom des Brigades rouges (1978) - autant d'itinéraires singuliers qui se lisent comme des romans noirs. Elle les analyse, à la lumière de son expérience clinique, comme des études de cas qui l'aident à entendre les djihadistes d'aujourd'hui dans le cadre des entretiens psychanalytiques qu'elle mène dans une unité hospitalière réservée aux détenus. L'articulation, à chaque fois unique, d'événements intimes et de rencontres fatales éclaire le mode d'entrée dans le terrorisme et les causes subjectives des passages à l'acte. Cet ouvrage, qui remet en cause bien des préjugés, fait le pari de repenser la prévention et le suivi des djihadistes dans le contexte subjectif de leur engagement terroriste.
Les deux récents ouvrages de Franz Kaltenbeck, L'écriture et la mélancolie et La psychanalyse depuis Samuel Beckett, suscitent de nouvelles recherches psychanalytiques, psychiatriques ou littéraires sur les rapports entre écriture, art et psychanalyse. Dans L'écriture et la mélancolie, Franz Kaltenbeck s'interroge sur une contradiction : tandis que l'écriture d'une oeuvre a protégé de la folie nombre d'écrivains et d'artistes, certains, au contraire, en meurent alors qu'ils arrivaient au sommet de leur art, contredisant la thèse lacanienne du sinthome. Comment l'écriture est-elle devenue mortelle par elle-même ? Une question qui conduit, entre autres, l'auteur à poser les jalons d'une stylistique de la mélancolie. La psychanalyse depuis Samuel Beckett éclaire les interrogations psychanalytiques initiées par l'écrivain. Beckett ouvre la question de la fonction de son art pour l'artiste : comment chaque artiste s'empare-t-il de la nécessité symptomatique de la pratique de son art, en tant qu'elle est nouée à sa jouissance de la vie ?
Alors que l'écriture d'une oeuvre peut protéger son auteur de la folie comme Lacan l'a montré pour Joyce, certains au contraire en meurent. C'est à résoudre cette contradiction que s'attache Franz Kaltenbeck en lisant des écrivains célèbres des XIXe, XXe et XXIe siècles, diagnostiqués comme mélancoliques. Il les considère comme des puits de savoir sur leur mélancolie, longuement décrite à travers leurs fictions. S'appuyant sur sa solide connaissance du texte freudien, il en tire des idées nouvelles grâce à un récit de Kafka. On comprend, à le suivre, que ce qui a d'abord résisté à la mélancolie chez ces auteurs a subi par la suite une défaite mortelle. L'écrivain américain David Foster Wallace met particulièrement ce phénomène en évidence : il dit qu'une catastrophe, qu'il identifie de loin sans pouvoir la maîtriser et la transformer par l'écriture, l'attend au tournant comme les tornades sauvages de son enfance dans le Midwest. A l'instar de Kleist, Stifter, Nerval, Celan avant lui, il s'est suicidé au sommet de son art.
Résumé : Le suicide est un véritable fléau social, faits divers et statistiques le prouvent. Les cliniciens, psychanalystes, psychiatres, médecins généralistes, psychologues le rencontrent quotidiennement comme une énigme à résoudre dans l'urgence, s'il n'est pas déjà trop tard. Après une tentative de suicide, le psychanalyste n'a qu'un seul remède : laisser parler le sujet, voire l'inciter à la parole, lorsqu'il le rencontre après un passage à l'acte qui l'a laissé muet et atterré. Il en résulte un savoir surprenant, construit à partir de ce que le sujet voulait occulter en rejetant son inconscient dans l'acte. Cette production a un effet thérapeutique et elle peut prévenir une répétition fatale. Par ailleurs, elle nous enseigne sur les causes du suicide (contingence ou nécessité ?), sur la nature de son agent (objet ou sujet ?), sur les circonstances et le moment de sa décision (choix forcé ou liberté ?), sur la place du sujet dans (ou hors de) son acte. La gageure de ce livre est donc de faire parler ce qui s'était refusé au dire, au prix de la vie : d'où les nombreuses études de cas cliniques ou littéraires qu'y trouvera le lecteur, car il s'agit d'un savoir singulier où le détail compte, et qui ne se laisse pas facilement rassembler en des catégories générales. Son pari est aussi une rencontre et un dialogue entre des cliniciens et des savants d'autres disciplines : littérature, philosophie, philologie, anthropologie, qui, tous, ont été interrogés et touchés par ce problème.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.