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Nietzsche et le transformaisme intellectualiste. Nietzsche, sa vie et sa pensée
Andler Charles
METVOX
24,10 €
Épuisé
EAN :9782493289070
Nul doute que Friedrich Nietzsche compte parmi les esprits les plus brillants du xixe siècle et certainement de tous les temps. Sa pensée repose sur la raison et sa méthode d'analyse est de nature scientifique. Ceci correspond à l'état d'esprit ambiant de l'époque à laquelle il a vécu, une époque où le progrès scientifique était perçu de manière positive et non pas avec le scepticisme actuel. Ce qui est frappant dans la pensée de Nietzsche, hormis le fait qu'elle repose sur la raison, c'est qu'elle est de nature concrète quel que soit le domaine de l'activité humaine traité. On y trouve peu ou pas de concepts abstraits. C'est une pensée claire et intense. La philosophie de Nietzsche repose sur des bases historiques, sociologique voire psychologique qui viennent étayer ses thèses. Le philosophe garde en permanence, un certain recul vis-à-vis de l'humanité qu'il n'accable pas par de vains commentaires moralisants notamment lorsqu'il traite de questions religieuses. Il garde aussi un certain recul vis vis-à-vis de sa pensée propre où nulles traces d'exaltation ou d'émotivité n'y sont décelables. Le philosophe allemand met en avant la connaissance scientifique qui apporte la liberté de l'esprit, gage de progrès, qu'il oppose à la superstition qu'entretiennent les religions. Pourtant, il constate que les deux phénomènes, le religieux et le scientifique, possèdent les mêmes ressorts : le besoin humain de donner un sens à la vie et à l'univers qui l'entoure et qui lui paraît chaotique. Il y a de l'utopie dans la philosophie de Nietzsche, ce qui ne l'empêche pas de rester conscient de la fragilité de la condition humaine. Il sait que l'homme civilisé peut aisément retourner à la barbarie.
Au fil de ses réimpressions, cet ouvrage s'est imposé comme ce qu'il ambitionnait d'être lors de sa publication en 1992: non pas un guide, moins encore une cartographie ou une encyclopédie des sciences cognitives, mais une présentation de programmes de recherche caractéristiques, clairement replacés dans leur cadre conceptuel et historique. Face à l'actuel foisonnement des sciences cognitives, cette nouvelle édition augmentée maintient son cap: saisir historiquement les ambitions d'origine, offrir une vue cavalière sur les promesses tenues et sur les domaines en émergence, restituer leur dynamisme et singularité à l'heure de l'institutionnalisation intellectuelle, universitaire et industrielle. Les différents chapitres étudient: une fonction particulière (raisonner, percevoir, parler, comprendre le langage, repérer des objets, maîtriser des concepts); une structure particulière (le cerveau, différents types de systèmes artificiels); une conception particulière de la façon dont une structure réalise une fonction (par exemple, en déployant des représentations internes) ou de la manière dont l'organe entier assure le répertoire complet de ses fonctions (par exemple, en se divisant en sous-organes spécialisés); les relations entre la cognition individuelle et la sphère sociale. L'essai conclusif de Daniel Andler - "Les sciences cognitives à l'aube de leur deuxième demi-siècle" - présente, à sa manière, un "Bilan et Perspectives" de ce domaine en pleine mutation. Quatrième de couverture Ces dernières années ont été marquées par une pénétration - vécue parfois comme un envahissement - des sciences cognitives, à la fois dans les institutions nationales de la recherche et dans l'actualité intellectuelle. D'un côté, les ministères concernés, le CNRS, les universités, les grandes écoles créent des structures pour abriter ces sciences. De l'autre, les revues, les éditeurs publient quantité de textes et d'ouvrages. Cet ouvrage, anthologie de contributions au colloque de Cerisy- la-Salle, "Approches de la cognition" organisé par Daniel Andler et d'autres textes originaux tous inédits en français, intéressera les chercheurs du domaine tout en offrant au public, aux chercheurs d'autres disciplines et aux étudiants un accès ni trop partial ni trop ardu à une proportion notable de travaux actuels. Chacun des chapitres porte sur l'un des principaux objets étudiés par les sciences cognitives: le cerveau, l'architecture des fonctions mentales, le langage, les concepts et les théories, les présentations comme fondement de l'esprit, la dimension sociale. Au sein de ces grandes aires de recherche, chacun aborde un domaine particulier, présentant des hypothèses susceptibles de retenir l'attention des spécialistes tout en fournissant aux autres lecteurs de quoi mesurer les principaux enjeux. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
