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Les Saints bretons entre légendes et histoire. Le glaive à deux tranchants
Merdrignac Bernard
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753505421
Quel rapport y a-t-il entre le légendaire des saints bretons qui donne son titre à l'ouvrage et l'enluminure empruntée au Beatus (1086) conservé à la cathédrale de Burgo de Osma (Soria) qui en illustre la couve ure? Aucun, à première vue. Toutefois, ce rapprochement n'est pas aussi artificiel qu'on pourrait le penser. On insiste souvent sur les particularismes des Vies de saints bretons. Elles appartiennent pourtant à un genre littéraire qui fleurit alors dans toute la chrétienté médiévale. Ces textes entendent actualiser l'Écriture sainte au même titre que le programme iconographique de l'abbé Beatus de Liébana (fin du vine siècle) vient illustrer l'Apocalypse. L'"épée effilée" placée par saint Jean dans la bouche du "Verbe de Dieu" doit "frapper les nations" avant le premier combat contre la Bête qui inaugurera le règne de mille années auquel auront part les saints (Ap., 19, 15). Cet arrière-plan millénariste que fait ressortir l'enluminure espagnole se décèle aussi derrière la présentation par les hagiographes de l'"Âge des saints" comme le fondement d'une chrétienté bretonne "incréée" (J.-C. Cassard). D'après saint Paul, ce "glaive à deux tranchants" est la parole de Dieu qui "pénètre jusqu'au point de division de l'âme et de l'esprit, des articulations et des moelles" (He., 4, 12). En dépassant l'opposition obsolète entre culture "folklorique" et culture "savante", les études de cas (inédites ou actualisées) présentées par Bernard Merdrignac révèlent la complexité des interactions à l'?uvre dans une littérature relevant d'un "outillage culturel à double tranchant" (J. Le Goff) et donc susceptible de plusieurs niveaux de lecture. Les relations entre l'homme et l'animal (le loup, en particulier), les positions des lettrés à l'égard des géants originels, la place des rapports de "genre" dans cette littérature cléricale, les interférences entre représentations socio-économiques et conceptions idéologiques sont autant de thèmes qui font ressortir l'apport des sources hagiographiques bretonnes à l'histoire religieuse et culturelle du Moyen Âge
Ce ne sont pas les histoires de l'Eglise au Moyen Age qui manquent. Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s'avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. II leur permettra, entre autres, d'interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental. Que recouvre le concept anachronique de " fait religieux " à l'époque médiévale? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l'opposition entre " fidèles " et " infidèles "? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l'élimination d'un nombre impressionnant de courants hérétiques. A juste titre, l'auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l'omniprésence du latin dans l'Eglise occidentale, les mécanismes subtils de l'exégèse allégorique font l'objet d'exposés pertinents. La présentation de l'institution ecclésiastique permet d'éclairer la cohabitation souvent conflictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers. Le propos est tout aussi limpide quand il concerne la liturgie qui actualise la rédemption par la médiation des sacrements. L'accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel qui souscrit délibérément à la définition par Marc Bloch du christianisme comme une " religion d'historiens ". A ce sujet, l'opposition devenue classique entre le " temps de l'Eglise " et le " temps du marchand " reçoit les nuances qui s'imposent. Confronté, dans ses propres recherches sur l'hagiographie médiévale, à la prolifération et à la concurrence de sanctuaires rivaux, l'auteur est bien placé pour présenter les principaux acquis des thèses les plus récentes sur la territorialisation et la spatialisation du sacré (paroisses, cimetières ou centres de pèlerinage). Enfin l'essai d'anthropologie chrétienne qui conclut l'ouvrage propose une série de développements bien venus sur l'antijudaïsme, l'idéologie de croisade, le statut de la femme, la corrélation entre macrocosme et microcosme, voire la contribution de l'Eglise à l'avènement des institutions démocratiques.
Au fil des temps, depuis les origines jusqu'à nos jours, plus la Bretagne s'est ouverte sur le monde, plus se sont manifestés ses caractères originaux et l'attrait qu'exercent toujours sur le public son patrimoine et son histoire. Le récit, vivant et accessible à tous, de Bernard Merdrignac, professeur émérite à l'université Rennes 2-Haute Bretagne, fait ressortir les principales étapes qui ont jalonné le passé, les travaux et les jours des habitants de cette région attachante. L'auteur s'efforce en même temps et sans érudition superflue de prêter attention aux avancées récentes de la recherche historique. En contrepoint, les superbes images de Ronan Seure-Le Bihan, dessinateur de talent, ajoutent à l'agrément de la lecture leur propre éclairage sur les lignes de crêtes de cette Histoire illustrée de la Bretagne.
Résumé : L'expression de "Moyen Age", au sens de période intermédiaire, n'a véritablement signification (et encore !) qu'en ce qui concerne l'Europe occidentale. Toutefois, durant le millénaire qui s'étend du Ve au XVe siècle, celle-ci a entretenu des échanges incessants avec les mondes musulman et byzantin. Sur les autres continents, se développent alors des civilisations avec lesquelles l'Occident entre en contact à la fin de cette période. Les cartes établies par Patrick Mérienne permettent de faire ressortir la richesse et la diversité des cultures et des sociétés qui se sont alors épanouies. B Merdrignac s'est efforcé d'établir des chronologies qui, en restituant le cours des événements, permettent de fixer les repères indispensables à la compréhension du Monde au Moyen Age. De plus, généalogies, notices biographiques, mises au point thématiques ont pour objectif d'apporter un éclairage sur des points particulièrement significatifs ou controversés.
L'expression de "Moyen Age", au sens de période intermédiaire, n'a véritablement de signification (et encore!) qu'en ce qui concerne l'Europe occidentale. Toutefois, durant le millénaire qui s'étend du Ve au XVe siècle, celle-ci a entretenu des échanges incessants avec les mondes musulman et byzantin. Sur les autres continents, se développent alors des civilisations avec lesquelles l'Occident entre en contact à la fin de cette période. Les cartes établies par P. Mérienne permettent de faire ressortir la richesse et la diversité des cultures et des sociétés qui se sont alors épanouies. B. Merdrignac s'est efforcé d'établir des chronologies qui, en restituant le cours des événements, permettent de fixer les repères indispensables à la compréhension du Monde au Moyen Age. De plus, généalogies, notices biographiques, mises au point thématiques ont pour objectif d'apporter un éclairage sur des points particulièrement significatifs ou controversés
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.