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Le sport au Moyen Age
Merdrignac Bernard
PU RENNES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782868477460
Au Moyen Age, se " desporter ", c'est se détendre. Cette époque musclée nous a légué le mot sport. L'a-t-elle pour autant pratiqué ? En relisant une documentation multiple et variée, Bernard Merdrignac a recherché le sport là où on ne s'attendait pas forcément à l'y trouver, par exemple dans les Vies de saints ou les règles monastiques du haut Moyen Age. La lutte, la natation, le tir à l'arc, la chasse et, bien entendu, les joutes et les tournois donnent ici lieu à des développements fournis concernant le Moyen Age central et le Bas Moyen Age. Le jeu de paume et la soute ont toute leur place dans cette fresque des " déports " et "ébattements" médiévaux. Tout en faisant au récit historique la part qui lui revient et sans s'interdire de savoureux parallèles avec les pratiques sportives contemporaines, l'auteur aborde des questions de fond comme celle que soulève le " processus de civilisation " mis en avant par Norbert Elias. Cet ouvrage, nourri d'un enseignement proposé aux étudiants d'Activités Physiques et Sportives, s'adresse aussi aux étudiants en histoire et, plus largement, au public cultivé. Loin d'être uniquement "intellectuelle", la culture médiévale était aussi physique, pour une bonne part.
Ce ne sont pas les histoires de l'Eglise au Moyen Age qui manquent. Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s'avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. II leur permettra, entre autres, d'interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental. Que recouvre le concept anachronique de " fait religieux " à l'époque médiévale? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l'opposition entre " fidèles " et " infidèles "? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l'élimination d'un nombre impressionnant de courants hérétiques. A juste titre, l'auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l'omniprésence du latin dans l'Eglise occidentale, les mécanismes subtils de l'exégèse allégorique font l'objet d'exposés pertinents. La présentation de l'institution ecclésiastique permet d'éclairer la cohabitation souvent conflictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers. Le propos est tout aussi limpide quand il concerne la liturgie qui actualise la rédemption par la médiation des sacrements. L'accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel qui souscrit délibérément à la définition par Marc Bloch du christianisme comme une " religion d'historiens ". A ce sujet, l'opposition devenue classique entre le " temps de l'Eglise " et le " temps du marchand " reçoit les nuances qui s'imposent. Confronté, dans ses propres recherches sur l'hagiographie médiévale, à la prolifération et à la concurrence de sanctuaires rivaux, l'auteur est bien placé pour présenter les principaux acquis des thèses les plus récentes sur la territorialisation et la spatialisation du sacré (paroisses, cimetières ou centres de pèlerinage). Enfin l'essai d'anthropologie chrétienne qui conclut l'ouvrage propose une série de développements bien venus sur l'antijudaïsme, l'idéologie de croisade, le statut de la femme, la corrélation entre macrocosme et microcosme, voire la contribution de l'Eglise à l'avènement des institutions démocratiques.
Résumé : Réédition nouveau format - nouvelle couverture - nouvelle maquette - nouveau prix Une synthèse de l'histoire de la Bretagne depuis les premiers pas de l'homo erectus dans la péninsule jusqu'à l'aube du XXIe siècle. Le texte agréable et accessible à tous est étayé par une abondante illustration allant des megalithes à l'ultrafiltration laitière. Les acquis récents de la recherche pour le périodes de la préhistoire, des migrations bretonnes du haut Moyen Age, de la Révolution... ont été pris en compte par l'auteur et en font un livre de référence. Au fil des siècles, plus celle-ci s'est ouverte sur le monde, plus se sont manifestés ses caractères originaux qui rendent compte de l'attrait qu'exercent toujours ses paysages, son patrimoine et sa culture.
Durant tout le Moyen Âge les lettrés n'ont cessé de puiser dans un fond historico-légendaire commun à la Bretagne et à la Grande Bretagne. Entre les lignes des Vies de saints réécrites d'un siècle à l'autre se décèle le système de représentations des laïques dont les hagiographes reprennent des éléments afin de les recharger de sens au service de leurs commanditaires et pour la gouverne de leurs destinataires. En brossant l'épopée des saints fondateurs de la chrétienté bretonne, les clercs médiévaux qui monopolisaient alors l'écrit se sont acharnés, délibérément ou non, à occulter ce qu'il est convenu d'appeler la "première migration bretonne", organisée militairement par l'Empire romain (IIIe-Ve siècle). L'historicité des bribes de légendes recyclées dans les sources hagiographiques est sujette à caution. Bernard Merdrignac s'emploie à recouper ces données avec d'autres indices obtenus indépendamment grâce aux méthodes spécifiques à d'autres disciplines (archéologie, épigraphie, toponymie, généalogie, etc.). Il propose ainsi des hypothèses hardies, quoique solidement étayées, sur cette période méconnue du très haut Moyen Âge. La liberté d'écriture de cet essai historique réjouira les amateurs d'histoire pour qui la rigueur de la recherche ne va pas forcément de pair avec une fastidieuse cuistrerie dans l'exposé de ses résultats.
Quel rapport y a-t-il entre le légendaire des saints bretons qui donne son titre à l'ouvrage et l'enluminure empruntée au Beatus (1086) conservé à la cathédrale de Burgo de Osma (Soria) qui en illustre la couve ure? Aucun, à première vue. Toutefois, ce rapprochement n'est pas aussi artificiel qu'on pourrait le penser. On insiste souvent sur les particularismes des Vies de saints bretons. Elles appartiennent pourtant à un genre littéraire qui fleurit alors dans toute la chrétienté médiévale. Ces textes entendent actualiser l'Écriture sainte au même titre que le programme iconographique de l'abbé Beatus de Liébana (fin du vine siècle) vient illustrer l'Apocalypse. L'"épée effilée" placée par saint Jean dans la bouche du "Verbe de Dieu" doit "frapper les nations" avant le premier combat contre la Bête qui inaugurera le règne de mille années auquel auront part les saints (Ap., 19, 15). Cet arrière-plan millénariste que fait ressortir l'enluminure espagnole se décèle aussi derrière la présentation par les hagiographes de l'"Âge des saints" comme le fondement d'une chrétienté bretonne "incréée" (J.-C. Cassard). D'après saint Paul, ce "glaive à deux tranchants" est la parole de Dieu qui "pénètre jusqu'au point de division de l'âme et de l'esprit, des articulations et des moelles" (He., 4, 12). En dépassant l'opposition obsolète entre culture "folklorique" et culture "savante", les études de cas (inédites ou actualisées) présentées par Bernard Merdrignac révèlent la complexité des interactions à l'?uvre dans une littérature relevant d'un "outillage culturel à double tranchant" (J. Le Goff) et donc susceptible de plusieurs niveaux de lecture. Les relations entre l'homme et l'animal (le loup, en particulier), les positions des lettrés à l'égard des géants originels, la place des rapports de "genre" dans cette littérature cléricale, les interférences entre représentations socio-économiques et conceptions idéologiques sont autant de thèmes qui font ressortir l'apport des sources hagiographiques bretonnes à l'histoire religieuse et culturelle du Moyen Âge
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour