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Robert Wehrlin 1903-1964. Exposition à La Piscine, musée d'art et d'industrie André Diligent de Roub
Massé Alice
GOURCUFF GRADEN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782353401321
ROBERT WEHRLIN est un peintre suisse ne en 1903 à Winterthur et mort en 1964. Il est élevé dans une famille bourgeoise et stricte qui ne le destine pas à une carrière artistique. Après le baccalauréat il se dirige vers la jurisprudence. Bon élève en dessin, rien ne laisse présager une vocation artistique et moins encore une rapide évolution vers l'expressionnisme. Le grand choc dans la vie de Wehrlin est sa rencontre, à Davos, avec le peintre expressionniste allemand: Ernst Ludwig Kirchner. A cette époque Kirchner accueille volontiers dans son atelier les jeunes artistes suisses qui peuvent assister aux séances de travail de l'artiste. Kirchner fera trois portraits de Wehrlin, deux gravures sur bois ainsi qu'une huile. En 1924, Wehrlin abandonne ses études et s'installe à Paris dans le quartier Montparnasse. Pour améliorer sa technique, il s'inscrit dans diverses académies ( Jullian, Ranson, Grande chaumière). II y sera l'élève d'André Lhote. De cette époque datent de nombreux nus et portraits dont le traitement " à facettes" n'est pas sans rappeler le cubisme, résultat de l'influence de Lhote. Wehrlin peint de nombreux autoportraits, visages, bustes mais aussi des portraits en taille et en pied. L'environnement culturel très riche du Paris de cette époque forme son goût et son style, ses contacts avec Kirchner deviennent, entre 1925 et 1928, de plus en plus fertiles. Mais à la fin des années 20 son esprit commence à être tiraillé entre l'expressionnisme allemand et l'oeuvre des artistes parisiens comme Picasso et Matisse. Matisse aura autant d'influence sur Wehrlin que Kirchner. C'est peut-être de ces deux influences culturellement et picturalement opposées que naîtra dès 1928 un "style" Wehrlin; de Kirchner il retient surtout la spontanéité du trait et la force des couleurs, de Matisse "comment on donne un relief à une image sans en renier sa planéité fondamentale." l'étale en couches compactes, creuvassées.(....) Wehrlin est foncièrement un coloriste. Dès 1925 Wehrlin expose au Salon d'Automne. A Montparnasse ses amis artistes sont: les sculpteurs Otto Bânninger et sa femme Germaine Richier, Walter Linck et sa femme la céramiste de Berne Margrit Linck-Daepp. II visite souvent son voisin d'atelier Alberto Giacommetti, le peintre Willy Guggenheim dit "Varlin" et le sculpteur bernois Serge Brignoni sont ses copains de Montparnasse. A Montrouge il sera le voisin et l'ami du peintre suisse Max Gubler. Vers 1930, grâce à sa rencontre avec Jacques Villon, il redécouvre la gravure, technique à laquelle Kirchner l'avait initié cinq ans plus tôt. Avant tout il cherche et, nombre de gravures sont des tirages uniques, des épreuves d'artiste. En 1937, Wehrlin devient membre de "La jeune Gravure Contemporaine". En 1965, au musée de Charleville, la" Jeune Gravure Contemporaine" rendra un hommage commun aux 3 artistes-membres récemment disparus: Bissiére, Villon et Wehrlin.. En 1944, il devient sociétaire du Salon d'Automne. En 1949, il réalise un premier sgraffite pour une coopérative "Konsum" de Winterthur, en 54 un sgraffite "Le Baptème du Christ" décore un mur de la maison paroissiale de Kollbrunn en 58 un autre sgraffite " La Roue de la Fortune" illustre une façade d'école à Winterthur-Wülflingen. La même année il réalise 8 vitraux pour l'Eglise réformée française de Winterthur. Entre 1950 et 1960, les thèmes religieux et bibliques l'obsèdent." L'échelle de Jacob", "la lutte de Jacob et de l'Ange", "la Nouvelle Jérusalem", les scènes de la vie du Christ seront autant de sujets qu'il traitera sur divers supports. En 1959 la maison paroissiale de Winterthur-Veltheim lui permet de présenter au public l'aboutissement de ses recherches sur le thème Jacob et l'Ange: un sgraffite illustre l'Echelle de Jacob, une tapisserie la Lutte de Jacob et de l'Ange. Après les vitraux de l'Eglise Réformée Française inaugurés en 1957 à Winterthur Wehrlin réalise entre 60 et 62 une série de 8 vitraux (verre et plomb) à Elsau qui sont considérés par beaucoup comme un aboutissement de son art. Il disparaît le 29 février 1964 à l'âge de 60 ans. II avait en cours de réalisation trois projets de vitraux qui seront en partie exécutés par Heinrich Bruppacher, jeune peintre de Winterthur qu'il avait poussé vers 1950 à se diriger vers la peinture.