La révolution sera morale ou ne sera pas, aimait à dire Charles Péguy. Le socialisme sera moral ou ne sera pas, lance en écho Charles Andler dans la longue et passionnante conférence publiée en 1911 sous le titre La Civilisation socialiste. Philosophe et commentateur de Nietzsche, militant socialiste de la première heure aux côtés de son ami, le célèbre bibliothécaire de l'École normale supérieure, Lucien Herr, Charles Andler (1866-1933) cherche la formule d'un socialisme qui assure ni plus ni moins que la régénération morale de l'homme. En rupture avec les conceptions traditionnelles du socialisme, trop empruntées à ses yeux de l'héritage marxiste, Andler conçoit le socialisme comme un au-delà de la démocratie. Dès lors le penseur socialiste doit intégrer à son programme des dimensions qu'il délaisse le plus souvent: l'art et la morale. Le socialisme d'Andler se révèle libéral et libertaire, critique de la démocratie parlementaire et anxieux devant tous les dogmes, confiant dans l'éducation des hommes et révulsé par la logique militante des partis. Andler incarne une singulière image de socialiste individualiste qui s'exprime de façon flamboyante dans un texte aussi étrange que profond.
Relire l'histoire du festival d'Aix-en-Provence à travers les photos de la famille Ely, photographes du pays d'Aix de père en fils et témoins de ces rencontres musicales dès leurs débuts ; revivre les premières années et les péripéties d'un événement artistique hors du commun à travers le témoignage d'Edmonde Charles Roux, pionnière de ce festival, voilà ce que cet ouvrage unique propose. Les curieux comme les fidèles de l'événement découvrent ou redécouvrent 60 années de construction et de création, qui ont abouti à ce qu'est le festival d'Aix-en-Provence aujourd'hui : une rencontre artistique internationale renommée, intrinsèquement liée à l'esprit des lieux.
L'ouvrage de Joseph d'Haussonville, intitulé "Histoire de la politique extérieure du gouvernement français - 1830-1848" , est une étude détaillée de la politique étrangère du gouvernement français pendant cette période. Il examine les relations diplomatiques, les alliances, les conflits et les événements internationaux qui ont façonné la politique extérieure de la France à l'époque. L'auteur offre une analyse approfondie des actions et des décisions prises par le gouvernement français en matière de politique étrangère, fournissant ainsi un éclairage précieux sur cette période cruciale de l'histoire française.
Georges-Jacques Danton, né le 26 octobre 1759 à Arcis-sur-Aube, guillotiné le le 5 avril 1794 (16 germinal an II) place de la Révolution à Paris. Il est impossible de parler de Danton sans parler de parler de Robespierre tellement leurs destins sont liés. Ils ont sensiblement le même âge, Robespierre est né le 6 mai 1758 à Arras. Tout comme Dantin, Robespierre est mort guillotiné place de la Révolution à Paris, le 28 juillet 1794. Tous deux sont les figures emblématiques les plus marquantes de la Révolution française et plus particulièrement de la Terreur (1793-1794). Tous deux viennent de province, tous deux sont avocats, tous deux font de la politique, tous deux sont maître dans l'art de manipuler les esprits pour arriver à leurs fins... Mais les similitudes s'arrêtent là, car tous les oppose à tel point qu'ils vont devenir ennemis mortels. Danton, physiquement, c'est un colosse. Il a une voix de stentor qui fait de lui un redoutable tribun qui sait mobiliser les esprits lorsque la patrie, la Révolution ou la Liberté sont en danger. Danton c'est le Verbe ! Danton c'est la flamboyance. C'est un jouisseur et un sentimental qui aime la vie sous tous ses aspects. A contrario, Robespierre est un être de l'ombre. Il est froid, réservé et distant. S'il ne brille pas par ses talents d'orateur, il est, par contre, un fin stratège en politique qui sait être patient et attendre "son heure" . Pour conclure sur une similitude, tous deux sont morts jeunes, victimes du système qu'ils avaient oeuvrés à mettre en place.
