Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Éloge de la procrastination et autres facéties
Major Robert
PU OTTAWA
15,55 €
Épuisé
EAN :9782760337466
Un notable laisse, à son décès, un manuscrit étonnant, qui plonge dans l'embarras son filleul et liquidateur testamentaire. Que faire de ces essais tout à fait déroutants, qui abordent les sujets les plus disparates, dans une saisie tour à tour iconoclaste, ironique, attendrissante, provocatrice, pédante, farfelue, quelquefois loufoque, sinon risible, le tout tirant à hue et à dia ? Question difficile, et d'autant plus que rien de tout cela ne colle au personnage lui-même, qui semble s'être avancé masqué, écrivant a contrario de tout ce qu'il était. Eloge de la procrastination, vraiment, lui qui était un bourreau de travail ? Ou éloge de la taverne, lui qui n'y est jamais entré ? Sont-ce des éloges, vraiment ? Ces essais ne seraient-ils pas plutôt des facéties, des tours burlesques, à intention ironique, ou carrément des mystifications, permettant à l'auteur de se dérober pour mieux dire ? Une seule chose à faire, finalement : les publier, advienne que pourra.
Une économie mondiale hors de ses gonds a plongé une grande partie de l'humanité dans une forme d'esclavage par surendettement des Etats souverains. Le poète et législateur athénien, Solon, voyait déjà dans cette forme d'esclavage pour dette une atteinte fondamentale à la démocratie. Tel l'inconscient, l'économie est structurée comme un langage dont les signifiants traduisent les passions qui l'animent. Si Freud et Lacan, Lyotard et Derrida, sont ici tout particulièrement convoqués, ce n'est pas sans croiser leur pensée avec celle de Marx, Keynes, Bataille, Klossowski, Mauss, Baudrillard, Baudelaire ou Nietzsche. C'est en suivant, de 2008 à 2013, les soubresauts de ce qu'on appelle par euphémisme "la crise économique" que s'est imposée cette mise à jour des forces irrationnelles qui hantent la raison économique, en prenant radicalement en compte les sources pulsionnelles, libidinales, sur lesquelles prennent appui les pouvoirs politiques et financiers pour fabriquer du consentement à une économie de dette, de sacrifice, de cruauté. L'hypothèse privilégiée qui en ressort est celle qui fait reposer l'ultralibéralisme sur un système de croyances - voire sur "un système bancaire fantôme" - qui l'aura conduit à développer en trente ans les symptômes d'une grave maladie auto-immune.
Que signifie prendre racine, habiter, un espace, le faire nôtre, le transformer à notre image et, en retour, devenir autre sous son influence ? En somme, que signifie devenir "habitant" ? Le terme a longtemps été péjoratif chez nous : quasi-synonyme de personne inculte, rustre, ours mal dégrossi ; le péquenaud des Français. A tort. C'est toute une aventure que celle de devenir habitant, aventure que nos aïeux ont menée à bien, de façon exemplaire, en construisant ce pays. Il n'y a pas de plus beau destin que celui d'habiter pleinement un lieu. Ce petit recueil cherche à en témoigner. L'auteur, un universitaire avec des velléités de terrien, livre quelques extraits de ses carnets qui témoignent, de manière fragmentée, d'un parcours d'enracinement (si on lui passe l'apparente contradiction de la formulation). Ce long parcours couvrant presque un demi-siècle a peut-être une valeur représentative : ainsi, il serait le témoin d'un moment, d'une époque, d'une génération. Peut-on être enraciné ? Certes, on a un parcours. Mais l'enracinement est-il possible ? Si l'on s'enracine, dans un espace, un temps, une communauté, une famille, une parentèle, c'est pour en être déraciné inévitablement, hélas, à plus ou moins brève échéance. Des traces peuvent demeurer, toutefois. Des fragments...
Ce beau coffret contient un livre de 116 pages avec 7 histoires passionnantes et en cadeau, de multiples accessoires : un tutu rose, un joli bracelet et deux élastiques pour cheveux ? qui séduiront les fillettes passionnées par le monde de la danse.
