Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Gérard Cochet de La Piscine
Massé Alice ; Delcourt Amandine
SNOECK
15,00 €
Épuisé
EAN :9789461617187
En 2009, les descendants du peintre et graveur Gérard Cochet (1888-1969) faisaient don au musée de Roubaix de 102 oeuvres sur papier, préparatoires à des costumes ainsi qu'à des décors pour des spectacles lyriques donnés à l'Opéra-Comique. Ces dessins concernent plus spécifiquement trois oeuvres : Manon Lescaut de l'abbé Prévost et Jules Massenet (1938), Les Noces de Figaro de Mozart (1939) et Amphytrion 38 de Jean Giraudoux et Marcel Bertrand (1944). Entre 1938 et 1949, Cochet travaillera ainsi à plusieurs reprises pour la salle Favard. On lui doit également les costumes pour Mesdames de la Halle d'Offenbach (1940) ainsi que pour Le Oui des jeunes filles de René Fauchois et Reynaldo Hahn. Ces créations, bien accueillies par la critique, représentent en quelque sorte l'acmé de la carrière de décorateur de Gérard Cochet. Il avait, en effet, précédemment réaliser plusieurs décors pour des bâtiments publics et, en qualité de peintre de la marine, contribué à la décoration de plusieurs vaisseaux. Né à Avranches, Gérard Cochet grandit à Nantes où il s'initia très jeune à la peinture avec son ami Amédée de La Patellière (1890-1932) auprès d'un artiste local, tout en poursuivant des études classiques. En 1909, avec l'assentiment de ses parents, il décide de se consacrer uniquement à la peinture et se rend à Paris. Il s'inscrit à l'Académie Julian et ambitionne d'entrer à l'école des Beaux-Arts. Pour ce jeune homme discret, ces premières années sont particulièrement délicates. En proie au doute, il peine à se défaire de son apprentissage quelque peu académique et à trouver sa propre voie vers une modernité à laquelle il aspire. C'est au modeste Salon des humoristes qu'il expose pour la première fois en 1913. Ces timides débuts sont vite interrompus par la guerre. Bien que réformé, il décide de se porter volontaire. Le 5 mai 1915, Il est grièvement blessé en Argonne et perd son oeil droit. Définitivement reformé en juillet 1916, il s'initie à la gravure auprès d'André Dauchez et pratique la céramique au sein de l'atelier Lachenal. De la première, il apprendra le sens de la synthèse et la seconde lui permettra de gagner en spontanéité. Au début des années 1920, il s'affirme comme graveur de premier plan, multipliant les illustrations notamment pour les éditions Crès et Grasset. En 1924, il est récompensé pour son oeuvre gravé par le prix Blumenthal. Membre fondateur de la Jeune Gravure Contemporaine en 1929 et membre des Peintres-Graveurs Français à partir de 1946, il illustre de nombreux ouvrages de bibliophilie. Parallèlement à sa carrière de graveur, il développe également sa peinture. Une première exposition personnelle lui est consacrée par la galerie Briand-Robert en 1927. Son oeuvre peint le rapproche de la Jeune Peinture Française dont les membres les plus représentatifs sont Dunoyer de Segonzac, Marcel Gromaire, Charles Dufresnes, ses amis Yves Alix et Robert Lotiron... . Ce mouvement informel incarne pour le critique Claude Roger-Marx une certaine "mesure française" . Ils élaborent un réalisme renouvelé et affirment un certain sensualisme. Il n'est pas ici question, de "retour à l'ordre" , la plupart de ces peintres s'inscrivaient dès avant-guerre dans un réalisme construit, instruits des leçons du cubisme et de Cézanne mais regardant aussi Corot, Courbet ou Delacroix comme Gauguin, Manet ou Bonnard. Gérard Cochet développera plusieurs thématiques, Il sera le peintre des paysages et des paysans de la Manche, des champs de course, des intérieurs bourgeois et évoquera aussi régulièrement l'univers du théâtre et de la musique, qu'il affectionna tant et que cette exposition met en valeur.
Résumé : Robert Droulers (1920-1994) : L'échappée belle Exposition à La Piscine du 18 février au 21 mai 2023, Commissariat Alice Massé et Bruno Gaudichon. Catalogue publié à l'occasion de l'exposition. La Piscine de Roubaix, en partenariat étroit avec le Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, propose une riche exposition où l'oeuvre multiple de Robert Droulers est présentée. Cette articulation muséale Nord-Sud correspond au parcours personnel de cet artiste né à Lille en 1920 : dès l'adolescence, il peint sur le motif en région lilloise et en Belgique, puis en atelier. Dès les années 1950, il s'oriente vers la peinture abstraite, expose au Salon des Réalités Nouvelles ; il fréquente les artistes du Groupe de Roubaix et l'Atelier de la Monnaie à Lille. Sa rencontre avec Eugène Leroy est déterminante : il trouve auprès de l'artiste tourquennois une amitié solide, doublée d'une durable force d'encouragement. Curieux et infatigable, Droulers explore alors l'expressionnisme, le cubisme et l'orphisme, et expose dans diverses galeries à Lille, Bruxelles et Roubaix. Sa trajectoire de vie se réoriente en 1964, date à laquelle il quitte le Nord pour la Provence. Ce passage du Septentrion au Sud génère en lui un puissant renouveau - fréquentations nouvelles, influences inédites sous une lumière plus éclatante. De 1973 à 1980, Droulers habite Aix-en-Provence avant de partir s'installer définitivement à Saint-Rémy de Provence. Maturation de l'oeuvre, qui se plaît à l'épure, à la fluidité évanescente - comme au terme d'un cheminement spirituel, l'accès au plein éblouissement. Ce catalogue, à l'image de l'exposition, donne à voir la diversité des médiums abordés par cet artiste complet : des dessins, mais aussi des collages et des estampes, des peintures, des sculptures, du mobilier, des architectures. On y suit pas à pas un parcours original, où la recherche, la tentative, l'audace nous font, nous aussi, cheminer.
