Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La passion de l'indifférence
Menès Martine
NOUV CHAMP LACA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782491126278
Ce court essai s'intéresse à l'indifférence, état familier tout en restant étrange, et qui ne se laisse pas facilement cerner. Ses formes sont multiples, déroutantes, selon les contextes mais aussi selon les structures cliniques, mais elle a toujours, semble-t-il, une affinité avec l'angoisse, voire avec la mélancolie. De quoi l'indifférence est-elle le signe ? De quoi protège-t-elle le sujet qui en souffre ? Mais en souffre-t-il seulement ? Cependant, qu'elle soit l'envers de l'en/vie, ou la marque de l'envie, ou la froideur figée, l'indifférence laisse parfois malgré elle passer une demande. Et in fine elle peut cheminer de la passion désaffectée à la paix dépassionnée, et devenue libre accueil, accompagner dès lors l'écoute dé/pensée du saint qu'est devenu un psychanalyste. A l'horizon le sujet saura alors - peut-être - se faire un/différent.
Dans ces temps où la sexualité infantile est déniée, suspectée, objet de toutes les vigilances, de toutes les " préventions ", comment l?enfant construit-il son corps sexué ? En effet, le corps est une construction langagière du vivant, de l?organisme, ce qui le dénaturalise. Les fonctions corporelles sont surdéterminées par la relation aux adultes tutélaires ; en particulier l?enfant est sexué d?abord par la nomination de son sexe, avec laquelle il acquiert tous les attributs qui y sont associés. Garçon ou fille, ce n?est pas seulement l?anatomie qui décide mais une série d?opérations psychiques tout au long de la maturation de l?enfant. L?exemple des Inuits suffit à le prouver : est chasseur qui a été désigné tel à sa naissance et est élevé selon le sexe mâle, quel que soit son sexe anatomique. Comment cette construction s?effectue-t-elle actuellement ? Quels sont les effets de la libération sexuelle qui donne sans cesse à voir, y compris au sein des familles, aux enfants et aux adolescents des pratiques sexuelles d?adultes, les exposant ainsi à une surexcitation par ailleurs sans cesse dénoncée comme produite par l?extérieur ? Comment s?inscrivent dans ce contexte les interdits sexuels et en particulier les interdits oedipiens ? Comment dans le temps de l?adolescence le jeune homme/fille s?appropriera-t-il/elle ce corps sexué et fera-t-il /elle le choix qui orientera sa vie libidinale ? Entre l?ascétisme frileux recommandé par la prudence sanitaire, la constitution précoce de couples quasi fraternels, et/ou les pratiques violentes d?initiation sexuelle (tournantes, etc.), les adolescents vivent-ils si différemment l?étrangeté de la pulsion sexuelle ?
L'enfant et le savoir D'où vient le désir d'apprendre chez l'enfant ? Et qu'est-ce qui explique l'échec scolaire ? C'est à cette double interrogation que tente de répondre Martine Menès en mettant en lumière les liens étroits qui existent entre l'apprentissage et le développement psychique des plus jeunes. Car l'angoisse, l'instabilité et le besoin de dépendance sont autant de contraintes naturelles à l'apprentissage. Et les aléas du parcours d'un enfant, ses interactions avec l'environnement ou ses rencontres avec l'imperfection ordinaire des adultes influent aussi bien sur son développement affectif que sur son fonctionnement intellectuel. Ce livre ouvre des pistes fécondes pour relancer la réflexion sur l'aide qui doit être proposée à ceux qui acceptent mal à recevoir des autres - car apprendre, c'est aussi, et peut-être d'abord cela. Martine Menès Psychanalyste à Paris, membre de l'EPFCL, elle a été longtemps psychothérapeute en Centre médico-psycho-pédagogique. Elle est notamment l'auteur de Les Cauchemars, ces sombres messagers de la nuit (Erès, 2016). Préface de Serge Boimare
Petits cailloux semés pour une lecture de " Propos directifs pour un congrès sur la sexualité féminine " de Jacques Lacan / La troisième / L'amour entre l'hystérie et le féminin / Du symptôme hystérique à l'autre jouissance / Recherches sur l'autre jouissance / Cette vérité nouvelle qui dérange.
