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Robespierre terroriste
Mathiez Albert
METVOX
20,10 €
Épuisé
EAN :9791094787991
Contrairement à ce que le titre de cet ouvrage pourrait laisser penser, nous ne sommes pas en présence d'un réquisitoire contre Maximilien Robespierre mais bien plutôt d'un plaidoyer en faveur de l'Incorruptible. Loin d'être le personnage psychorigide assoiffé de sang, il aurait plutôt été un homme tout empreint d'un sens de la justice et de l'équité qui n'aurait fait appel à la violence uniquement parce que les événements le commandaient. L'argumentation que développe Albert Mathiez est très bien documentée et plutôt cohérente. Il apporte de nombreuses preuves qui viennent conforter sa thèse notamment grâce aux Carnets de Robespierre qu'il analyse méticuleusement. Mais l'interprétation qu'il tire de ces Carnets n'est-elle pas, pour une part, subjective du fait de l'admiration qu'il porte au personnage ? Concernant l'oeuvre de Robespierre, ne parle-t-il pas de l'élixir Robespirre ? Une expression qui relève plus de l'adulation que d'un travail d'historien. Une telle admiration laisse-t-elle suffisant de recul pour prendre toute la mesure d'une personnalité aussi complexe ? Robespierre se voulait un homme vertueux. L'était-il vraiment ? L'essentiel du débat entre ses partisans et ses adversaires porte sur cette question qui paraît difficile à trancher du fait de sa subjectivité. Cet ouvrage aidera le lecteur à se faire une opinion.
Quinze mois s'écoulent entre la chute de Robespierre et l'avènement du Directoire, quinze mois dont on parle rarement: ils sont l'objet de ce livre. L'incandescence révolutionnaire s'éteint, la réaction triomphe partout. "La grande période de la République est désormais finie. Les rivalités de personnes prennent le pas sur les idées; le Salut Public s'efface ou disparaît derrière les rancunes et les passions. Le politicien remplace le politique. L'intérêt privé et collectif des députés s'oppose scandaleusement à l'intérêt national." La lutte est féroce entre les thermidoriens de droite et de gauche, les Girondins de retour, les royalistes qui relèvent la tête. Le peuple est réprimé: après l'écrasement des émeutes de prairial au faubourg Antoine, il n'y aura plus d'insurrection dans le pays avant trente ans. De cette période violente et sombre, Mathiez dresse un tableau qui, souvent, résonne avec notre actualité, tant il est vrai que les gouvernements de fripons se ressemblent ou plutôt se répètent. Dans leur présentation, Florence Gauthier et Yannick Bosc replacent Albert Mathiez dans son époque et, plus encore, dans la trajectoire de l'historiographie révolutionnaire. Adhérent au Parti communiste un temps mais refusant la dictature d'un parti unique dès les années 1920, puis critique perspicace du stalinisme naissant, occulté à la fois par les communistes encasernés et les réactionnaires, il nous apparaît aujourd'hui comme le plus grand historien moderne de la Révolution.
Nul doute que Friedrich Nietzsche compte parmi les esprits les plus brillants du xixe siècle et certainement de tous les temps. Sa pensée repose sur la raison et sa méthode d'analyse est de nature scientifique. Ceci correspond à l'état d'esprit ambiant de l'époque à laquelle il a vécu, une époque où le progrès scientifique était perçu de manière positive et non pas avec le scepticisme actuel. Ce qui est frappant dans la pensée de Nietzsche, hormis le fait qu'elle repose sur la raison, c'est qu'elle est de nature concrète quel que soit le domaine de l'activité humaine traité. On y trouve peu ou pas de concepts abstraits. C'est une pensée claire et intense. La philosophie de Nietzsche repose sur des bases historiques, sociologique voire psychologique qui viennent étayer ses thèses. Le philosophe garde en permanence, un certain recul vis-à-vis de l'humanité qu'il n'accable pas par de vains commentaires moralisants notamment lorsqu'il traite de questions religieuses. Il garde aussi un certain recul vis vis-à-vis de sa pensée propre où nulles traces d'exaltation ou d'émotivité n'y sont décelables. Le philosophe allemand met en avant la connaissance scientifique qui apporte la liberté de l'esprit, gage de progrès, qu'il oppose à la superstition qu'entretiennent les religions. Pourtant, il constate que les deux phénomènes, le religieux et le scientifique, possèdent les mêmes ressorts : le besoin humain de donner un sens à la vie et à l'univers qui l'entoure et qui lui paraît chaotique. Il y a de l'utopie dans la philosophie de Nietzsche, ce qui ne l'empêche pas de rester conscient de la fragilité de la condition humaine. Il sait que l'homme civilisé peut aisément retourner à la barbarie.
Il est des mots tout ce qu'il y a de plus ordinaire et qui, un jour, allez savoir pourquoi, sont omniprésents dans le discours public. Rentrée, quartiers, identité, par exemple, sont de ceux-là. D'autres, tels résilience, hubris, disruption ou ultracrépidarianisme, venant on ne sait d'où et parfois employés de façon peu orthodoxe, connaissent la même fortune. Ce sont ces mots dans l'air du temps que l'auteur de cet ouvrage se plaît à repérer avant de les disséquer pour mieux connaître leur origine, leur évolution, l'usage qui en est fait.
Schopenhauer est un philosophe profondément pessimiste. Il ne faut pas compter que sa pensée puisse participer directement au développement d'un bonheur à caractère individuel, cette notion étant si prisée à notre époque profondément individualiste et matérialiste. La nature humaine, pour Schopenhauer, est tout empreinte de frustration, la frustration de besoins que l'homme peine à satisfaire. Pour le philosophe, la vie n'est qu'une perpétuelle souffrance qui rend tout bonheur difficilement atteignable. Néanmoins, cette approche pessimiste de Schopenhauer peut contribuer à nous forger un bonheur personnel d'une manière indirecte. Pour cela, il nous faut fuir les illusions et accepter la réalité de la souffrance et de l'insatisfaction, ce qui pourra nous préparer mentalement à faire face aux difficultés de la vie. Nous devons être conscients que nous sommes confrontés à des contradictions à la fois internes et externes, et nous devons essayer de trouver une ébauche de consolation en sachant que notre souffrance personnelle n'est pas isolée, mais qu'elle est le lot commun de l'humanité.
Athènes 1896, les femmes sont interdites aux Jeux olympiques. Paris 2024, la parité est enfin atteinte entre les athlètes : autant d'hommes que de femmes participent à la compétition. 128 longues années se sont écoulées entre ces deux événements et le chemin emprunté vers l'égalité n'a pas été sans embûches. Derrière chaque décennie, se cachent des figures féminines essentielles, dont les efforts ont fini par porter leurs fruits. Cet ouvrage revient à la fois sur les grands bouleversements de l'Histoire, les avancées de la société, tout en analysant l'évolution de la place des femmes au sein du giron olympique depuis sa rénovation par Pierre de Coubertin. Anita DeFrantz, Maryse Ewanjé-Epée, Sarah Ourahmoune, Félicia Ballanger, Marie-George Buffet ou encore Alexandra Ledermann... Grâce à une quarantaine de témoignages et l'aide précieuse de spécialistes, l'histoire mouvementée des femmes aux Jeux est retracée au fil des pages et rappelle à quel point le parcours a été sinueux en l'espace d'un siècle.