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Carnet du rang 5. Fragments d'un enracinement. Fragments d'un parcours.
Major Robert
PU OTTAWA
13,05 €
Épuisé
EAN :9782760333833
Que signifie prendre racine, habiter, un espace, le faire nôtre, le transformer à notre image et, en retour, devenir autre sous son influence ? En somme, que signifie devenir "habitant" ? Le terme a longtemps été péjoratif chez nous : quasi-synonyme de personne inculte, rustre, ours mal dégrossi ; le péquenaud des Français. A tort. C'est toute une aventure que celle de devenir habitant, aventure que nos aïeux ont menée à bien, de façon exemplaire, en construisant ce pays. Il n'y a pas de plus beau destin que celui d'habiter pleinement un lieu. Ce petit recueil cherche à en témoigner. L'auteur, un universitaire avec des velléités de terrien, livre quelques extraits de ses carnets qui témoignent, de manière fragmentée, d'un parcours d'enracinement (si on lui passe l'apparente contradiction de la formulation). Ce long parcours couvrant presque un demi-siècle a peut-être une valeur représentative : ainsi, il serait le témoin d'un moment, d'une époque, d'une génération. Peut-on être enraciné ? Certes, on a un parcours. Mais l'enracinement est-il possible ? Si l'on s'enracine, dans un espace, un temps, une communauté, une famille, une parentèle, c'est pour en être déraciné inévitablement, hélas, à plus ou moins brève échéance. Des traces peuvent demeurer, toutefois. Des fragments...
Claude était éminemment habile à converser. Car il écoutait. Il écoutait attentivement et pesamment. Il jaugeait les paroles qu'il entendait, et réfléchissait longuement avant de hasarder une réponse. Si longuement que le narrateur en est perplexe, au début. De toute évidence, il n'était pas de ces gens qui, selon La Bruyère, "parlent un moment avant que d'avoir pensé" . Il y a donc un paradoxe : un livre de conversations avec quelqu'un qui ne parlait guère ! Pourtant, malgré tout, des liens se sont noués. Il y a eu rencontre de ces êtres, qui sont sans doute, au départ tout au moins, un dilemme l'un pour l'autre : d'un côté un quasi analphabète, mais homme sage ; d'autre part un universitaire, littéraire en plus, prolixe par déformation professionnelle... Le livre de dialogues a une longue et vénérable histoire. Il a eu cours, en particulier aux XVIIe et XVIIIe siècles, mais on peut retracer son origine jusqu'aux dialogues platoniques, mettant en scène Socrate et divers interlocuteurs. Certes, ce petit livre n'a pas la prétention de s'insérer dans la prestigieuse série des dialogues illustrée entre autres par Platon, Sénèque, Diderot, Fontenelle, David Hume, voire Marguerite de Navarre ou encore Voltaire, celui-ci sur un mode satirique. Tout simplement, il fait état d'une rencontre. Publié en français
Un jour, il y a très longtemps, je ne me souviens même plus quand, j'ai reçu un jouet merveilleux. Il est extraordinaire et peut presque tout faire : Fusée, Instrument de musique, Cheval, Gonfleur de ballons, Distributeur de bonbons... Laissez-moi vous le présenter car c'est un jouet vraiment unique et je le préfère à tous les autres. D'ailleurs il est même bien mieux, incomparable... Il s'appelle : Papa. Un petit album très émouvant pour dire "Je t'aime" à son papa. Un régal pour les yeux et pour le coeur.
Résumé : Ines désespère, son grand-frère Emile ne lève plus le nez des écrans. Il ne lui reste qu'une solution : faire appel à la BAE, la Brigade Anti-Ecrans, prête à prendre tous les risques pour distraire les accros à la tablette, à l'ordinateur ou aux jeux vidéo. Mais l'équipe de choc a beau tout essayer, ours-fanfare, licornes-danseuses, soucoupe volante... rien n'y fait ! Mais une vidéo pourrait bien tout changer.
