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Le fait religieux. Une approche de la chrétienté médiévale
Merdrignac Bernard
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753508798
Ce ne sont pas les histoires de l'Eglise au Moyen Age qui manquent. Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s'avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. II leur permettra, entre autres, d'interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental. Que recouvre le concept anachronique de " fait religieux " à l'époque médiévale? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l'opposition entre " fidèles " et " infidèles "? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l'élimination d'un nombre impressionnant de courants hérétiques. A juste titre, l'auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l'omniprésence du latin dans l'Eglise occidentale, les mécanismes subtils de l'exégèse allégorique font l'objet d'exposés pertinents. La présentation de l'institution ecclésiastique permet d'éclairer la cohabitation souvent conflictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers. Le propos est tout aussi limpide quand il concerne la liturgie qui actualise la rédemption par la médiation des sacrements. L'accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel qui souscrit délibérément à la définition par Marc Bloch du christianisme comme une " religion d'historiens ". A ce sujet, l'opposition devenue classique entre le " temps de l'Eglise " et le " temps du marchand " reçoit les nuances qui s'imposent. Confronté, dans ses propres recherches sur l'hagiographie médiévale, à la prolifération et à la concurrence de sanctuaires rivaux, l'auteur est bien placé pour présenter les principaux acquis des thèses les plus récentes sur la territorialisation et la spatialisation du sacré (paroisses, cimetières ou centres de pèlerinage). Enfin l'essai d'anthropologie chrétienne qui conclut l'ouvrage propose une série de développements bien venus sur l'antijudaïsme, l'idéologie de croisade, le statut de la femme, la corrélation entre macrocosme et microcosme, voire la contribution de l'Eglise à l'avènement des institutions démocratiques.
Le Paléolithique armoricainLes plus anciens témoignages de présence humaine sur le territoire de la Bretagne actuelle remontent à plus d'un demi-million d'années. A Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine; vers - 600 000 ans), sur les terrasses de la Vilaine, l'homo erectus façonnait déjà des outils grossiers («choppers») à partir de pierres (quartzite, surtout) sommairement retouchées. Durant les centaines de millénaires couverts par le Paléolithique («l'âge de la pierre taillée» des premiers préhistoriens), la forêt, tantôt boréale tantôt tempérée, a alterné avec la steppe plus ou moins boisée, voire avec le désert froid, selon les fluctuations du climat. Entre périodes glaciaires et phases de réchauffement climatique, les températures moyennes du globe ont pu osciller de 4 C en dessous de la température actuelle à 2 C au-dessus. En conséquence, le niveau de la mer a aussi considérablement varié.Bien entendu, à l'échelle de la vie humaine, ces oscillations n'étaient pas perceptibles pour les petits groupes de cueilleurs-chasseurs qui fréquentaient la région. Ils s'établissaient de préférence sur les points de vue surplombant les cours d'eau ou près des côtes méridionales. Le matériel («choppers» et «chopping-tools»; rares «bifaces»; outillage léger sur éclats) livré par l'habitat de Saint-Colomban (Carnac Morbihan) a attaché le qualificatif de «colombanien» à un groupe régional atlantique qui s'étend du Finistère jusqu'à Noirmoutier. C'est à cette civilisation du Paléolithique inférieur qu'appartient le site du Menez Dregan (Plouhinec - Finistère - il y a 500- 300 000 ans), contemporain deTau-tavel (Pyrénées-Orientales) ou de Terra-Amata (Alpes-Maritimes). Dans des conditions climatiques se détériorant au fil du temps (périodes de fin interglaciaire - début glaciaire), mais dans un environnement encore océanique, les anté-néandertaliens vivaient dans un paysage steppique fréquenté par de grands herbivores (équidés; éléphants). A l'entrée d'une grotte marine effondrée, ils s'étaient installés sur un cordon littoral où ils s'approvisionnaient en galets (silex et autres roches), matériaux à partir desquels ils taillaient quantité d'outils. Outre des milliers d'éclats bruts ou retouchés, à côté d'outils lourds façonnés sur galets servant à dépecer et briser les os, on a mis au jour les vestiges de feux domestiqués parmi les plus anciens au monde (vers 465 000 ans pour le plus vieux). Des analyses de paléo-parasitologie ont permis d'établir que les hyènes venaient charogner sur le site (découverte d'un kyste fossilisé). Simultanément, le Paléolithique inférieur a livré des bifaces caractéristiques de l'industrie acheuléenne. Il s'agit souvent ici de trouvailles isolées comme, par exemple, le biface (350 000 ans) mis au jour dans la falaise de l'anse du Pissot entre Pléneuf et Dahouët (Côtes-d'Armor). Plutôt que le silex, rare en Bretagne, ce sont le grès, le quartz ou le quartzite qui constituent la matière première de ces outils.
Au fil des temps, depuis les origines jusqu'à nos jours, plus la Bretagne s'est ouverte sur le monde, plus se sont manifestés ses caractères originaux et l'attrait qu'exercent toujours sur le public son patrimoine et son histoire. Le récit, vivant et accessible à tous, de Bernard Merdrignac, professeur émérite à l'université Rennes 2-Haute Bretagne, fait ressortir les principales étapes qui ont jalonné le passé, les travaux et les jours des habitants de cette région attachante. L'auteur s'efforce en même temps et sans érudition superflue de prêter attention aux avancées récentes de la recherche historique. En contrepoint, les superbes images de Ronan Seure-Le Bihan, dessinateur de talent, ajoutent à l'agrément de la lecture leur propre éclairage sur les lignes de crêtes de cette Histoire illustrée de la Bretagne.
Résumé : L'expression de "Moyen Age", au sens de période intermédiaire, n'a véritablement signification (et encore !) qu'en ce qui concerne l'Europe occidentale. Toutefois, durant le millénaire qui s'étend du Ve au XVe siècle, celle-ci a entretenu des échanges incessants avec les mondes musulman et byzantin. Sur les autres continents, se développent alors des civilisations avec lesquelles l'Occident entre en contact à la fin de cette période. Les cartes établies par Patrick Mérienne permettent de faire ressortir la richesse et la diversité des cultures et des sociétés qui se sont alors épanouies. B Merdrignac s'est efforcé d'établir des chronologies qui, en restituant le cours des événements, permettent de fixer les repères indispensables à la compréhension du Monde au Moyen Age. De plus, généalogies, notices biographiques, mises au point thématiques ont pour objectif d'apporter un éclairage sur des points particulièrement significatifs ou controversés.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni