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Robert Pougheon 1886-1955. Un classicisme de fantaisie
Massé Alice
GOURCUFF GRADEN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782353402755
Grand Prix de Rome 1914, Pougheon pratique aussi bien le paysage et la nature morte, que le portrait mondain et le grand décor conçu comme le support privilégié de la peinture d'histoire dont il ambitionne de poursuivre la tradition académique. Incarnant une veine maniériste de l'Art Déco au sein du "groupe de Rome" réuni autour de la figure de Jean Dupas, Pougheon développe néanmoins un style très personnel et aisément reconnaissable par son souci de la ligne, par sa manière archaïsante de simplifier, voire de géométriser, les formes, par l'étrangeté enfin de ses compositions, qui l'inscrit dans une filiation surréaliste. Emblématique de ce classicisme de fantaisie nourri des leçons de Raphaël, David et Ingres, comme de l'art de la Renaissance ou des recherches cubistes, l'énigmatique toile intitulée Le Serpent, exposée au Salon des artistes français en 1930, fut déposée au musée de Roubaix dès 1990 par le Musée national d'art moderne. Elle est mise en exergue à Roubaix dans la première exposition consacrée au peintre aux côtés des plus beaux dessins sélectionnés parmi un fonds exceptionnel de plus de mille feuilles, provenant de l'atelier de l'artiste et acquis auprès de la galerie Pierre Gaubert. Révélé au public pour la première fois, cet ensemble dévoile le processus créateur de l'artiste et son oeuvre singulier, où la complexité érudite des sujets le dispute à la richesse des références stylistiques, et où s'allient de manière inédite agrément décoratif et traduction d'un idéal social.
Les musées de Roubaix et de Villefranche-sur-Saône s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la Fondation Coubertin et le musée des années trente de Boulogne-Billancourt, une ambitieuse exposition consacrée au sculpteur français " Joseph BERNARD (1866-1931). De pierre et de volupté ". Joseph Bernard est un sculpteur et dessinateur français, né à Vienne (Isère) le 17 janvier 1866 et mort à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 7 janvier 1931. Joseph Bernard commence à travailler à la fin du xixe siècle, alors que l'académisme triomphe dans les arts. A cette période, Auguste Rodin est la référence dans le domaine de la sculpture pour la jeune génération d'artistes : ses successeurs sont à la fois influencés par son oeuvre, mais redoutent également son emprise, cherchant à s'en émanciper. Au même moment, on constate l'avènement du symbolisme vers lequel Joseph Bernard s'oriente rapidement}.
En regard de l'importante exposition consacrée à deux créateurs d'exception, Picasso et le grand photographe américain David Douglas Duncan, seule étape française de ce regard européen, La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent, Roubaix, publie pour la première fois l'ensemble de son fonds Picasso, qui comprend une collection unique de céramiques, ainsi que quelques clichés et objets d'orfèvrerie. C'est lors de son passage à Vallauris, en 1946, que Picasso se découvre une passion tardive pour la céramique, qu'il pratiqua à sa guise dans l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié. Décidant de vivre à temps plein sa nouvelle passion, il s'installe à Vallauris de 1948 à 1955 où il produit une quantité incroyable de poteries, vases, assiettes, pichets, carreaux de faïence... Riche de son expérience de peintre et de sculpteur, il invente des "sculptures céramiques" étonnantes, telles le vase Grois Oiseau Visage noir, ou le Grand vase aux danseurs. L'apport de Picasso à l'histoire de la céramique d'artiste du XXe siècle est fondamental. André Malraux avait assurément pris la mesure et compris le prestige de cette référence essentielle et suscité l'achat d'une très riche sélection de la production de Picasso dans les ateliers de Suzanne et Georges Ramié, à Vallauris. Mais curieusement, cette série d'exemplaires destinés aux musées français ne suscita pas d'intérêt et demeura dans les réserves nationales où finalement, au début des années 1990, il était encore possible de l'exhumer de ses emballages d'origine... Cette incroyable retenue devant la production éditée de l'œuvre céramique de Picasso, permit à Roubaix de sensiblement enrichir la part céramique de ses collections et de faire de son fonds Picasso l'une de ses incroyables richesses et l'un des moteurs de son projet et de sa programmation. Le catalogue restitue le parcours de ces objets et affirme leur importance dans l'identité même de La Piscine.
