Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Civilisation socialiste
Andler Charles
BORD DE L EAU
22,40 €
Épuisé
EAN :9782356870445
La révolution sera morale ou ne sera pas, aimait à dire Charles Péguy. Le socialisme sera moral ou ne sera pas, lance en écho Charles Andler dans la longue et passionnante conférence publiée en 1911 sous le titre La Civilisation socialiste. Philosophe et commentateur de Nietzsche, militant socialiste de la première heure aux côtés de son ami, le célèbre bibliothécaire de l'École normale supérieure, Lucien Herr, Charles Andler (1866-1933) cherche la formule d'un socialisme qui assure ni plus ni moins que la régénération morale de l'homme. En rupture avec les conceptions traditionnelles du socialisme, trop empruntées à ses yeux de l'héritage marxiste, Andler conçoit le socialisme comme un au-delà de la démocratie. Dès lors le penseur socialiste doit intégrer à son programme des dimensions qu'il délaisse le plus souvent: l'art et la morale. Le socialisme d'Andler se révèle libéral et libertaire, critique de la démocratie parlementaire et anxieux devant tous les dogmes, confiant dans l'éducation des hommes et révulsé par la logique militante des partis. Andler incarne une singulière image de socialiste individualiste qui s'exprime de façon flamboyante dans un texte aussi étrange que profond.
Andler Daniel ; Fagot-Largeault Anne ; Saint-Serni
Le domaine de la philosophie des sciences a été profondément bouleversé ces dernières décennies sous l'impulsion de savoirs nouveaux (les sciences cognitives, par exemple) et des scientifiques eux-mêmes, dont la pratique ne trouvait plus dans la philosophie les réponses aux questions qu'elle soulevait. Si, à cela, on ajoute les avancées en astrophysique et en biologie, qui viennent contredire, voire inverser la réalité qui est la nôtre au plan humain (telles, par exemple, l'inversion de la flèche du temps ou de la relation de la cause à l'effet au plan macrocosmique), on mesurera le désarroi de la philosophie en général, de la philosophie des sciences en particulier, trop souvent en retard. Il s'agit ici de dresser l'état des lieux le plus contemporain des philosophes des sciences - car le pluriel s'impose, désormais - sans oublier les auteurs et les courants vivaces à l'étranger, mais encore trop souvent ignorés en France. Cette exhaustivité, au-delà de la tradition française, n'est pas la seule originalité de l'ouvrage; l'autre originalité est l'association des trois auteurs, pour donner l'image la plus large: un philosophe (Bertrand Saint-Sernin, professeur d'épistémologie au Conservatoire National des Arts et Métiers), un mathématicien reconverti (Daniel Andler, professeur de philosophie et d'épistémologie à l'Université Paris IV) et une biologiste reconvertie (Anne Fagot-Largeault, médecin titulaire de la Chaire d'épistémologie des sciences de la vie au Collège de France).
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?