Napoléon le petit" tel que le surnommait Victor Hugo était-il aussi petit que cette formule à l'emporte-pièce peut laisser penser. Il ne semble pas. L'homme est complexe voire contradictoire dans ses idées. Ses débuts en politique sont ceux d'un aventurier qui n'hésite pas à utiliser la force pour atteindre ses objectifs. Ces expériences se solderont pour lui par de la prison, notamment au fort de Ham situé dans le nord de la France. Après de multiples vicissitudes, il optera temporairement pour des méthodes plus légalistes. Il finira par attendre son but. Le 10 décembre 1848, il est élu Président de la République avec 74 % des suffrages. Reprenant ses "bonnes habitudes" , les 21 et 22 novembre 1852, faisant suite à un coup d'Etat, il proposera aux Français de valider ce dernier et d'accepter la restauration de l'Empire, ce qui sera fait suite à un plébiscite avec lequel il obtiendra 76 % de suffrages favorables. De tels agissements ne lui vaudront pas que des amis et Napoléon III fera l'objet de nombreuses tentatives d'attentats dans la plus terrible sera celle du 14 janvier 1858 perpétré par Félix Orisini ; un républicain. Sur le plan intérieur Napoléon III mènera une politique sociale éclairée car il est très sensible aux problèmes de pauvreté. Il favorisera les Sociétés de secours et le développement du logement populaires. C'est sous son règne que l'enseignement primaire devient obligatoire. En matière économique, il mènera une politique de développement résolument moderne en favorisant notamment le développement du réseau ferroviaire, l'essor de l'agriculture et de l'industrie qui fit de la France de l'époque une nation dynamique. C'est malheureusement en politique étrangère qu'il enregistra ses plus sévères revers ce qui finira par entraîner sa perte.
Ce deuxième tome analyse la chute inexorable du Second Empire et donc de Napoléon III. La raison essentielle à ce désastre, il faut la rechercher dans les idéaux qui servirent de fondement à la pensée politique de l'Empereur et qui reposent sur le principe de la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Dans l'absolu, ce principe est plein de noblesse, mais l'appliquer sans discernement et sans tenir compte des réalités géopolitiques peut se révéler toxique voire mortel. Tout débuta lorsque Napoléon III se lança dans l'aventure de l'indépendance italienne. Une fois celle-ci réalisée, l'Empereur n'en retira pas les bénéfices escomptés. Il comptait sur une reconnaissance éternelle de l'Italie vis-à-vis de la France pour l'aide précieuse fournie. Bien au contraire, à la place d'un pays censé être un allié, Napoléon avait créé une puissante entité sur son flanc gauche alors que déjà l'unité allemande était en marche sur la frontière du Rhin. Il est réaliste de dire que l'unité italienne facilita l'unité allemande. Pour sa plus grande déveine, l'Empereur des Français eut pour adversaire le chancelier de Prusse Otto von Bismarck. Ce dernier, à l'inverse de Napoléon III, ne se complaisait pas dans des idéaux abstraits. Il avait les pieds sur terre même si les rêves qu'il nourrissait pour l'Allemagne étaient des plus élevés. Bismarck était un fin stratège à la pensée souple et adaptative. Il était, au besoin, capable de fourberie et même de manipulation. Le plus bel exemple de cette manière d'agir on le trouve dans ce que l'on appelle l'histoire de la dépêche d'Ems qui aboutit à la déclaration de guerre de la France à la Prusse, ce qui était le but recherché. Un désastre militaire s'ensuivit qui mit fin au règne de l'Empereur. Napoléon III méritait-il cette déchéance ? Oui au regard de son manque de réalisme et non si l'on tient compte de ses indéniables qualités humaines.