Massé Alice ; Lavalade Marie-France ; Herbet Odile
Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889) a été l'un des artistes des plus courus de sa génération. De son vivant, ses oeuvres s'exportaient jusqu'à Naples, New York et Sydney. Princes, hommes politiques et grands industriels lui confièrent les décors de leurs hôtels particuliers, tandis que l'Etat et diverses municipalités lui commandaient plafonds et rideaux de scène pour des salles de spectacle. Le théâtre de Baden-Baden, l'Opéra Garnier, le Grand Théâtre d'Angers, le Conservatoire d'art dramatique et la Bourse de commerce de Paris possèdent encore de grandes compositions du peintre. Tombé dans l'oubli par suite de la disparition d'une partie de ses oeuvres et en raison de son appartenance à l'académisme, fort décrié au XXe siècle mais redécouvert au XXIe, Mazerolle mérite qu'on lui rende justice. Le présent ouvrage, accompagnant une exposition rétrospective au musée de Roubaix, réunit, pour la première fois, un large échantillonnage de sa production. Dessins inédits issus du fonds d'atelier, études préparatoires pour des tableaux d'histoire ou de grands décors et cartons de tapisserie permettent de décrypter les méthodes de travail d'un artiste en conformité avec le goût de son époque, tout en mettant en lumière son originalité.
Les musées de Roubaix et de Villefranche-sur-Saône s'associent pour organiser, avec le soutien exceptionnel de la Fondation Coubertin et le musée des années trente de Boulogne-Billancourt, une ambitieuse exposition consacrée au sculpteur français " Joseph BERNARD (1866-1931). De pierre et de volupté ". Joseph Bernard est un sculpteur et dessinateur français, né à Vienne (Isère) le 17 janvier 1866 et mort à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 7 janvier 1931. Joseph Bernard commence à travailler à la fin du xixe siècle, alors que l'académisme triomphe dans les arts. A cette période, Auguste Rodin est la référence dans le domaine de la sculpture pour la jeune génération d'artistes : ses successeurs sont à la fois influencés par son oeuvre, mais redoutent également son emprise, cherchant à s'en émanciper. Au même moment, on constate l'avènement du symbolisme vers lequel Joseph Bernard s'oriente rapidement}.
