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Oeuvres. Tome 1
Mauss Marcel
MINUIT
59,85 €
Épuisé
EAN :9782707302595
Marcel Mauss a apporté des réponses partielles et nuancées aux interrogations qui étaient au coeur de la problématique à laquelle s'attaquait, à ses débuts, l'Ecole française de sociologie : les notions de sacré et de profane représentent-elles, dans une théorie de la société, les termes idéaux d'une opposition entre faits collectifs et individuels ? Le sacré, au sens large, enferme-t-il le champ des possibles sociaux et la religion, au sens étroit, se trouve-t-elle à la source des institutions collectives, au point de s'imposer au sociologue comme objet d'étude privilégié ? Moins préoccupé de théorie générale que Durkheim, Mauss réussit, grâce à une exceptionnelle érudition ethnographique, sociologique et historique, à dégager quelques manifestations essentielles des formes élémentaires de la vie religieuse dans leurs rapports fonctionnels avec le milieu social. Tous ces textes de la première période de son activité, certains inédits, d'autres devenus d'ores et déjà classiques, se trouvent réunis ici pour la première fois.
Les techniques du corps de Marcel Mauss constitue un essai fondateur en anthropologie et en sociologie, explorant la manière dont les sociétés façonnent et transmettent les techniques corporelles à travers l'éducation, l'imitation et la tradition. Mauss introduit la notion de techniques du corps comme des pratiques apprises qui englobent la marche, la course, la nage, l'alimentation, le sommeil et de nombreux autres gestes quotidiens. Il affirme que ces techniques ne sont ni naturelles ni universelles, mais bien construites culturellement et régulées socialement. Mauss démontre que les techniques du corps varient fortement selon les cultures et les époques, reflétant des normes, des valeurs et des rituels spécifiques. Il analyse le rôle de l'éducation, de l'habitude et de l'imitation dans l'acquisition de ces techniques, en soulignant que le corps est autant un artefact social qu'une entité biologique. L'essai met en avant l'importance de l'embodiment dans la compréhension du comportement humain et de la cohésion sociale, offrant un cadre d'analyse pour étudier comment les individus s'adaptent à leur environnement et s'intègrent à leur communauté. Cet ouvrage est essentiel pour toute personne intéressée par l'anthropologie, la sociologie ou les études culturelles. Il apporte un éclairage profond sur la façon dont les pratiques sociales façonnent les habitudes corporelles et les identités, et comment ces habitudes renforcent à leur tour les structures sociales. Le livre s'inscrit naturellement dans des catégories telles que l'anthropologie, la sociologie et les études culturelles, ce qui en fait une ressource précieuse pour les chercheurs comme pour le grand public.
Quelle est la règle de droit et d'intérêt qui, dans les sociétés de type arriéré ou archaïque, fait que le présent reçu est obligatoirement rendu ? Quelle force y a-t-il dans la chose qu'on donne qui fait que le donataire la rend ? Considéré comme le père de l'anthropologie française, Marcel Mauss introduit dans cet essai la notion de "fait social total", les échanges et plus particulièrement le don y étant ainsi conçus comme un phénomène social qui recouvre à la fois une dimension économique, politique, religieuse et culturelle.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Si l'école aime à proclamer sa fonction d'instrument démocratique de la mobilité sociale, elle a aussi pour fonction de légitimer - et donc, dans une certaine mesure, de perpétuer - les inégalités de chances devant la culture en transmuant par les critères de jugement qu'elle emploie, les privilèges socialement conditionnés en mérites ou en "dons" personnels. A partir des statistiques qui mesurent l'inégalité des chances d'accès à l'enseignement supérieur selon l'origine sociale et le sexe et en s'appuyant sur l'étude empirique des attitudes des étudiants et de professeurs ainsi que sur l'analyse des règles - souvent non écrites - du jeu universitaire, on peut mettre en évidence, par-delà l'influence des inégalités économiques, le rôle de l'héritage culturel, capital subtil fait de savoirs, de savoir-faire et de savoir-dire, que les enfants des classes favorisées doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine d'autant plus rentable que professeurs et étudiants répugnent à le percevoir comme un produit social.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.