Roberts Jane ; Scutcliffe Prudence ; Mayor Susan ;
Résumé : " J'évente, je rafraîchis et je peux garder un secret " ainsi étaient décrites les fonctions de l'éventail sur un présent fait à la reine Alexandra d'Angleterre en 1903. Accessoires de mode indispensables aux élégantes dès le XVIIIe et surtout aux XIXe et début du XXe siècles, feuilles d'éventails et montures inspirent artistes et artisans. Une inventivité folle les décline dans tous les matériaux. Ils se parent de peintures de maîtres et de joyaux. Utilisés en Egypte et en Chine depuis des temps immémoriaux, les éventails pliés, fixes, brisés viennent en Europe dans le dernier quart du XVIe siècle. D'abord adoptés en Italie ils atteignent en France le sommet de l'élégance. Leur mode fait fureur en Angleterre où la Couronne britannique rassemble une vaste collection sujet de ce livre. Pour spécialistes, amateurs, ou " Fans d'éventails ". Fan se traduit par éventail en anglais... justement.
Siemerling Winfried ; Mongeau Philippe ; Godbout P
Les écritures noires du Canada est le premier ouvrage à explorer la littérature canadienne des Noirs de ses débuts jusqu'à nos jours dans le vaste contexte de l'Atlantique noir. Winfried Siemerling retrace l'évolution de l'écriture des Noires et des Noirs canadiens depuis les témoignages d'esclaves en Nouvelle-France et le "Livre des Nègres" de 1783 jusqu'aux oeuvres d'auteurs canadiens noirs comme Austin Clarke, George Elliott Clarke, Dionne Brand, Wayde Compton et Esi Edugyan. Soutenant que l'écriture noire au Canada est profondément imbriquée dans le réseau transnational historique, Siemerling se penche sur la marque laissée par l'histoire des Noires et des Noirs au Canada, l'esclavage, le chemin de fer clandestin et la diaspora noire dans l'oeuvre de ces auteurs. Au fil des chapitres sont examinés des textes de langue française et de langue anglaise qui tirent leur origine du Québec, de l'Ontario, de la Nouvelle-Ecosse, des Prairies et de la Colombie-Britannique.
Immigrant sans le sou, Philip Fermanian ouvre en 1948 le cinéma Pine de Sainte-Adèle, qui occupe une place unique dans l'industrie cinématographique nord-américaine. Dans cet ouvrage, Stéphane Desjardins raconte l'histoire de cette famille, dont le paternel a quitté la Turquie durant le génocide arménien dans les années 1920 pour s'installer dans les Pays-d'en-Haut, espérant y vivre d'agriculture. Pris avec une terre de roche, les Fermanian se réinventent à la sueur de leur front dans la vente de fruits et légumes. L'histoire prend un tournant alors que la fiancée de Phil Fermanian, une fille de Sainte-Adèle nommée Aurore (ça ne s'invente pas), accepte de l'épouser à une condition : il ouvrira un cinéma. De leur union naissent deux fils, dont un seul continuera dans le Septième art, Tom. Celui-ci a grandi dans l'appartement familial aménagé dans la marquise du cinéma et a vécu un peu la même vie que le personnage de Salvatore du film Cinema Paradiso. Le récit de la famille Fermanian évoque divers événements marquants dans l'histoire de Sainte-Adèle, et l'auteur fait un clin d'oeil à l'industrie cinématographique et aux vedettes à travers les films projetés au Pine.
De la contemplation existentielle au coup de gueule cinglant, Maurice Henrie se dévoile comme jamais, vagabondant d'un sujet à l'autre au gré des idées qui lui viennent, scrutant jusqu'à plus soif des thèmes qui lui sont chers dans ce recueil d'une vingtaine d'essais. Ici, l'auteur écrit pour se prononcer, pour être entendu, pour dompter la mort.
La détention des militaires allemands, loin d'être limitée aux barbelés des camps ou aux frontières d'un seul pays, s'est retrouvée au coeur des relations triangulaires entre Ottawa, Washington et Londres. Or, sa place stratégique dans ce contexte historique demeure un aspect méconnu. Comment traiter les R soldats d'Hitler "? explore donc la dynamique politique établie entre les autorités canadiennes, américaines et britanniques à l'égard du traitement des prisonniers de guerre allemands. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forces alliées détiennent quelque 600 000 o soldats d'Hitler " sur leur territoire respectif. Bien que gérées par chaque Etat, ces opérations d'incarcération soulèvent plusieurs enjeux associés à la coopération interalliée. Jean-Michel Turcotte fait le bilan des politiques respectives et communes de ces gouvernements et présente la prise de position des Etats vis-à-vis de la Convention de Genève de 1929, de la mise au travail des détenus et du programme de dénazification B met également en lumière le hile déterminant qu'occupe le Canada au sein des Alliés à cette époque.