Présentation de l'éditeur Né à Roubaix où il fréquenta lécole des Beaux-Arts, Henri Delvarre fut le conservateur du cimetière municipal mais il dédia sa vie à la peinture. Dun tempérament pédagogue, imprégné des théories dAndré Lhote (Le traité du paysage était sa bible, relate Arthur Van Hecke dont il dirigea les premiers tableaux), il ne cessa jamais de militer en faveur des tendances modernes de lart local. Très proche des jeunes artistes qui formeront le Groupe de Roubaix, il encourage une ouverture à la création contemporaine. En 1949, dans la galerie Création quil ouvre, rue de Tunis, dans la boutique de couleurs de son fils Jacques, il suscite la première manifestation à Roubaix de «La peinture contemporaine roubaisienne». Dabord inscrit dans une tradition expressionniste flamande, il évolue vers une peinture plus informelle qui assied sa réputation dinitiateur tant auprès du public que de la jeune scène artistique locale où il simpose comme un guide et fédérateur. Après 1960, sa santé léloigne progressivement de la peinture, mais son influence reste forte. Cest à cette figure de la modernité que le musée rend hommage avec une exposition qui réunit des oeuvres appartenant à La Piscine et des emprunts à des collections privées. Le Groupe de Roubaix : après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Roubaix connaît un dynamisme inédit. Grâce à la présence dindustriels collectionneurs et de galeries audacieuses, le monde artistique va évoluer dune façon nouvelle, saffranchissant des modèles des générations précédentes. A Roubaix, se constituera alors certaines des plus belles collections dart contemporain, stimulant la création de cette région. Ces circonstances exceptionnelles vont amener certains jeunes artistes de la région à se lier dans un groupe informel: Le Groupe de Roubaix.
Grand Prix de Rome 1914, Pougheon pratique aussi bien le paysage et la nature morte, que le portrait mondain et le grand décor conçu comme le support privilégié de la peinture d'histoire dont il ambitionne de poursuivre la tradition académique. Incarnant une veine maniériste de l'Art Déco au sein du "groupe de Rome" réuni autour de la figure de Jean Dupas, Pougheon développe néanmoins un style très personnel et aisément reconnaissable par son souci de la ligne, par sa manière archaïsante de simplifier, voire de géométriser, les formes, par l'étrangeté enfin de ses compositions, qui l'inscrit dans une filiation surréaliste. Emblématique de ce classicisme de fantaisie nourri des leçons de Raphaël, David et Ingres, comme de l'art de la Renaissance ou des recherches cubistes, l'énigmatique toile intitulée Le Serpent, exposée au Salon des artistes français en 1930, fut déposée au musée de Roubaix dès 1990 par le Musée national d'art moderne. Elle est mise en exergue à Roubaix dans la première exposition consacrée au peintre aux côtés des plus beaux dessins sélectionnés parmi un fonds exceptionnel de plus de mille feuilles, provenant de l'atelier de l'artiste et acquis auprès de la galerie Pierre Gaubert. Révélé au public pour la première fois, cet ensemble dévoile le processus créateur de l'artiste et son oeuvre singulier, où la complexité érudite des sujets le dispute à la richesse des références stylistiques, et où s'allient de manière inédite agrément décoratif et traduction d'un idéal social.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
Les Figures de fantaisie de Fragonard comptent parmi les oeuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques de l'histoire de la peinture française. La découverte d'un dessin inédit de l'artiste vient bouleverser aujourd'hui tout ce que nous, savions de ces silhouettes, peintes en "une heure de temps", et apporte la preuve indubitable qu'elles sont des portraits et non des figures imaginaires. Fragonard a en effet copié à l'encré et à la pierre noire dix-huit de ses tableaux en indiquant les noms de chacun de ses modèles : dans de nombreux cas, il s'agit de révélations ; étonnantes qui contredisent des certitudes acquises au cours des années. Cet ouvrage jette un éclairage nouveau sur les talents de portraitiste du peintre et lève ainsi le voile sur l'identité de chacun des personnages qui se cachent derrière Diderot, La Guimard, L'Inspiration, L'Etude ou le Jeune Artiste...
En hommage à Jean-François Jonvelle, mort en 2002, cet ouvrage présente les cent plus belles photographies d'un homme qui aimait les femmes. Le style de Jonvelle est actuel, il recherche une poésie du quotidien qui n'est jamais triviale, ni sophistiquée, parce que son regard est aimable et qu'il s'attache à rendre les femmes libres, naturelles et émouvantes. Comme l'écrit Frédéric Beigbeder: "les femmes de Jonvelle sont fraîches parce qu'elles ne savent pas que nous les regardons".