Assoun Paul-Laurent ; Menès Martine ; De Caevel He
Peur du noir, peur de l'eau, peur du loup, les enfants connaissent ces peurs et la terreur qu'elles peuvent parfois provoquer. Les adultes se rappellent des leurs ou les ont oubliées. Elles sont souvent vécues comme le signe d'une fragilité. Certains tentent de les cacher, les dire rendrait encore plus vulnérable, d'autres cherchent à les apprivoiser en réclamant des histoires pour trembler ou en regardant des films d'horreur. La peur souvent attribuée à un objet est-elle un passage nécessaire dans la construction du psychisme ? Est-elle protectrice d'un narcissisme encore fragile ? Quelle différence peut-on faire entre : peur, terreur, angoisse, phobie ?
Lacan consacre une annéee de son Séminaire à James Joyce. A travers la littérature de Joyce et en particulier, l'oeuvre intitulée Finnegans Wake, il souligne l'affinité entre la création et la psychose. Mais cette affinité peut aussi être mise en relief au travers de l'uvre de nombre d'autres créateurs littéraires, parmi lesquels l'auteure a retenu Fernando Pessoa et Jean-Jacques Rousseau.
Charlatan est celui qui entreprend un traitement sans posséder les connaissances et capacités requises (...] je mets l'accent sur l'exigence selon laquelle personne ne doit pas pratiquer l'analyse sans en avoir acquis le droit par une formation déterminée." Ce souci énoncé fermement par S. Freud en 1926 est toujours à l'ordre du jour, la place et la valeur de la psychanalyse dans l'actualité en dépend. Cinquante ans plus tard J. Lacan proposait l'Ecole comme le lieu privilégié de l'intranquillité nécessaire à l'analyste pour sa propre réévaluation permanente du trépied freudien : analyse didactique - contrôle - étude de la théorie. Le cartel et la passe sont les principes actifs de la virulence du concept de l'Ecole de psychanalyse. Ils constituent encore aujourd'hui les vecteurs du tourbillon favorable aux "conditions de l'acte analytique", car ils re-suscitent la dé-formation que l'analyse de l'analyste a pu produire. Ce livre reprend les propositions freudiennes et lacaniennes et leurs mises à l'épreuve dans l'expérience actuelle d'une école de psychanalyse, pour que celle-ci "redevienne ce qu'elle n'a jamais cessé d'être, un acte à venir encore".
La honte, remarquait Jacques Lacan, "on s'en est longtemps tu", car "ce n'est pas de cette chose dont on parle le plus aisément". Le long silence de la psychanalyse à l'endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s'opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd'hui consacrés. Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ? Jacques Lacan s'efforça d'y répondre à l'occasion d'une leçon de son séminaire L'Envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s'y bousculent, dont ce livre tente de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique autant que dans le lien social contemporain. A leur croisée, soulignons déjà la diagnostic établi dans ce Séminaire : il n'y a plus de honte, derrière quoi pourtant, "une honte de vivre" affecterait secrètement le sujet moderne. Et Lacan d'en conclure : "C'est ça, que découvre la psychanalyse". Il s'agira dans cet ouvrage d'en éclairer les raisons, mais aussi de faire valoir ici l'inédit de l'offre analytique. Soit, là où proteste le dire du sujet de la honte "Oh non ! ", qu'il soit rieur ou silencieux, permettre qu'advienne un savoir. N'est-ce pas là un pari de la psychanalyse ? Freud n'y aurait pas contrevenu, qui aura fait de l'association libre, la "promesse" de ne pas céder sur la honte, plutôt d'apprendre d'elle. Enfin, la réédition de cet ouvrage a été l'occasion d'ajouter un nouveau chapitre intitulé intitulé "La honte et le numérique". Ce que Jacques Lacan nommait déjà "le mouvement numérique", pour définir la bascule opérée par le discours scientifico-capitaliste, nous donne aussi l'occasion de réinterroger, depuis la psychanalyse, ce que devient la honte sur nos écrans aujourd'hui.