Immigrant sans le sou, Philip Fermanian ouvre en 1948 le cinéma Pine de Sainte-Adèle, qui occupe une place unique dans l'industrie cinématographique nord-américaine. Dans cet ouvrage, Stéphane Desjardins raconte l'histoire de cette famille, dont le paternel a quitté la Turquie durant le génocide arménien dans les années 1920 pour s'installer dans les Pays-d'en-Haut, espérant y vivre d'agriculture. Pris avec une terre de roche, les Fermanian se réinventent à la sueur de leur front dans la vente de fruits et légumes. L'histoire prend un tournant alors que la fiancée de Phil Fermanian, une fille de Sainte-Adèle nommée Aurore (ça ne s'invente pas), accepte de l'épouser à une condition : il ouvrira un cinéma. De leur union naissent deux fils, dont un seul continuera dans le Septième art, Tom. Celui-ci a grandi dans l'appartement familial aménagé dans la marquise du cinéma et a vécu un peu la même vie que le personnage de Salvatore du film Cinema Paradiso. Le récit de la famille Fermanian évoque divers événements marquants dans l'histoire de Sainte-Adèle, et l'auteur fait un clin d'oeil à l'industrie cinématographique et aux vedettes à travers les films projetés au Pine.
La détention des militaires allemands, loin d'être limitée aux barbelés des camps ou aux frontières d'un seul pays, s'est retrouvée au coeur des relations triangulaires entre Ottawa, Washington et Londres. Or, sa place stratégique dans ce contexte historique demeure un aspect méconnu. Comment traiter les R soldats d'Hitler "? explore donc la dynamique politique établie entre les autorités canadiennes, américaines et britanniques à l'égard du traitement des prisonniers de guerre allemands. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forces alliées détiennent quelque 600 000 o soldats d'Hitler " sur leur territoire respectif. Bien que gérées par chaque Etat, ces opérations d'incarcération soulèvent plusieurs enjeux associés à la coopération interalliée. Jean-Michel Turcotte fait le bilan des politiques respectives et communes de ces gouvernements et présente la prise de position des Etats vis-à-vis de la Convention de Genève de 1929, de la mise au travail des détenus et du programme de dénazification B met également en lumière le hile déterminant qu'occupe le Canada au sein des Alliés à cette époque.
La réputation de l'autrice britannique Jane Austen, particulièrement dans le monde anglophone, n'est plus à faire : son oeuvre est abondamment fréquentée par les lecteurs et lectrices, et l'on ne compte plus les adaptations et continuations - textuelles et transmédiatiques - de ses romans. En français seulement, ses ouvrages ont été l'objet de plus de 70 traductions en deux siècles d'existence. Comment son écriture, où abondent humour, ironie et discours indirect libre, a-t-elle été intégrée au corpus français ? Alors qu'Austen fait déjà l'objet de débats dans le monde anglo-saxon, quelle interprétation aura franchi la Manche et été proposée au lectorat francophone ? Ce transfert linguistique aura-t-il, pour l'autrice, donné lieu à une traduction ou à une métraduction ? Analyse littéraire combinant les disciplines de la traductologie, la narratologie et des études féministes, ce livre se penche, avec une approche diachronique, sur les traductions françaises de trois romans de Jane Austen : Northanger Abbey (1803 [ 1818]), Pride and Prejudice (1813) et Persuasion (1818). Dans cette étude traductologique et littéraire des versions françaises des romans de Jane Austen, Rosemarie Fournier-Guillemette s'intéresse aux destinées françaises des prises de position et de l'écriture de cette autrice qui a inspiré de nombreuses féministes par sa critique de l'institution du mariage.
Qui étaient les "allumettières" de l'usine de pâte et papier E. B. Eddy de Hull ? De jeunes femmes exploitées ou des militantes syndicales engagées ? Entre 1854 et 1928, ces ouvrières chargées de fabriquer 90 % des allumettes du pays ont exercé un métier éreintant et extrêmement dangereux en raison des risques d'incendie et des produits chimiques toxiques qu'elles manipulaient. Les conséquences furent désastreuses pour elles, et il n'est guère surprenant que ces femmes aient déclenché le tout premier conflit syndical féminin au Québec. Dans cette première étude complète sur les allumettières de Hull, l'historienne Kathleen Durocher raconte la fascinante histoire de cette main-d'oeuvre anonyme. Pour ce faire, elle met à contribution les recensements canadiens, les archives gouvernementales, privées et paroissiales, ainsi que de nombreux articles de revues scientifiques et de journaux à grand tirage. Durocher dresse ainsi un profil démographique des allumettières et propose des sections dédiées à la vie quotidienne de ces femmes ; leur rôle au sein de la classe ouvrière ; leurs fonctions dans la manufacture ; leurs conditions de travail, les dangers de l'emploi (notamment ceux associés au phosphore blanc) ; et leurs activités syndicales, de 1918 à 1928 - lorsque l'usine a quitté Hull. Tragique et inspirante, l'histoire des allumettières marque l'histoire de la région et du pays depuis plus d'un siècle, mais demeure trop peu connue. Avec ce livre, elle est enfin tirée des oubliettes.