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Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889). Itinéraire d'un grand décorateur
Massé Alice ; Lavalade Marie-France ; Herbet Odile
SNOECK
35,00 €
Épuisé
EAN :9789461612427
Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889) a été l'un des artistes des plus courus de sa génération. De son vivant, ses oeuvres s'exportaient jusqu'à Naples, New York et Sydney. Princes, hommes politiques et grands industriels lui confièrent les décors de leurs hôtels particuliers, tandis que l'Etat et diverses municipalités lui commandaient plafonds et rideaux de scène pour des salles de spectacle. Le théâtre de Baden-Baden, l'Opéra Garnier, le Grand Théâtre d'Angers, le Conservatoire d'art dramatique et la Bourse de commerce de Paris possèdent encore de grandes compositions du peintre. Tombé dans l'oubli par suite de la disparition d'une partie de ses oeuvres et en raison de son appartenance à l'académisme, fort décrié au XXe siècle mais redécouvert au XXIe, Mazerolle mérite qu'on lui rende justice. Le présent ouvrage, accompagnant une exposition rétrospective au musée de Roubaix, réunit, pour la première fois, un large échantillonnage de sa production. Dessins inédits issus du fonds d'atelier, études préparatoires pour des tableaux d'histoire ou de grands décors et cartons de tapisserie permettent de décrypter les méthodes de travail d'un artiste en conformité avec le goût de son époque, tout en mettant en lumière son originalité.
Formée à la sculpture par Ossip Zadkine, Marie-Pierre Thiébaut (1933-2010) collabore en 1967 et 1968, en Algérie, avec l'architecte Fernand Pouillon. La découverte du Sud algérien et de ses constructions traditionnelles aux volumes simples et à la décoration dépouillée influence durablement son art, imprégné par la lumière et par une connivence avec la matière et les matériaux (pierre, bronze, bois et plâtre, mais aussi terre, ciment ou papier). Ses architectures-sculptures épurées traduisent parfaitement le lien intime que Marie-Pierre Thiébaut entretient avec la nature, tandis que ses séries d'empreintes de doigts, paumes, mains, seins et ventres, véritables estampes du vivant, soulignent l'omniprésence du corps de l'artiste au sein du processus créatif. Cette publication accompagne l'exposition organisée par La Piscine autour de deux importantes donations d'oeuvres de l'artiste consenties par Michelle Porte.
En 2009, les descendants du peintre et graveur Gérard Cochet (1888-1969) faisaient don au musée de Roubaix de 102 oeuvres sur papier, préparatoires à des costumes ainsi qu'à des décors pour des spectacles lyriques donnés à l'Opéra-Comique. Ces dessins concernent plus spécifiquement trois oeuvres : Manon Lescaut de l'abbé Prévost et Jules Massenet (1938), Les Noces de Figaro de Mozart (1939) et Amphytrion 38 de Jean Giraudoux et Marcel Bertrand (1944). Entre 1938 et 1949, Cochet travaillera ainsi à plusieurs reprises pour la salle Favard. On lui doit également les costumes pour Mesdames de la Halle d'Offenbach (1940) ainsi que pour Le Oui des jeunes filles de René Fauchois et Reynaldo Hahn. Ces créations, bien accueillies par la critique, représentent en quelque sorte l'acmé de la carrière de décorateur de Gérard Cochet. Il avait, en effet, précédemment réaliser plusieurs décors pour des bâtiments publics et, en qualité de peintre de la marine, contribué à la décoration de plusieurs vaisseaux. Né à Avranches, Gérard Cochet grandit à Nantes où il s'initia très jeune à la peinture avec son ami Amédée de La Patellière (1890-1932) auprès d'un artiste local, tout en poursuivant des études classiques. En 1909, avec l'assentiment de ses parents, il décide de se consacrer uniquement à la peinture et se rend à Paris. Il s'inscrit à l'Académie Julian et ambitionne d'entrer à l'école des Beaux-Arts. Pour ce jeune homme discret, ces premières années sont particulièrement délicates. En proie au doute, il peine à se défaire de son apprentissage quelque peu académique et à trouver sa propre voie vers une modernité à laquelle il aspire. C'est au modeste Salon des humoristes qu'il expose pour la première fois en 1913. Ces timides débuts sont vite interrompus par la guerre. Bien que réformé, il décide de se porter volontaire. Le 5 mai 1915, Il est grièvement blessé en Argonne et perd son oeil droit. Définitivement reformé en juillet 1916, il s'initie à la gravure auprès d'André Dauchez et pratique la céramique au sein de l'atelier Lachenal. De la première, il apprendra le sens de la synthèse et la seconde lui permettra de gagner en spontanéité. Au début des années 1920, il s'affirme comme graveur de premier plan, multipliant les illustrations notamment pour les éditions Crès et Grasset. En 1924, il est récompensé pour son oeuvre gravé par le prix Blumenthal. Membre fondateur de la Jeune Gravure Contemporaine en 1929 et membre des Peintres-Graveurs Français à partir de 1946, il illustre de nombreux ouvrages de bibliophilie. Parallèlement à sa carrière de graveur, il développe également sa peinture. Une première exposition personnelle lui est consacrée par la galerie Briand-Robert en 1927. Son oeuvre peint le rapproche de la Jeune Peinture Française dont les membres les plus représentatifs sont Dunoyer de Segonzac, Marcel Gromaire, Charles Dufresnes, ses amis Yves Alix et Robert Lotiron... . Ce mouvement informel incarne pour le critique Claude Roger-Marx une certaine "mesure française" . Ils élaborent un réalisme renouvelé et affirment un certain sensualisme. Il n'est pas ici question, de "retour à l'ordre" , la plupart de ces peintres s'inscrivaient dès avant-guerre dans un réalisme construit, instruits des leçons du cubisme et de Cézanne mais regardant aussi Corot, Courbet ou Delacroix comme Gauguin, Manet ou Bonnard. Gérard Cochet développera plusieurs thématiques, Il sera le peintre des paysages et des paysans de la Manche, des champs de course, des intérieurs bourgeois et évoquera aussi régulièrement l'univers du théâtre et de la musique, qu'il affectionna tant et que cette exposition met en valeur.