Résumé : Robert Droulers (1920-1994) : L'échappée belle Exposition à La Piscine du 18 février au 21 mai 2023, Commissariat Alice Massé et Bruno Gaudichon. Catalogue publié à l'occasion de l'exposition. La Piscine de Roubaix, en partenariat étroit avec le Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, propose une riche exposition où l'oeuvre multiple de Robert Droulers est présentée. Cette articulation muséale Nord-Sud correspond au parcours personnel de cet artiste né à Lille en 1920 : dès l'adolescence, il peint sur le motif en région lilloise et en Belgique, puis en atelier. Dès les années 1950, il s'oriente vers la peinture abstraite, expose au Salon des Réalités Nouvelles ; il fréquente les artistes du Groupe de Roubaix et l'Atelier de la Monnaie à Lille. Sa rencontre avec Eugène Leroy est déterminante : il trouve auprès de l'artiste tourquennois une amitié solide, doublée d'une durable force d'encouragement. Curieux et infatigable, Droulers explore alors l'expressionnisme, le cubisme et l'orphisme, et expose dans diverses galeries à Lille, Bruxelles et Roubaix. Sa trajectoire de vie se réoriente en 1964, date à laquelle il quitte le Nord pour la Provence. Ce passage du Septentrion au Sud génère en lui un puissant renouveau - fréquentations nouvelles, influences inédites sous une lumière plus éclatante. De 1973 à 1980, Droulers habite Aix-en-Provence avant de partir s'installer définitivement à Saint-Rémy de Provence. Maturation de l'oeuvre, qui se plaît à l'épure, à la fluidité évanescente - comme au terme d'un cheminement spirituel, l'accès au plein éblouissement. Ce catalogue, à l'image de l'exposition, donne à voir la diversité des médiums abordés par cet artiste complet : des dessins, mais aussi des collages et des estampes, des peintures, des sculptures, du mobilier, des architectures. On y suit pas à pas un parcours original, où la recherche, la tentative, l'audace nous font, nous aussi, cheminer.
ROBERT WEHRLIN est un peintre suisse ne en 1903 à Winterthur et mort en 1964. Il est élevé dans une famille bourgeoise et stricte qui ne le destine pas à une carrière artistique. Après le baccalauréat il se dirige vers la jurisprudence. Bon élève en dessin, rien ne laisse présager une vocation artistique et moins encore une rapide évolution vers l'expressionnisme. Le grand choc dans la vie de Wehrlin est sa rencontre, à Davos, avec le peintre expressionniste allemand: Ernst Ludwig Kirchner. A cette époque Kirchner accueille volontiers dans son atelier les jeunes artistes suisses qui peuvent assister aux séances de travail de l'artiste. Kirchner fera trois portraits de Wehrlin, deux gravures sur bois ainsi qu'une huile. En 1924, Wehrlin abandonne ses études et s'installe à Paris dans le quartier Montparnasse. Pour améliorer sa technique, il s'inscrit dans diverses académies ( Jullian, Ranson, Grande chaumière). II y sera l'élève d'André Lhote. De cette époque datent de nombreux nus et portraits dont le traitement " à facettes" n'est pas sans rappeler le cubisme, résultat de l'influence de Lhote. Wehrlin peint de nombreux autoportraits, visages, bustes mais aussi des portraits en taille et en pied. L'environnement culturel très riche du Paris de cette époque forme son goût et son style, ses contacts avec Kirchner deviennent, entre 1925 et 1928, de plus en plus fertiles. Mais à la fin des années 20 son esprit commence à être tiraillé entre l'expressionnisme allemand et l'oeuvre des artistes parisiens comme Picasso et Matisse. Matisse aura autant d'influence sur Wehrlin que Kirchner. C'est peut-être de ces deux influences culturellement et picturalement opposées que naîtra dès 1928 un "style" Wehrlin; de Kirchner il retient surtout la spontanéité du trait et la force des couleurs, de Matisse "comment on donne un relief à une image sans en renier sa planéité fondamentale." l'étale en couches compactes, creuvassées.