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Essai sur le don. Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques
Mauss Marcel
CULTUREA
11,00 €
Épuisé
EAN :9782385088422
Quelle est la règle de droit et d'intérêt qui, dans les sociétés de type arriéré ou archaïque, fait que le présent reçu est obligatoirement rendu ? Quelle force y a-t-il dans la chose qu'on donne qui fait que le donataire la rend ? Considéré comme le père de l'anthropologie française, Marcel Mauss introduit dans cet essai la notion de ""fait social total"", les échanges et plus particulièrement le don y étant ainsi conçus comme un phénomène social qui recouvre à la fois une dimension économique, politique, religieuse et culturelle. C'est dans son Essai sur le don -- toujours actuel près d'un siècle après sa publication -- que sa notion de ""fait social total"" revêt sa forme la plus élaboré. Il y traite notamment du concept de mana, c'est-à-dire d'une force qui contient le Sacré et qui est pour lui présente dans toutes les formes archaïques de don et d'échange. Que ce soit dans le processus d'accumulation et de destruction de biens (le potlatch des populations indigènes d'Amérique du Nord) ou dans les échanges de dons de l'aire polynésienne (le kula décrit par Bronislaw Malinowski), il s'agit d'identifier ""quelle force présente dans l'objet donné pousse le donateur à le rendre"". Cette force n'est pas une valeur matérielle ni économique, elle est en elle-même la raison d'être de l'échange fondamental qui se fait avec les esprits des morts et des dieux. Outre son apport incontournable aux sciences sociales, l'Essai sur le don influencera nombre d'intellectuels et d'écrivains comme entre autres Claude Lévi-Strauss, Roger Caillois, Georges Bataille,. . ".
Avec l'étude des représentations collectives, l'Ecole sociologique française entendait mettre au jour la genèse collective de notions logiques et de représentations telles que celles de la totalité, d'espace ou de temporalité où la philosophie spéculative voyait des formes a priori ou des données immédiates de la conscience. C'est l'ambition de réaliser une histoire sociale de l'esprit humain qui inspire les travaux de Mauss sur les classifications primitives (préparés en collaboration avec Durkheim), la mythologie archaïque, les jeux et les arts des sociétés sans écriture ou les textes portant sur les procédés et croyances magiques qui illustrent l'interdépendance étroite, tant affirmée par l'Ecole sociologique, entre les pratiques et les représentations religieuses en se fondant sur des informations ethnographiques australiennes résumées dans d'importantes notes de lecture. L'usage de la méthode comparative conduisait naturellement à une théorie des civilisations que l'on trouve esquissée dans plusieurs textes capitaux : si les mêmes fonctions sociales sont remplies par des voies différentes dans les différents milieux sociaux, c'est que les faits de culture sont arbitraires en même temps qu'ils s'organisent en ces systèmes socio-logiques et irréductibles que sont les civilisations. Ces écrits précurseurs continuent de guider la recherche ethnographique non sans inspirer la réflexion théorique la plus neuve, telle la pensée structuraliste.
Marcel Mauss a apporté des réponses partielles et nuancées aux interrogations qui étaient au coeur de la problématique à laquelle s'attaquait, à ses débuts, l'Ecole française de sociologie : les notions de sacré et de profane représentent-elles, dans une théorie de la société, les termes idéaux d'une opposition entre faits collectifs et individuels ? Le sacré, au sens large, enferme-t-il le champ des possibles sociaux et la religion, au sens étroit, se trouve-t-elle à la source des institutions collectives, au point de s'imposer au sociologue comme objet d'étude privilégié ? Moins préoccupé de théorie générale que Durkheim, Mauss réussit, grâce à une exceptionnelle érudition ethnographique, sociologique et historique, à dégager quelques manifestations essentielles des formes élémentaires de la vie religieuse dans leurs rapports fonctionnels avec le milieu social. Tous ces textes de la première période de son activité, certains inédits, d'autres devenus d'ores et déjà classiques, se trouvent réunis ici pour la première fois.
Dans les économies et dans les droits qui ont précédé les nôtres, on ne constate pour ainsi dire jamais de simples échanges de biens, de richesses et de produits au cours d'un marché passé entre les individus. D'abord, ce ne sont pas des individus, ce sont des collectivités qui s'obligent mutuellement, échangent et contractent ; les personnes présentes au contrat sont des personnes morales clans, tribus, familles, qui s'affrontent et s'opposent soit en groupes se faisant face sur le terrain même, soit par l'intermédiaire de leurs chefs, soit de ces deux façons à la fois. De plus, ce qu'ils échangent, ce n'est pas exclusivement des biens et des richesses, des meubles et des immeubles, des choses utiles économiquement. Ce sont avant tout des politesses, des festins, des rites, des services militaires, des femmes, des enfants, des danses, des fêtes, des foires..." Marcel Mauss.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.
Les mystères de l'univers ésotérique se dévoilent à travers les pages de "La Science des Mages et ses applications théoriques et pratiques" . Ce traité, rédigé par Papus, figure emblématique de l'occultisme du XIXe siècle, nous transporte dans un monde où la science et la magie s'entrelacent. L'oeuvre se situe à une époque où la quête de la connaissance ésotérique était à son apogée, et où les frontières entre le visible et l'invisible étaient explorées avec une ferveur sans précédent. Papus, de son vrai nom Gérard Encausse, nous guide à travers les arcanes de la magie, en exposant des concepts qui mêlent philosophie, alchimie et mysticisme. Ce livre se distingue par sa capacité à rendre accessibles des notions complexes, en les ancrant dans des applications pratiques qui fascinent autant qu'elles intriguent. Les thématiques abordées, telles que l'initiation, l'évolution des rituels et l'interprétation des signes, sont autant de portes ouvertes sur un univers où la pensée rationnelle côtoie l'intuition. Papus, en tant qu'érudit, nous offre une perspective sur la manière dont la magie peut être perçue non seulement comme un art, mais aussi comme une science à part entière. En parcourant cet ouvrage, le lecteur est invité à réfléchir sur la place de l'homme dans l'univers et sur les forces invisibles qui l'entourent. Par l'étude des principes ésotériques, ce livre nous apprend à mieux comprendre les interactions subtiles entre l'esprit et la matière, et à envisager la réalité sous un angle nouveau. Une exploration qui promet de transformer notre perception du monde et de nous ouvrir à des dimensions insoupçonnées.
L'action se passe à Vérone et met en scène deux grandes familles ennemies, les Montaigu et les Capulet. A un bal masqué donné par les Capulet, Roméo, un Montaigu, tombe follement amoureux de Juliette, une Capulet promise en mariage au comte Paris, un jeune noble. Il la retrouve à la nuit tombée, sous son balcon, pour lui déclarer son amour. Eperdument amoureux, ils demandent le lendemain au frère Laurent de les marier. Mais leur bonheur sera bref...