Présentation de l'éditeur Né à Roubaix où il fréquenta lécole des Beaux-Arts, Henri Delvarre fut le conservateur du cimetière municipal mais il dédia sa vie à la peinture. Dun tempérament pédagogue, imprégné des théories dAndré Lhote (Le traité du paysage était sa bible, relate Arthur Van Hecke dont il dirigea les premiers tableaux), il ne cessa jamais de militer en faveur des tendances modernes de lart local. Très proche des jeunes artistes qui formeront le Groupe de Roubaix, il encourage une ouverture à la création contemporaine. En 1949, dans la galerie Création quil ouvre, rue de Tunis, dans la boutique de couleurs de son fils Jacques, il suscite la première manifestation à Roubaix de «La peinture contemporaine roubaisienne». Dabord inscrit dans une tradition expressionniste flamande, il évolue vers une peinture plus informelle qui assied sa réputation dinitiateur tant auprès du public que de la jeune scène artistique locale où il simpose comme un guide et fédérateur. Après 1960, sa santé léloigne progressivement de la peinture, mais son influence reste forte. Cest à cette figure de la modernité que le musée rend hommage avec une exposition qui réunit des oeuvres appartenant à La Piscine et des emprunts à des collections privées. Le Groupe de Roubaix : après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Roubaix connaît un dynamisme inédit. Grâce à la présence dindustriels collectionneurs et de galeries audacieuses, le monde artistique va évoluer dune façon nouvelle, saffranchissant des modèles des générations précédentes. A Roubaix, se constituera alors certaines des plus belles collections dart contemporain, stimulant la création de cette région. Ces circonstances exceptionnelles vont amener certains jeunes artistes de la région à se lier dans un groupe informel: Le Groupe de Roubaix.
Grand Prix de Rome 1914, Pougheon pratique aussi bien le paysage et la nature morte, que le portrait mondain et le grand décor conçu comme le support privilégié de la peinture d'histoire dont il ambitionne de poursuivre la tradition académique. Incarnant une veine maniériste de l'Art Déco au sein du "groupe de Rome" réuni autour de la figure de Jean Dupas, Pougheon développe néanmoins un style très personnel et aisément reconnaissable par son souci de la ligne, par sa manière archaïsante de simplifier, voire de géométriser, les formes, par l'étrangeté enfin de ses compositions, qui l'inscrit dans une filiation surréaliste. Emblématique de ce classicisme de fantaisie nourri des leçons de Raphaël, David et Ingres, comme de l'art de la Renaissance ou des recherches cubistes, l'énigmatique toile intitulée Le Serpent, exposée au Salon des artistes français en 1930, fut déposée au musée de Roubaix dès 1990 par le Musée national d'art moderne. Elle est mise en exergue à Roubaix dans la première exposition consacrée au peintre aux côtés des plus beaux dessins sélectionnés parmi un fonds exceptionnel de plus de mille feuilles, provenant de l'atelier de l'artiste et acquis auprès de la galerie Pierre Gaubert. Révélé au public pour la première fois, cet ensemble dévoile le processus créateur de l'artiste et son oeuvre singulier, où la complexité érudite des sujets le dispute à la richesse des références stylistiques, et où s'allient de manière inédite agrément décoratif et traduction d'un idéal social.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
A l'occasion de la 31e édition du Festival International du Photojournalisme Visa pour l'Image - Perpignan, les éditions Snoeck ont le plaisir de publier, pour la douzième fois, le catalogue officiel du festival. Depuis sa première édition en 1989, le festival nous rappelle que, pour une information visuelle de qualité, le regard du photojournaliste est indispensable. Rendez-vous immanquable des amoureux de la photographie et du reportage, le festival réunit plus de 220 000 visiteurs chaque année à Perpignan. Depuis 30 ans, Visa pour l'Image - Perpignan accompagne les mutations économiques et politiques des métiers du photojournalisme et de la presse, et soutient les professionnels en leur donnant l'opportunité de montrer leur travail et de le faire découvrir au plus grand nombre. Plus que jamais, le festival s'avère nécessaire pour défendre ceux qui exercent un métier qui permet d'informer, de comprendre et d'alerter, dans des conditions toujours plus dangereuses et précaires. Cette année, nous présentons toutes les expositions de l'édition 2019 avec, pour chacun des photographes, huit pages consacrées à leur reportage.