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Témiscamingue. Châtiments, miracles, et autres propos du concierge de l'évêché
Major Robert
PU OTTAWA
13,05 €
Épuisé
EAN :9782760335141
Un vieux, un jeune ; un conteur, un auditeur ; des heures d'un travail routinier, propice aux histoires et aux réflexions. La table est mise pour ces courts essais anecdotiques. Que peut bien raconter le concierge d'un évêché, dans le Témiscamingue ontarien des années soixante ? Pas mal de choses, en vérité, quand il est un observateur sagace de la réalité qui l'entoure, quand il est amateur d'histoire régionale, quand il a un passé riche et diversifié, quand il a une personnalité forte et un verbe truculent, quand il a un auditeur privilégié en la présence d'un jeune qui ne demande pas mieux que de le faire parler ! Voici monsieur Terrien, conteur haut en couleur, bourru mais attachant, digne représentant du Témiscamingue d'autrefois. Robert Major consacre son essai Témiscamingue, réparti en 17 chapitres, à ces récits dont il a été auditeur et qui font partie de l'histoire orale de ce coin de pays.
«J'ai passé vraiment une grande part de ma vie à travailler à la déconstruction de mes propres illusions et de celles de l'humanité.» La psychanalyse est politique. Politique de libération des entraves qui assujettissent : soi, l'autre, le monde. Les régimes politiques l'ont toujours su. La vie et l'oeuvre de Sigmund Freud (1856-1939) en témoignent. Alors, faut-il brûler Freud et en finir avec la psychanalyse ? De L'Interprétation des rêves à L'Homme Moïse et la religion monothéiste, la pensée freudienne continue depuis plus d'un siècle de remuer les enfers. Cette biographie de l'homme Freud est «analytique» au sens où la méthode freudienne change l'écriture de l'Histoire et l'écriture même de l'histoire de Freud.
Claude était éminemment habile à converser. Car il écoutait. Il écoutait attentivement et pesamment. Il jaugeait les paroles qu'il entendait, et réfléchissait longuement avant de hasarder une réponse. Si longuement que le narrateur en est perplexe, au début. De toute évidence, il n'était pas de ces gens qui, selon La Bruyère, "parlent un moment avant que d'avoir pensé" . Il y a donc un paradoxe : un livre de conversations avec quelqu'un qui ne parlait guère ! Pourtant, malgré tout, des liens se sont noués. Il y a eu rencontre de ces êtres, qui sont sans doute, au départ tout au moins, un dilemme l'un pour l'autre : d'un côté un quasi analphabète, mais homme sage ; d'autre part un universitaire, littéraire en plus, prolixe par déformation professionnelle... Le livre de dialogues a une longue et vénérable histoire. Il a eu cours, en particulier aux XVIIe et XVIIIe siècles, mais on peut retracer son origine jusqu'aux dialogues platoniques, mettant en scène Socrate et divers interlocuteurs. Certes, ce petit livre n'a pas la prétention de s'insérer dans la prestigieuse série des dialogues illustrée entre autres par Platon, Sénèque, Diderot, Fontenelle, David Hume, voire Marguerite de Navarre ou encore Voltaire, celui-ci sur un mode satirique. Tout simplement, il fait état d'une rencontre. Publié en français
Ce livre, intégrant autobiographie, réflexion, lectures, recherches, se penche sur la réalité franco-ontarienne à travers l'évocation d'un parcours individuel, représentatif d'une génération. Une réflexion sur l'Université d'Ottawa et son rôle historique, aboutissement de ce parcours, y occupe une place de choix. Son interrogation fondamentale : à quoi cela rime-t-il d'être Franco-Ontarien ? Cela a-t-il encore un sens de s'attacher à une identité collective particulière ? Les identités sont souvent meurtrières, comme l'histoire nous l'apprend, malheureusement. Dans l'absolu, nous sommes tous humains, frères et soeurs, fragiles, promis à une mort certaine, poussières dans l'infini, insignifiants dans l'espace-temps. "Qu'est-ce qu'un homme dans l'infini ? " , aurait dit Pascal. Alors pourquoi s'attacher à ses particularités, s'en draper avec orgueil, ou les brandir comme des étendards, s'en faire des oriflammes ? C'est se glorifier des accidents de sa personne, du hasard de sa naissance, des contingences de sa nature véritable, celle d'être un humain parmi d'autres humains. Et pourtant, rien n'y fait. On ne choisit pas ses racines : elles étaient là avant nous, avant qu'on sorte de terre, et elles nous ont poussé vers la lumière. Chacun est issu d'une famille, d'un groupement, d'un espace, d'une culture, d'un peuple, voire d'une nation. Cela nous colle à la peau, malgré qu'on en ait. Car nous ne sommes pas des abstractions, ni de purs esprits. L'incarnation se fait dans une collectivité. L'individu porte le groupe en lui, et inversement. Avec les richesses et les souffrances qui en découlent.