En regard de l'importante exposition consacrée à deux créateurs d'exception, Picasso et le grand photographe américain David Douglas Duncan, seule étape française de ce regard européen, La Piscine - musée d'art et d'industrie André Diligent, Roubaix, publie pour la première fois l'ensemble de son fonds Picasso, qui comprend une collection unique de céramiques, ainsi que quelques clichés et objets d'orfèvrerie. C'est lors de son passage à Vallauris, en 1946, que Picasso se découvre une passion tardive pour la céramique, qu'il pratiqua à sa guise dans l'atelier Madoura de Georges et Suzanne Ramié. Décidant de vivre à temps plein sa nouvelle passion, il s'installe à Vallauris de 1948 à 1955 où il produit une quantité incroyable de poteries, vases, assiettes, pichets, carreaux de faïence... Riche de son expérience de peintre et de sculpteur, il invente des "sculptures céramiques" étonnantes, telles le vase Grois Oiseau Visage noir, ou le Grand vase aux danseurs. L'apport de Picasso à l'histoire de la céramique d'artiste du XXe siècle est fondamental. André Malraux avait assurément pris la mesure et compris le prestige de cette référence essentielle et suscité l'achat d'une très riche sélection de la production de Picasso dans les ateliers de Suzanne et Georges Ramié, à Vallauris. Mais curieusement, cette série d'exemplaires destinés aux musées français ne suscita pas d'intérêt et demeura dans les réserves nationales où finalement, au début des années 1990, il était encore possible de l'exhumer de ses emballages d'origine... Cette incroyable retenue devant la production éditée de l'œuvre céramique de Picasso, permit à Roubaix de sensiblement enrichir la part céramique de ses collections et de faire de son fonds Picasso l'une de ses incroyables richesses et l'un des moteurs de son projet et de sa programmation. Le catalogue restitue le parcours de ces objets et affirme leur importance dans l'identité même de La Piscine.
Grand Prix de Rome 1914, Pougheon pratique aussi bien le paysage et la nature morte, que le portrait mondain et le grand décor conçu comme le support privilégié de la peinture d'histoire dont il ambitionne de poursuivre la tradition académique. Incarnant une veine maniériste de l'Art Déco au sein du "groupe de Rome" réuni autour de la figure de Jean Dupas, Pougheon développe néanmoins un style très personnel et aisément reconnaissable par son souci de la ligne, par sa manière archaïsante de simplifier, voire de géométriser, les formes, par l'étrangeté enfin de ses compositions, qui l'inscrit dans une filiation surréaliste. Emblématique de ce classicisme de fantaisie nourri des leçons de Raphaël, David et Ingres, comme de l'art de la Renaissance ou des recherches cubistes, l'énigmatique toile intitulée Le Serpent, exposée au Salon des artistes français en 1930, fut déposée au musée de Roubaix dès 1990 par le Musée national d'art moderne. Elle est mise en exergue à Roubaix dans la première exposition consacrée au peintre aux côtés des plus beaux dessins sélectionnés parmi un fonds exceptionnel de plus de mille feuilles, provenant de l'atelier de l'artiste et acquis auprès de la galerie Pierre Gaubert. Révélé au public pour la première fois, cet ensemble dévoile le processus créateur de l'artiste et son oeuvre singulier, où la complexité érudite des sujets le dispute à la richesse des références stylistiques, et où s'allient de manière inédite agrément décoratif et traduction d'un idéal social.
Le Musée des Beaux-Arts de La Boverie, à Liège, compte plusieurs milliers d'oeuvres d'art dans ses collections, depuis la Renaissance jusqu'au XXIe siècle, couvrant essentiellement la peinture, la sculpture et les arts graphiques. Ce beau livre d'art invite à une promenade passionnante, vivante et riche en découvertes, à travers une sélection inédite de chefs-d'oeuvre, belges et internationaux, rassemblés depuis plus d'un siècle dans les collections publiques de la Ville de Liège. Ce nouvel ouvrage constitue le deuxième volume du Catalogue des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Il contient 100 notices d'oeuvres, une vingtaine de textes et études, et plus de 160 illustrations. Il intéressera tous ceux qui souhaitent acquérir une meilleure connaissance des collections du Musée des Beaux-Arts de Liège. Mais il passionnera également celui qui, simple amateur, historien d'art ou chercheur chevronné, désire parcourir, grâce à des images de qualité et un langage accessible, les pages de l'histoire de l'art en Europe, ses influences et ses prolongements. De Lambert Lombard à James Ensor, d'Eugène Fromentin à Théo Van Rysselberghe, de Joseph Csaky à Jean Arp, en passant par Sonia Delaunay, Paul Delvaux ou le mouvement Cobra, cet ouvrage offre une vue en profondeur sur l'une des plus riches collections publiques de Belgique.