(....) Wehrlin est foncièrement un coloriste. Dès 1925 Wehrlin expose au Salon d'Automne. A Montparnasse ses amis artistes sont: les sculpteurs Otto Bânninger et sa femme Germaine Richier, Walter Linck et sa femme la céramiste de Berne Margrit Linck-Daepp. II visite souvent son voisin d'atelier Alberto Giacommetti, le peintre Willy Guggenheim dit "Varlin" et le sculpteur bernois Serge Brignoni sont ses copains de Montparnasse. A Montrouge il sera le voisin et l'ami du peintre suisse Max Gubler. Vers 1930, grâce à sa rencontre avec Jacques Villon, il redécouvre la gravure, technique à laquelle Kirchner l'avait initié cinq ans plus tôt. Avant tout il cherche et, nombre de gravures sont des tirages uniques, des épreuves d'artiste. En 1937, Wehrlin devient membre de "La jeune Gravure Contemporaine". En 1965, au musée de Charleville, la" Jeune Gravure Contemporaine" rendra un hommage commun aux 3 artistes-membres récemment disparus: Bissiére, Villon et Wehrlin.. En 1944, il devient sociétaire du Salon d'Automne. En 1949, il réalise un premier sgraffite pour une coopérative "Konsum" de Winterthur, en 54 un sgraffite "Le Baptème du Christ" décore un mur de la maison paroissiale de Kollbrunn en 58 un autre sgraffite " La Roue de la Fortune" illustre une façade d'école à Winterthur-Wülflingen. La même année il réalise 8 vitraux pour l'Eglise réformée française de Winterthur. Entre 1950 et 1960, les thèmes religieux et bibliques l'obsèdent." L'échelle de Jacob", "la lutte de Jacob et de l'Ange", "la Nouvelle Jérusalem", les scènes de la vie du Christ seront autant de sujets qu'il traitera sur divers supports. En 1959 la maison paroissiale de Winterthur-Veltheim lui permet de présenter au public l'aboutissement de ses recherches sur le thème Jacob et l'Ange: un sgraffite illustre l'Echelle de Jacob, une tapisserie la Lutte de Jacob et de l'Ange. Après les vitraux de l'Eglise Réformée Française inaugurés en 1957 à Winterthur Wehrlin réalise entre 60 et 62 une série de 8 vitraux (verre et plomb) à Elsau qui sont considérés par beaucoup comme un aboutissement de son art. Il disparaît le 29 février 1964 à l'âge de 60 ans. II avait en cours de réalisation trois projets de vitraux qui seront en partie exécutés par Heinrich Bruppacher, jeune peintre de Winterthur qu'il avait poussé vers 1950 à se diriger vers la peinture.
Pierre Chavot est un historien réputé, auteur de nombreux ouvrages aux éditions Flammarion, de La Martinière... Quelques titres: Le Dictionnaire de Dieu, Les Héros mythologiques, Les Rois de France. Il est aussi l'auteur d'Ecoliers du monde aux éditions Glénat.
Pour sa 22e édition, le Festival International des Jardins a invité des concepteurs venus du monde entier à imaginer les projets les plus étonnants autour du thème "Jardins des sensations". Fondé en 1992, le Festival International des Jardins a su s'imposer comme un rendez-vous incontournable de la création paysagère et jardiniste. Prisé des professionnels du monde entier, le concours international préalable à chaque édition reçoit des centaines de propositions. Vingt-cinq projets d'exception ont été retenus par le jury présidé en 2013 par le journaliste littéraire Bernard Pivot auxquels s'ajoutent les invités du Domaine. Référence au jardin comme haut lieu d'harmonie et de bonheur, ces "Jardins des sensations" célèbrent la subtilité, la diversité, la multiplicité des émotions régnant dans les jardins singuliers de Chaumont-sur-Loire.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.