Un notable laisse, à son décès, un manuscrit étonnant, qui plonge dans l'embarras son filleul et liquidateur testamentaire. Que faire de ces essais tout à fait déroutants, qui abordent les sujets les plus disparates, dans une saisie tour à tour iconoclaste, ironique, attendrissante, provocatrice, pédante, farfelue, quelquefois loufoque, sinon risible, le tout tirant à hue et à dia ? Question difficile, et d'autant plus que rien de tout cela ne colle au personnage lui-même, qui semble s'être avancé masqué, écrivant a contrario de tout ce qu'il était. Eloge de la procrastination, vraiment, lui qui était un bourreau de travail ? Ou éloge de la taverne, lui qui n'y est jamais entré ? Sont-ce des éloges, vraiment ? Ces essais ne seraient-ils pas plutôt des facéties, des tours burlesques, à intention ironique, ou carrément des mystifications, permettant à l'auteur de se dérober pour mieux dire ? Une seule chose à faire, finalement : les publier, advienne que pourra.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.
Siemerling Winfried ; Mongeau Philippe ; Godbout P
Les écritures noires du Canada est le premier ouvrage à explorer la littérature canadienne des Noirs de ses débuts jusqu'à nos jours dans le vaste contexte de l'Atlantique noir. Winfried Siemerling retrace l'évolution de l'écriture des Noires et des Noirs canadiens depuis les témoignages d'esclaves en Nouvelle-France et le "Livre des Nègres" de 1783 jusqu'aux oeuvres d'auteurs canadiens noirs comme Austin Clarke, George Elliott Clarke, Dionne Brand, Wayde Compton et Esi Edugyan. Soutenant que l'écriture noire au Canada est profondément imbriquée dans le réseau transnational historique, Siemerling se penche sur la marque laissée par l'histoire des Noires et des Noirs au Canada, l'esclavage, le chemin de fer clandestin et la diaspora noire dans l'oeuvre de ces auteurs. Au fil des chapitres sont examinés des textes de langue française et de langue anglaise qui tirent leur origine du Québec, de l'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse, des Prairies et de la Colombie-Britannique.
Immigrant sans le sou, Philip Fermanian ouvre en 1948 le cinéma Pine de Sainte-Adèle, qui occupe une place unique dans l'industrie cinématographique nord-américaine. Dans cet ouvrage, Stéphane Desjardins raconte l'histoire de cette famille, dont le paternel a quitté la Turquie durant le génocide arménien dans les années 1920 pour s'installer dans les Pays-d'en-Haut, espérant y vivre d'agriculture. Pris avec une terre de roche, les Fermanian se réinventent à la sueur de leur front dans la vente de fruits et légumes. L'histoire prend un tournant alors que la fiancée de Phil Fermanian, une fille de Sainte-Adèle nommée Aurore (ça ne s'invente pas), accepte de l'épouser à une condition : il ouvrira un cinéma. De leur union naissent deux fils, dont un seul continuera dans le Septième art, Tom. Celui-ci a grandi dans l'appartement familial aménagé dans la marquise du cinéma et a vécu un peu la même vie que le personnage de Salvatore du film Cinema Paradiso. Le récit de la famille Fermanian évoque divers événements marquants dans l'histoire de Sainte-Adèle, et l'auteur fait un clin d'oeil à l'industrie cinématographique et aux vedettes à travers les films projetés au Pine.