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Oeuvres. Tome 2, Représentations collectives et diversité des civilisations
Mauss Marcel
MINUIT
84,20 €
Épuisé
EAN :9782707303929
Avec l'étude des représentations collectives, l'Ecole sociologique française entendait mettre au jour la genèse collective de notions logiques et de représentations telles que celles de la totalité, d'espace ou de temporalité où la philosophie spéculative voyait des formes a priori ou des données immédiates de la conscience. C'est l'ambition de réaliser une histoire sociale de l'esprit humain qui inspire les travaux de Mauss sur les classifications primitives (préparés en collaboration avec Durkheim), la mythologie archaïque, les jeux et les arts des sociétés sans écriture ou les textes portant sur les procédés et croyances magiques qui illustrent l'interdépendance étroite, tant affirmée par l'Ecole sociologique, entre les pratiques et les représentations religieuses en se fondant sur des informations ethnographiques australiennes résumées dans d'importantes notes de lecture. L'usage de la méthode comparative conduisait naturellement à une théorie des civilisations que l'on trouve esquissée dans plusieurs textes capitaux : si les mêmes fonctions sociales sont remplies par des voies différentes dans les différents milieux sociaux, c'est que les faits de culture sont arbitraires en même temps qu'ils s'organisent en ces systèmes socio-logiques et irréductibles que sont les civilisations. Ces écrits précurseurs continuent de guider la recherche ethnographique non sans inspirer la réflexion théorique la plus neuve, telle la pensée structuraliste.
Résumé : La nage, les manières de table ou encore les façons de marcher sont des "techniques du corps". Dans ce texte fondateur de 1935, l'anthropologue Marcel Mauss invite pour la première fois les sciences sociales à les prendre pour objet : "fait total" à la fois sociologique, psychologique et biologique, les techniques du corps, avec ou sans instruments, sont une composante essentielle de l'existence humaine. Leur étude éclaire cette dernière d'un jour nouveau. En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.
Les techniques du corps de Marcel Mauss constitue un essai fondateur en anthropologie et en sociologie, explorant la manière dont les sociétés façonnent et transmettent les techniques corporelles à travers l'éducation, l'imitation et la tradition. Mauss introduit la notion de techniques du corps comme des pratiques apprises qui englobent la marche, la course, la nage, l'alimentation, le sommeil et de nombreux autres gestes quotidiens. Il affirme que ces techniques ne sont ni naturelles ni universelles, mais bien construites culturellement et régulées socialement. Mauss démontre que les techniques du corps varient fortement selon les cultures et les époques, reflétant des normes, des valeurs et des rituels spécifiques. Il analyse le rôle de l'éducation, de l'habitude et de l'imitation dans l'acquisition de ces techniques, en soulignant que le corps est autant un artefact social qu'une entité biologique. L'essai met en avant l'importance de l'embodiment dans la compréhension du comportement humain et de la cohésion sociale, offrant un cadre d'analyse pour étudier comment les individus s'adaptent à leur environnement et s'intègrent à leur communauté. Cet ouvrage est essentiel pour toute personne intéressée par l'anthropologie, la sociologie ou les études culturelles. Il apporte un éclairage profond sur la façon dont les pratiques sociales façonnent les habitudes corporelles et les identités, et comment ces habitudes renforcent à leur tour les structures sociales. Le livre s'inscrit naturellement dans des catégories telles que l'anthropologie, la sociologie et les études culturelles, ce qui en fait une ressource précieuse pour les chercheurs comme pour le grand public.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "